Grève de 24 heures à l'AFP contre la dénonciation des accords sociaux

  • Vue des bureaux de l'AFP, à Paris
    Vue des bureaux de l'AFP, à Paris AFP/Archives - Fred Dufour / AFP/Archives - Fred Dufour
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Une grève de 24 heures a été votée mardi à l'Agence France-Presse à l'appel de six syndicats pour protester contre la décision de la direction de dénoncer la totalité des accords sociaux, perturbant fortement les services de l'AFP.

Une nouvelle assemblée générale aura lieu mercredi à 14h30 pour décider ou non de la poursuite du mouvement.

"Le PDG a déclaré la guerre aux salariés de l'AFP", affirment dans un communiqué commun les syndicats CGT, FO, SUD et CFE-CGC. "RTT, congés, horaires et conditions de travail, salaires, emploi, perspectives de carrière: tout est remis en question si le PDG franchit le pas", ajoutent ces syndicats qui ont appelé à une "grève totale, bloquante", "en raison de la brutalité de l'attaque sur nos droits sociaux".

De leur côté, les syndicats SNJ et CFDT, majoritaires dans la rédaction, qualifient d'"inacceptable" la dénonciation de ces accords mais "appellent à une grève qui permette la validation d'alertes et d'urgents, conformément aux usages à l'Agence et aux souhaits exprimés par de nombreux journalistes grévistes ou non grévistes", selon un communiqué conjoint.

La direction explique avoir "choisi de dénoncer les accords d'entreprise pour faire avancer des négociations indispensables pour retrouver des marges de développement international et de hausses salariales, assurer la consolidation du réseau de l’agence et la sécurité juridique de son corpus social", dans un communiqué diffusé en interne.

"Le PDG Emmanuel Hoog est conscient des inquiétudes et des interrogations du personnel. Il recevra les organisations syndicales mercredi", indique la direction.

Au cours des derniers mois, le SNJ, la CFDT et SUD avaient accepté d'entrer en négociations avec la direction sur un projet de grand accord social.

Les propositions de la direction prévoient notamment une diminution du nombre de RTT, un plafonnement du CET et un mécanisme d’augmentation salariale garanti.

La dénonciation des accords existants ouvre une nouvelle période de négociations de 15 mois.

A Paris, l'assemblée générale du personnel a rassemblé mardi quelque 250 participants dont la majorité a voté la grève à main levée (7 voix contre). Dans les bureaux de province, sur 68 votants, 52 ont voté pour la grève, 12 contre, 4 abstentions.

L'AFP compte quelque 2.300 collaborateurs dans le monde, dont environ 1.100 salariés en France, parmi lesquels 600 journalistes.

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
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