Rodez : le musée Soulages invite à serpenter entre Chaissac et le mouvement "CoBrA"

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    Un exposition pleine de vitalité et de créativité. Centre Presse - Ph. R.
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Jusqu’au 8 mai prochain, le musée Soulages propose une exposition généreuse rapprochant Gaston Chaissac et le mouvement CoBrA.

De la couleur, des personnages dont quelques-uns sont bien « picassiens », des tableaux, des dessins, des sculptures, des textes aussi : l’exposition « Chaissac et CoBrA, sous le signe du serpent », qui s’est ouverte hier au musée Soulages, offre beaucoup à voir. Et s’il y en a bien un qui n’était pas peu fier de dévoiler ce nouveau temps fort du musée ruthénois aux journalistes, c’est bien son directeur Benoît Decron. Pour plusieurs raisons.
« Je l’aime beaucoup. C’est un artiste qui peut amener des gens à l’art. C’est un homme-orchestre, peintre, sculpteur, écrivain, lance enthousiaste, le directeru du musée. C’est de plus quelqu’un à la personnalité complexe qui doit être redécouvert ».
Son choix de rapprocher Gaston Chaissac et ce mouvement né juste après guerre à Paris, réunissant des artistes de COpenhague, BRuxelles et Amsterdam est un prolongement de l’exposition qui a illuminé cet été le Kunstmuseum de La Haye, qui jusqu’en septembre dernier proposait un regard croisé « CoBrA – Chaissac ».
« CoBrA, c’est la société de l’économie, du bricolage, de la récupération, le travail en groupe. un côté enfantin. Une forme de violence aussi. Chaissac est plus solitaire, tout aussi enfantin, lui qui allait dessiner avec les enfants de l’école où sa femme était institutrice. Mais l’on ne retrouve pas cette violence » relate Benoît Decron.

« C’est dans son atelier qu’il se sentait bien » souffle sa fille Annie, présente à l’inauguration de l’exposition avec sa fille, et sa petite fille… Toutes fières de cette nouvelle mise en exergue de l’œuvre de leur ascendant, dont une grande partie est exposée au musée de l’abbaye de Sainte-Croix, aux Sables d’Olonnes.
Gaston Chaissac, fils de cordonnier, né en Vendée en 1910 n’a jamais rencontré, physiquement tout du moins, les artistes de ce mouvement CoBrA, tels que Karel Appel, Corneille, Constant, Dotremont, Asger Jorn… Mais l’élan dans lequel se démarquent ces peintres d’après-guerre incite à les rapprocher.
D’autant que si le mouvement CoBrA n’a vécu que de 1948 à 1951, il s’est poursuivi après avec de nombreux autres peintres, dont un certain Pierre Alechinsky, connu du côté de Rieupeyroux pour s’y être réfugié durant la guerre. Il a d’ailleurs prêté quelques-unes de ses œuvres pour cette exposition.
« Avec l’appui du scénographe Olivier Arnaudeau, j’ai volontairement souhaité rapprocher toutes ces œuvres », explique Benoît Decron.
Et l’on se retrouve à serpenter dans cette salle d’exposition, avec ces œuvres de Chaissac et des peintres CoBrA qui se dressent devant nous, pour finalement nous happer dans cet univers plein de vitalité qui, à y regarder de plus près, porte aussi les résonances de l’après-guerre tout en tentant de les effacer par la couleur et en célébrant la créativité.

 

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