L'Aveyron de... Nicolas Druart : "Je fais une cure de fromages à chaque séjour"

  • Nicolas Druart voue une véritable passion pour le village d’Estaing et sa région. C’est d’ailleurs dans ce décor de la vallée du Lot que se situe l’intrigue de son dernier roman, "L’Enclave", qui a reçu le Prix de l’Embouchure à Toulouse. 	DR Nicolas Druart voue une véritable passion pour le village d’Estaing et sa région. C’est d’ailleurs dans ce décor de la vallée du Lot que se situe l’intrigue de son dernier roman, "L’Enclave", qui a reçu le Prix de l’Embouchure à Toulouse. 	DR
    Nicolas Druart voue une véritable passion pour le village d’Estaing et sa région. C’est d’ailleurs dans ce décor de la vallée du Lot que se situe l’intrigue de son dernier roman, "L’Enclave", qui a reçu le Prix de l’Embouchure à Toulouse. DR
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S’il est né, en 1986, à La Garenne-Colombes (92), s’il vit à Toulouse, Nicolas Druart est arrivé à l’âge de 2 ans en Aveyron et toute la famille s’est installée à Laborde, hameau de la commune de Mouret, dans la maison qui appartenait à sa grand-mère maternelle. Ce "père au foyer et infirmier en disponibilité" s’est lancé dans l’écriture et a sorti trois romans. Après "Nuit blanche" (2018) et "Jeu de dames" (2019), tous les deux en grand format et poche, "L’Enclave" (400 pages, 20€) est paru au printemps chez HarperCollins.

 Alors que le premier avait pour cadre le Lot, avec un huis-clos dans un hôpital, le deuxième quelques rues du centre-ville de Toulouse, le troisième a pris ses quartiers sur le territoire aveyronnais. Plus précisément dans le triangle Estaing, Campuac et Entraygues. Ce thriller lui a valu le Prix de l’Embouchure, dont le jury s’est réuni lors du festival Toulouse polars du sud. Ce trophée lui a été remis dans la salle des Illustres au Capitole de la Ville Rose par Olivier Marchal. Pour le prochain livre, qui est écrit et qui sortira au printemps 2022, toujours chez HarperCollins, le lecteur frisonnera à nouveau à Toulouse, avec l’intrigue autour d’un vieil hôtel.

Un lieu emblématique et un souvenir fort

L’Amphithéâtre de Rodez est le lieu où j’ai passé parmi les meilleurs moments de mon adolescence. Dans cette grande salle, j’ai eu la chance de jouer au handball en lever de rideau de l’équipe première du Roc (Rodez-Onet-le-Château), puis de regarder les matches le samedi soir. J’y ai aussi croisé des handballeurs champions du monde et champions olympiques, qui ont effectué là une partie de leur préparation, des tennismen de légende (le Suédois Bjorn Borg, par exemple, a joué ici, mais également Yannick Noah, Mats Wilander, Henri Leconte ou encore Ilie Nastase et Mansour Bahrami), lors d’exhibitions durant lesquelles j’ai eu la chance d’être ramasseur de balles. Beaucoup de souvenirs forts sont rattachés à cet endroit.

Un rituel, une habitude, quand vous êtes en Aveyron

Lorsque je reviens en Aveyron, j’en profite pour faire une cure de fromages. Mes parents ne lésinent pas sur la quantité. Le moment du fromage représente ainsi parfois la moitié du temps passé à table.

La carte postale idéale

Le village de Villecomtal, niché au cœur de la vallée, prise depuis le chemin qui passe devant la maison de mes parents. C’est la richesse de l’Aveyron. Il suffit juste de faire quelques pas pour avoir la carte postale idéale !

Un personnage marquant

Plusieurs personnages me viennent en tête : Pierre Soulages, Jean-Henri Fabre (j’ai été au collège... Amans-Joseph Fabre, à Rodez). Mais, étant amateur de gastronomie, je dirais Michel Bras. Il me semble que sa cuisine fait partie du patrimoine aveyronnais, du haut de son restaurant futuriste au Suquet avec sa vue imprenable sur la campagne de Laguiole.

Un plat et/ou un vin pour lequel vous craquez

L’aligot, sans hésitation ! Servi avec un magret de canard, arrosé d’un entraygues-le-fel, un vin rouge excellent !

Une fête de village

La Saint-Bourrou, à Marcillac, le week-end de Pentecôte. J’y allais avec un copain, on passait la journée dans les manèges, on mangeait au restaurant le midi.

Un coup de cœur

Même si mes parents habitent à quelques kilomètres de Conques (ils ont pris la retraite à Mouret), et que l’Aubrac n’est pas très loin non plus, je dirais le village d’Estaing. Et plus précisément lorsque l’on arrive de Campuac, qu’on suit la petite départementale à travers la végétation et que, tout d’un coup, au détour d’un virage, le village d’Estaing se dresse à flanc de colline, en face, de l’autre côté de la rivière Lot. Ce panorama est grandiose. Il m’a d’ailleurs inspiré pour mon dernier roman, "L’Enclave".

Recueilli par Rui DOS SANTOS
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