VIDEO - Rodez : sept choses à savoir sur Fernand Léger au musée Soulages

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  • L’exposition donne à voir également les proximités avec Pierre Soulages.
    L’exposition donne à voir également les proximités avec Pierre Soulages. Salima Ouirni
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L’exposition estivale, dédiée à Fernand Léger, au musée Soulages, jusqu’au 6 novembre, réserve quelques surprises sur les relations entretenues entre cet artiste d’après-guerre et le maître de l’outrenoir Pierre Soulages.

Le musée Soulages organise des expositions temporaires qui ont des accointances (parfois) avec l’œuvre de Pierre Soulages. Pour l’exposition "Fernand Léger, la vie à bras-le-corps", il y a plusieurs clins d’œil au maître de l’outrenoir. En effet, il se trouve que l’artiste ruthénois a connu Fernand Léger. Ils se sont côtoyés grâce à leur galeriste commun. Les deux artistes se sont retrouvés également sur un événement autour de Léonard de Vinci. Pour le cinquième centenaire de l’artiste et inventeur italien, Fernand Léger et Pierre Soulages ont travaillé ensemble sur un projet de décor, au château d’Amboise. Pierre Soulages raconte cet épisode, avec de nombreux détails, dans un court-métrage. Benoît Decron, conservateur en chef et directeur du musée Soulages, est parti à la recherche des documents liés à cet épisode. Aujourd’hui, ils font partie de l’exposition "Fernand Léger, la vie à bras-le-corps".

Une interview exclusive

En janvier 2020, le maître de l’outrenoir a donné une interview exclusive à Maurice Fréchuret, commissaire de l’exposition actuelle et spécialiste de Fernand Léger. Dans cette vidéo, tournée chez Pierre Soulages, à Sète, on y apprend notamment comment le jeune artiste ruthénois a travaillé sur l’événement autour de Léonard de Vinci avec Fernand Léger. Il y raconte d’autres anecdotes, à découvrir…

Léger et le cinéma

Le musée Soulages projette durant cette exposition "Le ballet mécanique", le seul moyen métrage de Fernand Léger, avec la collaboration de Dudley Murphy à la caméra ainsi qu’au montage et George Antheil à la musique. Pour autant, l’artiste français des années 50 a d’autres créations à son actif. Décors, affiches… De quoi donner l’idée au musée national Fernand Léger à Biot, de programmer une exposition sur cette thématique. L’exposition "Fernand Léger et le cinéma" explore de "manière exhaustive et totalement inédite les relations fortes, durables et fructueuses que le peintre a entretenues au fil de son œuvre avec le septième art", soulignent les acteurs du musée Soulages.

Un budget quasiment de 600 000 €

La collection prêtée par 25 musées ou particuliers a un coût avoisinant les 600 000 €. Un budget conséquent pour le musée Soulages. Et Benoît Decron de souligner que "c’est le maximum au-delà duquel on ne peut pas aller pour une exposition estivale".

Des couleurs….pour visiter en mode "guidée"

Bleu, jaune et orange… Les cartels (cartons accompagnant les tableaux) portent chacun d’entre eux une couleur différente. Elles ont pour objectif de guider le visiteur. Le conservateur en chef et directeur du musée, Benoît Decron, également commissaire de l’exposition, avec le spécialiste de Fernand Léger, Maurice Fréchuret ont conçu l’exposition selon trois pôles : le travail, la ville et les loisirs. Chaque pôle porte sa couleur. Celui du monde du travail est bleu, comme le bleu de chauffe, etc.

Les grandes toiles

L’exposition "La vie à bras-le-corps" propose plusieurs grandes toiles colorées, comme "Les grands plongeurs noirs", "Partie de campagne" (245 sur 301 cm). À la fin de sa vie, l’artiste peignait de grandes toiles. Il s’est même lancé dans des projets monumentaux. Cela n’est pas sans rappeler Pierre Soulages qui réalise ses plus grandes œuvres dans la dernière partie de sa vie.

Le mécanicien

"Pour pouvoir parler au peuple, il faut être près de lui". Fernand Léger était près du peuple auquel il appartenait. Il l’a peint au travail, dans la ville, dans les loisirs. Une des œuvres emblématiques de ce monde reste "Le mécanicien". L’œuvre qui date de 1918 représente un homme à la carrure puissante, tenant une cigarette et portant la moustache. Une façon d’indiquer l’élégance de cet ouvrier. Le tableau est conforme à la définition que donne à l’art, Fernand Léger : "Choisir des sujets modernes et populaires et appliquer un traitement plastique nouveau résultant des récentes cubistes", soulignent les commissaires de l’exposition.

La bicyclette, reine des loisirs

Fernand Léger a peint le monde du travail mais aussi celui des loisirs. À l’époque, la bicyclette était reine dans le domaine des loisirs. "La pratique du vélo est une des caractéristiques majeures de la société de consommation et de loisirs d’après-guerre. Déjà marqué par la vue de jeunes filles, habillées hautes en couleur et allant à bicyclette dans les rues de New York, Fernand Léger fera dorénavant une place centrale dans ses œuvres à ce que l’on nomme la petite reine", souligne Maurice Fréchuret. Le musée Soulages pourrait même réserver une surprise alliant le Tour de France et les œuvres de Fernand Léger.

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Salima Ouirni
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