Aveyron : attirer des candidats d’ailleurs pour répondre aux besoins des entreprises d’ici

  • Dominique Costes, président de la CCI de l’Aveyron.
    Dominique Costes, président de la CCI de l’Aveyron. Photo archives José A. Torres
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Pour pourvoir les nombreux emplois vacants, mais aussi pallier la diminution du nombre d’actifs liée au vieillissement de la population, qui a des conséquences sur l’économie du territoire, les pouvoirs publics essaient de travailler sur l’attractivité. La CCI de l’Aveyron, et son président Dominique Costes, eux, restent en permanence en contact avec les entreprises pour recenser les besoins du territoire et ensuite jouer les facilitateurs avec les institutions, Département et communautés de communes en tête, qui, elles, mettent en œuvre des politiques publiques pour tenter d’attirer des populations, dans l’idéal de jeunes ménages, qui viendraient s’installer sur le territoire, où reviendraient, après notamment être allés faire leurs études et commencer une carrière dans une métropole. "Nous sommes conscients du fait que nous faisons face à des obstacles à surmonter, reconnaît le président de la CCI. Nous avons un problème démographique, des besoins importants en termes de cadres ainsi que la nécessité d’adapter l’offre de formation pour conserver et attirer les talents sur le territoire." Pour le troisième point, l’offre globale de formation en Aveyron est en cours de restructuration depuis plusieurs années et tente de s’approcher au mieux aux besoins locaux, avec notamment de plus en plus de propositions en alternance et l’objectif de garder les formés dans le département, une fois diplômés.

Capitaliser sur les atouts

Pour les deux premiers points, le territoire veut mettre en avant ses atouts, surtout dans une période post-crise sanitaire, qui a fait réfléchir beaucoup de monde sur des orientations de vie. Dominique Costes ne manque pas d’arguments pour vendre "son" territoire à des candidats potentiels. "Un cadre de vie très favorable avec un bon maillage du territoire en termes de service", note-t-il en premier lieu, soulignant l’avancée à grande vitesse du développement du très haut débit, mais aussi le travail, effectué de longue date, pour maintenir une offre de soins consistante dans les zones rurales. Le classement récent du JDD estimant Rodez comme l’une des villes française où la qualité de vie est la meilleure du pays est également une aubaine pour défendre le territoire quand il s’agit de le "vendre" à l’extérieur. Enfin, les nombreux labels de reconnaissance en termes d’alimentation (AOP, AOC, IGP…) des produits aveyronnais sont aussi autant de réponses à l’envie, née notamment de la crise sanitaire, de se rapprocher de la production de proximité et des circuits courts.

Guilhem Richaud
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