Immigration, régularisation des sans-papiers : à Rodez, la Ligue des droits de l'Homme interpelle le préfet

  • Une centaine de personnes a répondu à l'appel de la LDH.
    Une centaine de personnes a répondu à l'appel de la LDH. Centre Presse Aveyron - Ph. R.
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Une manifestation était organisée ce mercredi 26 avril après-midi à Rodez contre la loi Darmanin et pour la régularisation des sans-papiers. 

Alors que l'immigration est un des piliers des 100 jours du gouvernement pour la "relance du quinquennat", la Ligue des droits de l'Homme (LDH) monte au créneau. Ce mercredi 26 avril, une centaine de personnes a manifesté devant la préfecture de l'Aveyron, à Rodez.

Refus de la loi immigration et favoriser la régularisation des sans papiers

Avec deux messages à faire passer : le refus de la loi "immigration intégration asile" de Gérald Darmanin et la "régularisation des sans-papiers". 

Sur ce dernier point, Patrick Hecart, trésorier de la LDH Rodez et membre de la structure Occitanie, a interpellé directement le préfet. "Les retards dans les réponses voire l'absence de réponse, entraînent des situations  de tension intolérable, dramatique pour les personnes étrangères. Vous avez la possibilité de répondre dans les délais raisonnables, alors faites-le". 

Et d'expliquer : "On ne sait pas où on en est en Aveyron dans les régularisations, l'avancée des dossiers. Nous avons des exemples de personnes qui sont là depuis quatre ou cinq ans, dont des employeurs attendent la régularisation... mais rien. On sait en même temps que le préfet ne fait qu'appliquer le souhait du ministre Darmanin". 

Polémique après les propos de Gérald Darmanin

Lors des différentes prises de paroles, en présence notamment du député Laurent Alexandre, et de divers représentants de la LDH de l'Occitanie, le sort de l'association de défense des droits humains a été naturellement évoqué.

Après la polémique déclenchée à la suite des propos du ministre de l'Intérieur qui souhaite se pencher sur les subventions qui lui sont accordées. "On ne touche pas impunément au contre-pouvoir citoyen que représente la LDH", s'est exclamé Jean-François Mignard, responsable de la LDH régionale. "C'est porter atteinte à la vitalité démocratique de notre pays." Et le président départemental Jacky Burzala de conclure : "La LDH est toujours là".