L’exploitation des découvertes de 1947 à 2001

  • Un ballet incessant d’engins rythmait la vie des découvertes du Bassin decazevillois.
    Un ballet incessant d’engins rythmait la vie des découvertes du Bassin decazevillois.
  • Chantier titanesque, la découverte de Lassale avec son impressionnant cirque à gradins.
    Chantier titanesque, la découverte de Lassale avec son impressionnant cirque à gradins.
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Dernier volet de la série sur l’histoire des mines découvertes dans le bassin de Decazeville.

Après être nationalisées, en 1946, les HBA (Houillères du Bassin d’Aquitaine dont fait partie notre territoire) lance un grand plan de modernisation. Il était plus que temps car le matériel était grandement obsolète. Dès 1947, on trace les grandes lignes d’un programme ambitieux.

Grâce au Plan Marshall (matériel livré par les États-Unis à la France), en 1949 et durant les années 1950, la découverte de Lassale, à Decazeville, va être équipée de pelles Marion (godet de 4,8 m3), de tours de forage très puissantes, de camions Euclid (20 tonnes), tandis que le travail "à bras" sera abandonné.

François Gracia, conducteur d’engin de 1944 à 1975, d’abord à Combes puis à Lassale, qui a vécu l’avènement de la mécanisation, livrait un témoignage empreint de mélancolie et de respect : "les Marion étaient à l’époque les plus performantes au monde, quel changement ce fut pour nous".

Le site Combes montre que les exploitations à ciel ouvert évoluaient en fonction de la nature des terrains, du matériel utilisé et des progrès en géologie : elle fut exploitée de 1852 à 1865, puis de 1907 à 1950-1951 et elle connut une extension de 1977 à 2000. La découverte de Cerles rencontra un destin similaire, exploitée de 1832 à 1880, les Firminois ressentirent le vent du charbon de 1991 à 1999, suite une campagne de sondages positive, ce dont les anciens mineurs n’avaient jamais douté.

La découverte la plus importante de France

Pour revenir au site de Decazeville, il devint la découverte la plus importante de France (1 km de circonférence, 200 mètres de profondeur), et même durant un temps d’Europe, se présentant aussi comme un modèle de référence.

Pour en arriver là, les employés reçurent des formations adéquates ; les techniques d’abattage, de chargement, de transport et de terrassement régulièrement améliorées ; une organisation rationnelle de l’entretien et des contrôles des engins ; le suivi du rendement par le bureau technique, "cerveau gestionnaire et plaque tournante" de l’exploitation.

À la fin des années 1960, de nouvelles avancées technologiques verront arriver de nouveaux engins plus puissants et confortables (Demag, Haulpak, Caterpillar, Berliet), véritables mastodontes générant d’importants gains de productivités sur cet immense chantier vertigineux, jusqu’en 2001, année de la fermeture de la mine à ciel ouvert decazevilloise, la dernière sur le Bassin.

Depuis, ces impressionnantes cicatrices ont été remodelées, seuls les souvenirs et des vieilles photos ravivent un monde de géants qui dévoraient des collines.

Le lycée decazevillois, qui porte le nom de "Découverte", s’inscrit dans un devoir de mémoire. Tandis qu’un lac a été laissé en héritage, apportant désormais une touche bucolique et paisible à un site naguère bourdonnant comme une ruche hors normes.

Pour en savoir plus : lire l’ouvrage de Michel Herranz et Gérard Pertus, "Découvertes, criblage, centrale", publié par l’Aspibd.

Didier Latapie
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