Cap’Cinéma. «All That Jazz a trouvé sa place à Rodez»

  • Didier Bergen, à gauche, et Yann Marie, directeur de Cap’Cinéma Rodez, à droite.
    Didier Bergen, à gauche, et Yann Marie, directeur de Cap’Cinéma Rodez, à droite. Lola Cros / Lola Cros
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À quelques jours du premier concert de la saison, le 8 octobre prochain, le directeur de la programmation, Didier Bergen, livre ses coups de cœur. Entretien

Musicien, directeur d’un club de jazz à Blois, Didier Bergen est à l’origine de la création du concept All That Jazz, en 2009, dont il assure la direction artistique depuis. Passionné de jazz, il voit en cette programmation itinérante dans six multiplexes Cap’Cinéma.

A l’aube de la neuvième saison d’All That Jazz, la quatrième au Cap Cinéma de Rodez, quel est votre sentiment ?

Je suis une nouvelle fois très fier de cette nouvelle programmation qui s’annonce éclectique, comme un voyage aux multiples émotions, qui ouvre le spectre du jazz. J’ai vu sur scène chacun des artistes avant de les programmer : il émane de leurs concerts une véritable générosité et l’envie de donner au public.

Comment est né All That Jazz, ce concept que l’on dit unique en Europe ?

En 2008, j’étais au cinéma, à attendre un film qui n’arrivait pas, quand j’ai eu le déclic. Le cinéma a tout d’une salle de spectacles. Et puis j’avais le souvenir des vieilles salles de cinéma, un véritable lieu de vie avec ses ouvreuses, ses entractes, ses chansonniers. Quelques mois après, je proposais à Philippe Dejust, le PDG de Cap’Cinéma, mon idée. Le concept est unique car il repose sur des artistes d’envergure internationale, dans de toutes petites salles intimistes qui créent une proximité évidente avec une acoustique et un confort irréprochables. C’est une façon originale d’ouvrir un espace au jazz qui, dans les villes moyennes, trouve rarement sa place.

L’an passé à Rodez, 4 concerts sur 5 affichaient complets, avec 1 700 spectateurs. Il semble qu’All That Jazz ait trouvé son public ?

Nous arrivons en complément de l’offre culturelle présente sur la ville,. Pour un festival qui fonctionne sans subvention publique, nous avons trouvé notre place. Aussi, le public ruthénois commence à nous faire confiance même s’il ne connaît pas tous les noms de la saison. Chaque artiste est un pari, mais le plus gros challenge c’est de dire au gens : «Venez, vous ne serez pas déçus». 

Lola Cros
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