Rodez : les Ruthénois en pincent pour la petite reine

  • Marine Parolin a repris il y a 6 ans, avec Franck son mari, le magasin que tenait son père, sur l’avenue de Paris.
    Marine Parolin a repris il y a 6 ans, avec Franck son mari, le magasin que tenait son père, sur l’avenue de Paris. Photo JAT
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Malgré les dangers liés à la circulation des véhicules à moteur et le relief escarpé du piton, ils sont chaque semaine plus nombreux à enfourcher leur vélo pour le plus grand plaisir des marchands de cycles.

La topographie, toute en relief, du chef-lieu de l’Aveyron, n’est pas vraiment propice à la pratique du vélo. D’ailleurs, jusqu’à encore très récemment il était plutôt rare de croiser des adeptes de la petite reine dans les rues du piton ruthénois. Exception faite, certains étés, en juillet, lors du passage de la Grande boucle.

Mais ça, c’était avant. Car depuis 2 ou 3 ans, même si le rythme est moindre à Rodez, il n’en reste pas moins que la pratique de ce deux-roues non-motorisée s’est considérablement démocratisée dans le pays. Et le nombre de pratiquants s’est encore accru pour grimper en flèche avec l’arrivée de la pandémie de la Covid-19, début 2020.

L'appel d'air du confinement

Une année dernière synonyme d’explosion des ventes dans tout le pays. "Avec le confinement et les restrictions, les gens ont exprimé un réel besoin de faire de l’exercice, de se dépenser, analyse à froid Philippe Deltour du magasin de cycles Roue Libre de l’avenue de la gare. Parmi les sports autorisés et praticables sans nécessiter de gros investissements il y avait la course à pied, la marche et le vélo", résume le chef d’entreprise qui a été, de fait, confronté à "un gros boum positif".

Un boum qui n’en finit plus de résonner à tel point que ses fournisseurs n’arrivent pas à honorer les commandes de cycles. Même chose pour les accessoires. "Ça ne suit plus derrière, constate le patron de Roue libre avec lucidité. Et avec le printemps qui arrive ça ne devrait pas s’arranger de sitôt", enfonce le chef d’entreprise, bien conscient des nombreuses déceptions que cette pénurie ne va pas manquer d’engendrer.

"On frôle la rupture de stock"

Le vélo est vraiment en train de se démocratiser. Et Rodez n’est pas en reste. Il suffit de se balader dans les rues du chef-lieu pour s’en rendre compte : les vélos sont (presque) partout. Et la tendance devrait se confirmer dans les semaines et les mois à venir, tant le vélo est désormais dans l’air du temps. Chez les principaux revendeurs de cycles de la ville certains modèles sont même rupture de stock tant les commandes affluent.

C’est notamment le cas pour certains modèles chez Unibike (avenue de Paris). Ce véritable temple de la petite reine tenu par Marine et Franck Parolin voit passer chaque jour des dizaines et des dizaines d’adeptes. D’ailleurs sur place, ils ne sont pas trop de huit personnes pour parvenir à contenter tout le monde. "En ce moment, c’est de la folie, certains fournisseurs ne parviennent plus à suivre la cadence", pointe Marine Parolin. Aux côtés de Franck, son mari, elle a repris, il y a 6 ans, le magasin de cycle que son papa tenait depuis plusieurs années. En même temps qu’ils doublaient la surface de vente, passée aujourd’hui à près de 500 m2, Marine et Franck Parolin multipliaient le nombre de salariés et modernisaient leurs installations.

"Du sur-mesure"

"Avant, on rentrait dans un magasin avec l’idée d’acheter un vélo et c’est ce que l’on faisait", rappelle la jeune femme qui détient également avec son mari des enseignes de cycles du côté de Toulouse et Albi. "Aujourd’hui, souvent, les gens arrivent en sachant ce qu’ils veulent. Ils sont plus pointilleux et c’est normal. L’investissement n’est plus le même non plus, avec des tarifs, pour un vélo, allant de 400 €, pour le plus simple, à plusieurs milliers d’euros pour le top du top en carbone", analyse la jeune femme. "Avec la multiplication du nombre de fournisseurs, de marques, ou encore de styles, il y a de quoi faire, mais du coup, les choix des clients en deviennent plus pointus", précise-t-elle encore.

Et pour que leurs clients disposent de toutes les cartes, les Parolin se sont même équipés d’une cabine auto posturale. "Elle permet de prendre toutes les mesures possibles et imaginables afin d’optimiser les réglages et faire du sur-mesure. Au final, le client peut se monter un vélo à la carte. C’est le top", conclut Marine Parolin avant de s’en retourner à ses clients.

Rachid Benarab
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