Football - RAF. Loïc Poujol : « Rodez peut être un tremplin »

  • Formé à Sochaux en compagnie de Marvin Martin ou Riyad Boudebouz, Loïc Poujol a ensuite connu la lumière de la Ligue 1 (69 matches). Un haut niveau sur lequel il n’a pas tiré un trait. « Rodez peut être un tremplin, dit-il. J’ai envie d’y croire ».
    Formé à Sochaux en compagnie de Marvin Martin ou Riyad Boudebouz, Loïc Poujol a ensuite connu la lumière de la Ligue 1 (69 matches). Un haut niveau sur lequel il n’a pas tiré un trait. « Rodez peut être un tremplin, dit-il. J’ai envie d’y croire ». reproduction Centre Presse / reproduction Centre Presse
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Football. Dimanche, après quinze jours de suspense, l’ancien milieu de Sochaux a levé les derniers doutes : il sera bien un joueur du Rodez Aveyron football cette saison. En toute humilité, il explique ce choix, réaffirme son envie de « prendre du plaisir» et sa joie de se sentir à nouveau attendu après une dernière expérience difficile. Alors que l’officialisation de cette signature devrait intervenir rapidement, l’ex-Sévéragais devra patienter avant de porter le maillot « sang et or » jusqu’au mois d’octobre et sa qualification. Interview.

Dimanche, après quinze jours de suspense, l’ancien milieu de Sochaux a levé les derniers doutes : il sera bien un joueur du Rodez Aveyron football cette saison. En toute humilité, il explique ce choix, réaffirme son envie de « prendre du plaisir» et sa joie de se sentir à nouveau attendu après une dernière expérience difficile. Alors que l’officialisation de cette signature devrait intervenir rapidement, l’ex-Sévéragais devra patienter avant de porter le maillot « sang et or » jusqu’au mois d’octobre et sa qualification. Interview.

Samedi, votre agent (Alexandre Krstic) puis le président du Raf (Pierre-Olivier Murat) ont tour à tour confié leur optimisme quant à votre signature au club. Où en êtes-vous ?

On a fini de discuter samedi soir. Et ce début de semaine, ça devrait être bon, je serai officiellement au Raf.

Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre Rodez ?

J’ai été un peu saoulé dernièrement (sic). La dernière saison au Paris FC (7 matches en 2015-2016, NDLR) ne s’est pas très bien passée... J’avais envie de revenir ici. Depuis quinze jours, j’ai l’opportunité de m’entraîner avec l’équipe (de Rodez) et ça s’est super bien passé. C’est du CFA mais j’ai de l’ambition.

Justement, vous êtes un joueur confirmé des niveaux supérieurs, en pleine force de l’âge (27 ans). Comprenez-vous que ce choix puisse surprendre ?

Bien sûr. Je me suis laissé un peu de temps, cet été. Et je n’ai pas eu tant de contacts que cela. Il y a bien eu Sedan ou Chambly (en National), mais les projets ne m’ont pas convaincu et c’était trop loin de ma famille. Je ne voulais pas non plus d’une saison blanche. Et puis, cela fait presque 15 ans que je suis parti de chez moi. J’ai besoin de retrouver ma famille, du plaisir. Je devais faire un choix et je suis content d’arriver ici, avec mes potes, proche des miens et avec des joueurs comme Da Silva ou Ras que j’ai déjà affrontés avec la réserve de Sochaux. On va apprendre à se con- naître.

Aviez-vous également besoin de prendre vos distances avec le monde professionnel ?

C’est un milieu particulier, c’est certain. Moi, j’ai besoin de retrouver le goût du jeu. La saison dernière, alors que la précédente s’était bien passée avec l’accession à la L2, nous étions près de 35 joueurs sous contrat. On a aussi connu trois entraîneurs différents. Ça s’est fini par une dernière place... Et puis, quand on est de la campagne comme moi, qu’on a une petite fille, Paris ce n’est pas évident. Il y avait un tel climat, entre les attentats, les manifestations.

Mais en venant à Rodez, vous ne tirez pas non plus un trait sur le haut niveau ?

Non, Rodez peut être un tremplin. Le foot, je le connais, ça peut aller vite dans les deux sens. Alors pourquoi ne pas rebondir ici? J’ai envie d’y croire.

Est-ce le «deal» avec Rodez: une saison avant de repartir dans les divisions supérieures ?

Le «deal» c’est de rebondir, d’apporter mon expérience, mon envie. Mais je ne me suis pas fixé sur une seule saison à Rodez. Le seul but, c’est retrouver le goût du foot puis on verra. Je n’ai pas de plan de carrière. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas compétiteur.

Avec votre bagage, vous êtes très attendu. Comment le vivez-vous ?

Ça ne me perturbe pas. En équipe de France jeunes (U20), en pro, je m’y suis habitué. Au contraire, ça me fait plaisir, ça me fait du bien. Mais je ne vais pas arriver et mettre trois buts à chaque match. Je ne vais pas tout révolutionner. Le coach (Laurent Peyrelade) est très content de ma venue. Il compte sur mon expérience dans un groupe jeune. Ça aussi, ça me fait du bien.

Vous avez assisté aux deux rencontres face à Tarbes et Nice II (1-1). Qu’en avez-vous pensé?

J’ai d’abord été surpris qu’il y ait autant de monde! On sent une vraie ferveur, un attachement à ce club. Et dans le jeu, Rodez a proposé des bonnes choses. Mais à chaque fois, le scénario a été cruel...

Vous en avez eu des fourmis dans les jambes?

Ça me donne envie, oui. Surtout sur un tel billard. Mais pendant trois mois, je ne me suis pas beaucoup entraîné. J’ai besoin de retrouver mon physique. En attendant d’être qualifié, je vais pouvoir me préparer. Il n’y a plus qu’à !

  • Son curriculum vitae 

- Né à Rodez le 27 février 1989 (27 ans).

- Milieu défensif.

- Équipe de France U20 (5 sélections).

- Parcours : Sévérac-le-Château (2000-2002), Millau (2002- 2004), Sochaux centre de formation (2004-2009), Sochaux (2009-2014, Ligue 1), Paris FC (2014-2016, L2, National).

- Palmarès : coupe Gambardella 2007 avec Sochaux, accession à la Ligue 2 (2014-2015).

Maxime Raynaud
Voir les commentaires
Réagir