La marque aveyronnaise Mont Lait se lance à la conquête de nouveaux marchés

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  • Dominique Barrau, président de l’Association des producteurs de lait de montagne depuis sa création il y a dix ans.
    Dominique Barrau, président de l’Association des producteurs de lait de montagne depuis sa création il y a dix ans. Centre Presse
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La marque aveyronnaise, qui offre aux producteurs une rémunération au « juste prix » pour leur lait doit développer sa distribution pour continuer sa phase de croissance.

Il y a un peu plus d’un an, Dominique Barrau pouvait avoir le sourire. Mont Lait, la petite marque, née en Aveyron il y a dix ans, venait de passer la barre des 10 millions de litres de lait vendu au cours de l’année 2020, sans compter le beurre et le fromage.

Le tout au rythme effréné d’une croissance de 20 % chaque année. Une belle success-story pour cette marque créée par quatre amis agriculteurs, qui rêvaient de trouver une solution pour que les producteurs de lait de vache soient enfin rémunérés à un prix plus juste par rapport à celui qui leur était alors offert jusque-là par les transformateurs.

+1,5 % de ventes en 2021

L’Association des producteurs de lait de montagne (APLM), qui commercialise ses produits sous la marque Mont Lait et dont le siège est basé à Rodez, regroupe aujourd’hui une bonne centaine de fermes en Aveyron, et environ 300 de plus dans les départements du Massif central qui partagent les mêmes spécificités géographiques (Aveyron, Cantal, Haute-Loire, Corrèze, Lozère, Creuse et Puy-de-Dôme).

Un an plus tard, Mont Lait est toujours dans le vert, mais la croissance s’est, pour la première fois, sérieusement ralentie en 2021. "On a fini 2021 avec une progression de 1,5 % par rapport à l’année précédente, annonce le fondateur, qui est, depuis la création de Mont Lait, le président de l’APLM. On a rompu avec les progressions de 20 % chaque année. Ce n’est pas une surprise, 2020 et 2021 ont été des années compliquées avec le Covid. Les circuits de consommations ont été perturbés."

Et le démarrage de 2022 est également jugé comme "difficile". Il faut dire que dans l’ensemble, le marché du lait est en récession. La consommation baisse de 8 % au niveau national, et il n’y avait pas de raison que Mont Lait reste éternellement une exception. "Je pense que maintenant, on est une marque qui subit les mêmes aléas et opportunités du marché que les autres", analyse Dominique Barrau.

L’ambition d’une distribution nationale

Alors pour faire face et continuer à offrir des garanties aux éleveurs Mont Lait s’est donc lancé à la recherche de nouveaux marchés. Si le nom de l’enseigne n’a pas, pour le moment, été révélé, elle s’apprête à être diffusée, dans les prochaines semaines, dans tous les magasins de France d’une enseigne de grande distribution. "C’est une belle opportunité, mais on sait qu’on est à l’essai, prévient le président de l’APLM. C’est une opportunité qui ouvre la porte aux évolutions de demain dans la prise de nouveaux marchés."

De quoi rassurer les éleveurs, qui avec Mont Lait ont, depuis dix ans, ont enfin trouvé, un système qui leur permet une rémunération au juste prix pour leur production.

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