Grève chez Kalhyge à Decazeville : "On se crève tous les jours à la tâche, on ne peut plus tout accepter"

  • En grève depuis une semaine, les salariés réclament une hausse des salaires et de meilleures conditions de travail.
    En grève depuis une semaine, les salariés réclament une hausse des salaires et de meilleures conditions de travail. La Dépêche du Midi - Adrien Valette
Publié le , mis à jour

Salaire trop bas et mauvaises conditions de travail… Rencontre avec Paul*, l’un des salariés decazevillois en grève depuis le premier jour.

Salarié de l’entreprise à Decazeville depuis une dizaine d’années environ, Paul, laveur à Kalhyge, est mobilisé depuis le premier le premier jour, le jeudi 17 novembre.

Mobilisés pour une hausse des salaires

Sans l’ombre d’une hésitation, il l’assure : "la première proposition de la direction prévoyant 2,5 % d’augmentation, versée en deux fois, est tout simplement inacceptable. Nous sommes tous mobilisés pour une augmentation de salaire qui s’adapte au coût de la vie qui lui, gronde-t-il, ne cesse d’augmenter". Et d’ajouter : "Lundi dernier (le 21 novembre. N.D.L.R), ils ont proposé 3 %... on est bien loin de l’inflation", s’exaspère-t-il.

Paul touche un salaire mensuel net d’environ 1 300 €. "C’est déjà très bas, dit-il. Mais le pire, insiste-t-il, c’est qu’il y a, dans l’entreprise, certains salariés qui ont 40 ans d’expérience et qui sont toujours à 1 300 € par mois. Alors entre le nouveau qui vient d’arriver et l’ancien de la boîte, le salaire est le même, c’est normal ça ?", questionne-t-il, non sans colère.

Au-delà du salaire, les conditions de travail

Les salariés en grève l’assurent, si le salaire est bien sûr au cœur des revendications et à l’origine du mouvement de grève à l’aune des NAO, les conditions de travail sont aussi au centre de la mobilisation.

"Si Kahlyge est un groupe implanté partout en France, ici, à Decazeville, nous avons des spécificités. On brasse quelque 20 tonnes de linge par jour, on travaille notamment pour les hôpitaux de Toulouse et l’on regrette vraiment ces mauvaises conditions de travail alors que, disons-le, nous possédons un vrai savoir-faire", affirme-t-il.

"Il y a un problème de management, pas d’écoute et un sérieux manque de dialogue. Pensons également aux congés d’été… Les salariés qui ont pris des congés cet été n’ont pas été remplacés… On se crève tous les jours, on ne peut plus tout accepter", avoue-t-il.

Adrien Valette
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