Aveyron : les salariés de l'usine Sam ne désarment pas, de nouvelles actions à venir dès ce mardi

  • Les mandataires judiciaires précédés de Sébastien Lallier, représentant CGT du personnel.
    Les mandataires judiciaires précédés de Sébastien Lallier, représentant CGT du personnel. Photo DDM / BHSP
Publié le , mis à jour

Lundi après-midi s’est ouvert un comité social et économique (CSE) de la fonderie Sam de Viviez, qui fait suite au placement en liquidation sèche prononcé par le tribunal de commerce de Toulouse le 26 novembre dernier. L’accueil des mandataires judiciaires s’est fait dans un silence pesant. Les salariés annoncent de nouvelles actions dès ce mardi.

C’est dans un silence total et glacial que les 333 salariés de la fonderie SAM de Viviez ont accueilli les mandataires judiciaires, ce lundi 6 décembre après-midi, avant que ne s’ouvre, à 16 heures, un comité social et économique. Un calme nécessaire pour que cette arrivée, sous les yeux d’un huissier, ne puisse pas entraîner, en cas de désordre, l’annulation de la réunion, ce qui aurait eu des conséquences préjudiciables pour les salariés.

Un calme et un silence qui n’occultaient pas une tension et une colère palpables, traduites par une "haie de déshonneur" et des pancartes fortes : beaucoup de salariés portaient autour du cou une pancarte sur laquelle était marqué "-1", symbole de leur emploi supprimé. À l’entrée, des panneaux indiquaient "Boycott Renault", "Renault m’a tuer" et "L’État a regardé". Puis les salariés se sont massés sous les fenêtres du bâtiment où se tenait la réunion, appelée à durer de longues heures puisque pas moins de 160 pages devaient être examinées. Par ailleurs, bon nombre de salariés ont reçu des propositions de reclassement dans des fonderies lointaines : "On veut nous envoyer loin de chez nous, certains sur le Larzac ou à Saint-Étienne, d’autres en Isère ou en Seine-et-Marne, déplore un salarié. Ces lettres ont été envoyées le 26 novembre, le jour même de la décision de liquider SAM. Cela prouve bien que tout était prêt pour rayer SAM. On ne demande qu’à travailler et vivre au pays !" Les membres du CSE feront un compte rendu de la réunion lors de l’assemblée générale prévue ce mardi en milieu de journée.

"Il faudra les forces de l’ordre pour nous déloger"

David Gistau, membre CGT du CSE soulignait dès lundi : "Il y aura une action importante ce mardi après-midi à l’issue de l’assemblée générale. Elle se déroulera sur place et sera symboliquement extrêmement forte." Qu’attend-il du CSE ? "Uniquement de faire acter dans le procès-verbal un certain nombre de points essentiels d’ordre juridique", souligne David Gistau, sans donner plus de détails. Pour l’heure, les représentants du personnel n’ont reçu aucune information sur un éventuel appel de la procureure de Toulouse, après la décision de liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce. Un appel attendu par les salariés et qui selon eux prouverait, s’il intervenait, la réelle volonté de l’État d’aider Sam, puisqu’il pourrait déboucher sur un délai permettant alors la quête d’un nouveau projet de reprise.

Un nouveau rassemblement d’envergure envisagé en fin de semaine

Pour l’heure, les salariés ont décidé lundi en assemblée générale de poursuivre l’occupation de l’usine : "Quels que soient les scénarios, l’AG a décidé que l’occupation se poursuivra, y compris après les fêtes de fin d’année. Pour nous déloger, il faudra envoyer les forces de l’ordre !" Les salariés ont reçu le soutien de syndicats tels que la CGT, la FSU, la Poste, mais aussi le collectif Tous Ensemble pour le Bassin. D’autres actions auront lieu cette semaine, dont celle des personnels de l’Éducation nationale dans le Bassin decazevillois. Mercredi 8 décembre, ils se rassembleront en début d’après-midi sur la RD 840 à Decazeville. Par ailleurs, un nouveau rassemblement d’envergure pourrait avoir lieu en fin de semaine devant la SAM.

Enfin, l’humoriste Viviézois et Montbazinois Wally, annonce sur les réseaux sociaux qu’il jouera son nouveau spectacle ce mercredi devant les salariés de la SAM.

BHSP
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