Massif central: 140 millions d'euros pour accompagner des projets

  • Alain Lagarde (Limousin), René Souchon (Auvergne), Jean-Jack Queyrane (Rhône-Alpes), Le préfet de l’Aveyron, Martin Malvy (Midi-Pyrénées) et Jean-Claude Gayssot (Languedoc-Roussilon) engagés pour le Massif central.
    Alain Lagarde (Limousin), René Souchon (Auvergne), Jean-Jack Queyrane (Rhône-Alpes), Le préfet de l’Aveyron, Martin Malvy (Midi-Pyrénées) et Jean-Claude Gayssot (Languedoc-Roussilon) engagés pour le Massif central. Photo Philippe Routhe / Photo Philippe Routhe
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Hier, Rodez a accueilli le premier comité de programmation du GIP Massif central. À la clé: 140 millions d’euros à attribuer entre 2015 et 2020 pour des projets en lien avec la «montagne».

Esprit du massif central es-tu là? «Oui !» répondent en chœur les six présidents de région rattachés à cette entité avant tout géographique par le biais d’un Groupement d’intérêt public quelque peu unique en son genre. Entre ces régions, c’est un «un mariage d’amour», comme l’a soufflé l’un d’eux, hier, à Rodez à l’occasion d’un premier comité de programmation. Pacsées par le biais de la Loi Montagne promulguée en 1985, les régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne et Limousin ont renforcé leur union en 2009 en créant un GIP. Elles se retrouvent ainsi à assumer la gestion de  140 millions d’euros pour le contrat 2015-2020,  qui concerne 22 départements et 3,8 millions d’habitants. Cent millions sont apportés par les régions, les départements et l’État et quarante par les fonds européens.

L'attractivité du massif, première préoccupation

«C’est une grande responsabilité pour nous, collectivités de proximité, au regard des potentialités de ce Massif central», a prévenu le Roussillonnais Jean-Marc Gayssot. Raison pour laquelle au terme de différentes discussions entre chaque région, quatre axes principaux ont été dégagés. À commencer par l’attractivité des territoires du massif pour la population et les entreprises, qui est une des raisons d’être de cette union. «Et déjà, nous constatons une hausse de la population malgré un solde naturel négatif», s’est félicité l’ancien ministre Jean-Jack Queyrane, président de la Région Rhône-Alpes et actuel président du GIP. Cela se traduit, par exemple, par des soutiens à des projets de maison de santé, d’éducation, de formation.

Déjà 59 projets retenus

La richesse naturelle du massif central, avec son agriculture et sa mécanique, l’adaptation au changement climatique et le partage d’ingénierie entre les territoires du massif avec les autres massifs français sont également classés au rang des priorités. Naturellement, un projet tel que le raccordement numérique concentre toutes les attentions comme l’a rappelé Martin Malvy, soulignant que le GIP devait également tout faire pour éviter «la fracture numérique». Hier, à Rodez, lors de cette première rencontre du nouveau plan 2015-2020, 59 projets ont été retenus pour 14 millions d’euros d’investissement, dont 6,5 millions d’aide publique. De quoi réjouir René Souchon, actuel président de la région Auvergne et qui, trente après la Loi Montagne dont il a été à l’origine, voit une montagne dont les spécificités, autrefois perçues négativement, sont aujourd’hui «des atouts valorisés». C’est dire si un bel esprit de conquête anime ces régions toutes visiblement amoureuses de leur Massif central.

Philippe Routhe
Voir les commentaires
Réagir