Agriculture : moins de fermes en Aveyron mais une production de qualité

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  • Les chiffres issus du recensement, qui permettent d’établir une comparaison des chiffres sur une décennie entre 2010 et 2020, mettent en lumière l’évolution du paysage agricole du département.
    Les chiffres issus du recensement, qui permettent d’établir une comparaison des chiffres sur une décennie entre 2010 et 2020, mettent en lumière l’évolution du paysage agricole du département. Repro CPA
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Les chiffres issus du recensement, qui permettent d’établir une comparaison des chiffres sur une décennie entre 2010 et 2020, mettent en lumière l’évolution du paysage agricole du département. Si celui-ci se compte désormais moins de fermes et d’exploitants, à l’image du reste de la région et de l’Hexagone, l’Aveyron se distingue toujours par ses productions de qualité et par un renouvellement des générations qui permet de combler deux départs sur trois.

Une photographie très précise de la "ferme Aveyron" a été prise, en fin d’année dernière. En effet, tous les dix ans, l’Insee réalise un recensement permettant d’apprécier l’évolution du paysage agricole de l’Hexagone, de la région et du département. Une étude qui a livré plusieurs chiffres clés : si la deuxième superficie agricole de France reste l’Occitanie, le nombre d’exploitations diminue, mais la surface utilisée reste la même.

Des exploitants toujours plus âgés

Et l’âge moyen des exploitants ne cesse d’augmenter. Une situation que l’on retrouve en Aveyron. Même si cette tendance a été moins marquée ces dix dernières années, contrairement au niveau régional et hexagonal. En 2020, 64 300 exploitations agricoles avaient leur siège de production en Occitanie, soit 14 000 de moins qu’en 2010. En Aveyron, on dénombrait 9 094 fermes en 2010 contre 7 636, dix ans plus tard.

Autre chiffre clé : le nombre de Gaec est passé de 1 392 à 1 994 en dix ans. Face aux nombreux défis auxquels est confrontée aujourd’hui l’agriculture, de plus en plus d’exploitants choisissent de se regrouper. Pour Jacques Molières, le président de la chambre d’agriculture, cette diminution du nombre d’exploitations est à mettre en perspective avec un autre phénomène : "Il y a quelques années, on pouvait compter un agriculteur remplacé pour quatre départs. Aujourd’hui, c’est plutôt deux agriculteurs remplacés pour trois départs."

Le nombre de salariés en forte augmentation

Régulièrement, les responsables syndicaux agricoles, et les Jeunes agriculteurs (JA) en particulier, soulignent que l’Aveyron reste l’un des départements de France où le plus de jeunes s’installent. " Mais nous allons être confrontés à un manque de main-d’œuvre dans les années à venir, déplore le président de la chambre d’agriculture. Notre défi sera de trouver des bras pour faire tourner des exploitations. "

En effet, concernant la partie "main-d’œuvre des exploitations", l’Insee considère qu’elle est en diminution. Une baisse notable de l’ordre de 23 %, en dix ans. Puis, l’Aveyron est passé de 11 809 chefs d’exploitations en 2010 à 10 634, une décennie plus tard.

La taille des exploitations augmente

La main-d’œuvre familiale (soit un membre de la famille travaillant au moins huit mois sur l’année à temps partiel ou à temps complet, selon les critères définis par l’Insee) a chuté de moitié. Elle est passée de 4 452 actifs à 2 063. Seul point positif : le nombre de salariés est en augmentation. Il est passé de 1 048 à 1 414, soit une évolution de 35 % sur la dernière décennie. Et leur volume de travail a connu une croissance de 24 % (de 641 à 794 ETP).

Autre donnée éclairante, le nombre de petites exploitations a diminué (de 3 588 à 2 749, en dix ans), tandis que celles considérées comme plus grandes ont augmenté (de 385 à 454). La surface agricole utile (SAU), en moyenne, a augmenté de 16 % (de 57,4 hectares à 66,7 ha) en dix ans.

Les orientations de la ferme aveyronnaise restent principalement tournées vers la filière bovine viande avec 4 469 cheptels recensés en 2020, contre 5 677 en 2010. Concernant les ovins, le nombre de têtes a lui aussi diminué. Habituellement, on pouvait considérer que l’Aveyron comptait 1 million d’ovins.

Toujours selon l’Insee, ce chiffre paraît quelque peu exagéré puisque 943 902 animaux ont été recensés en 2020, soit une légère diminution en dix ans.

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