Rats taupiers sur l'Aubrac : l'affaire est loin d'être classée !

  • Les dégâts causés par les rats taupiers coûtent des millions d'euros au massif Central.
    Les dégâts causés par les rats taupiers coûtent des millions d'euros au massif Central. Repro CPA
  • Les dégâts causés par les rats taupiers coûtent des millions d'euros au massif Central.
    Les dégâts causés par les rats taupiers coûtent des millions d'euros au massif Central. Repro CPA
Publié le , mis à jour

Des éleveurs de l'Aubrac interpellent la préfète pour venir se rendre compte des dégâts conséquents causés par les rongeurs. 
 

"On parle du loup et du vautour mais ce sont des épiphénomènes par rapport au rat taupier qui coûte des millions d'euros sur le massif Central", révèle Noël Entraygues, éleveur sur l'Aubrac et membre de la coordination Rurale, très à cheval sur cette problématique. Au point même d'avoir assisté à une réunion avec le ministre de l'agriculture, Julien Denormandie, à l'occasion du Sommet de l'élevage. "Le ministre pensait que l'affaire était classée, cela est loin d'être le cas", poursuit Noël Entraygues qui a notamment reçu le soutien de Stéphane Mazars et de Jean-Claude Anglars, respectivement député et sénateur, présents à ladite réunion. Pour cette raison, les éleveurs invitent la responsable de l'Etat en Aveyron :  "Nous souhaitons que la préfète vienne se rendre compte de la situation dramatique sur le plateau de l'Aubrac".

"Un travail de galérien"

Après une forte pullulation au mitan des années 2010, alertée à l'époque par le collectif de l'Aubrac, le sujet est donc loin d'être réglé. Au printemps, c'était même l'ensemble des prairies aveyronnaises qui étaient impactées. "J'ai investi 800€ dans le poison, le Ratron, pour un résultat quasi-nul. C'est un travail de galérien. On devrait régler ce problème à notre époque mais on n'y met pas les moyens. Cela coûte des millions, en plus des conséquences agricoles, cela nuit à la visibilité avec des prairies bousillées sur le plan touristique, et encore plus gravement sur le plan sanitaire", s'inquiète Lionel Viguier, éleveur à La Terrisse sur le plateau de l'Aubrac. Et d'ajouter : "J'ai peur qu'il y ait moins de pics mais une hausse de la population de rongeurs présente en permanence."

Face à cela, la FDGDON de l'Aveyron (organisme de défense contre les organismes nuisibles) organise une réunion d'information vendredi 22 octobre à partir de 14h à la salle des fêtes de La Terrisse, commune d'Argences-en-Aubrac. Cette réunion se fera en présence d'Yves Michelin, professeur à Vetagro (établissement d'enseignement et de recherche pour la formation de docteurs vétérinaires, d'ingénieurs agronomes et d'inspecteurs de santé) à Clermont-Ferrand, pour évoquer les méthodes de luttes, les avancées de la recherche et les nouveaux outils de suivi des populations de campagnols avec application mobile et analyse d'images aériennes. "Notre inquiétude a toujours été présente, il n'y a pas de baisse d'activité. Le but est de bien comprendre les pullulations, faire un point sur l'état de la recherche pour traiter de façon efficace", résume Johan Bouges, président de la FDGDON 12 qui annonce des formations dans les semaines à venir.

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