Rodez

Avec l’Estivada, Rodez ouvre jusqu’à samedi sa parenthèse occitane

  • Jusqu’à samedi, Rodez va vivre au rythme de l’Estivada.
    Jusqu’à samedi, Rodez va vivre au rythme de l’Estivada.
  • Avec l’Estivada, Rodez ouvre jusqu’à samedi sa parenthèse occitane
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Il y a quelques années de cela, Nadau, véritable star de la langue occitane, qu’il chante chaque année devant plusieurs milliers de personnes, livrait à propos de l’Estivada : « Cela reste un endroit unique dans le temps et l’espace. Dans ce festival, il n’y a rien d’autre que le drapeau de l’occitanie qui flotte. C’est une parenthèse, dans laquelle on ne parle qu’occitan. »

Ce soir, à nouveau, il ouvrira la parenthèse sur la grande scène de l’esplanade des Ruthènes. Celle où se succéderont Goulamas’k et les Motivés vendredi, Paban das Baul et Manu Théron, Lou dàvi en Dub, Minima social Club le samedi. Dans cette parenthèse, un air nouveau va cependant souffler sur la scène de l’Estivada. La mairie de Rodez, qui a repris en régie, pour la deuxième année consécutive, l’organisation de ce festival, a invité une autre « star ». Une star qui va de festivals en festivals. Il s’agit de Cali.

Artiste engagé s’il en est, sa présence à Rodez peut s’expliquer par sa défense de la culture régionale lorsqu’il crie haut et fort son attachement au pays catalan. Ce qui n’est d’ailleurs pas passé inaperçu à l’heure du choix du nom de la nouvelle région Occitanie ! Sa présence ne peut toutefois cacher la volonté des organisateurs de donner un écho plus large à son festival. Car voir Cali et Nadau gratuitement le soir de la première, c’est l’assurance pour la ville d’attirer la foule. Et réussir une belle entrée en matière.

C’est peut-être aussi une manière de définitivement relancer ce festival qui, fut un temps, pouvait être présenté comme « le » festival de la culture occitane. Certes, il est loin le temps où l’Estivada s’étirait sur cinq jours, voyait plus d’une cinquantaine d’artistes se succéder sur les différentes scènes.

Mais cette nouvelle édition de l’Estivada de Rodez promet quelques beaux rendez-vous pour les chantres de la langue et de la culture d’oc. Que ce soit autour de la danse sur la scène Balléti de l’esplanade des Rutènes, de la littérature aux Archives départementales (voir programme), ou de la musique sur la scène village. De beaux moments humains aussi autour des enfants notamment et des déambulations de rue.

Cela dans une ville, ou plutôt un département, celui de Jean Boudou, dont d’aucuns s’accordent à dire qu’il est un des fleurons de la littérature occitane, qui voue un attachement fort à cette langue occitane. Avec une calendreta venant d’acquérir sa propre école à Rodez, des écoles bi-lingues aveyronnaises en pointe dans la région, voyant leurs effectifs progresser régulièrement. C’est dire si l’Occitanie peut trouver en Aveyron un terreau fertile !

Ces trois derniers mois, d’ailleurs, au détour de plusieurs rendez-vous placés sous la bannière « en attendant l’Estivada », les organisateurs ont pu constater cet attrait. De quoi peut-être les conforter dans l’idée de « monter en charge » comme le souligne l’élu Francis Fournier. Tout en ne perdant pas de vue, dans cette jungle des festivals de l’été, que la défense de la langue régionale est pour l’Estivada la raison d’être de cette parenthèse qui ne demande qu’à être enchantée.

14 heures : farandole des enfants de l’esplanade des Rutènes à la MJC.

15 h 30 : spectacle « Gargamela » pour jeune public à la MJC. Une histoire contée et chantée avec des marionnettes.

De 16 heures à 19 heures en centre-ville : déambulation musicale avec « Autbòis de la mar ».

16 heures : spectacle-rencontre « Le point de vue des Rouges Georges, autour des dernières créations de Didier Tousis : Guiva-Roi/Letras au nin » aux Archives départementales (25 avenue Victor-Hugo).

17 heures : inauguration du festival, l’esplanade des Rutènes.

18 heures : Clémence Rousse Solo invite à la danse sur la scène Balèti (esplanade des Rutènes).

19 h 30 : concert de l’Escampe sur la scène « Village des producteurs », face au lycée Foch.

21 heures : concert de Nadau.

23 heures : concert de Cali.

10 h 30 : projection de Lo hussard sur lo teit (sous-titré français) à Cap’Cinéma.

14 heures : concert de San Salvador à la MJC.

14 heures : conférence d’Hervé Olivier, de l’association Le Souvenir occitan, autour de « 1217, année terrible » aux Archives

16 heures : projection-débat autour des « luttes occitanes à travers les fonds de l’INA », aux Archives.

De 16 heures à 19 heures en centre-ville : déambulation musicale de « Autbòis de la mar ».

18 heures : apéro littéraire, autour de l’actualité éditoriale occitane, esplanade des Rutènes.

18 heures : Laüsa invite à la danse, sur la scène Balèti

19 h 30 : concert des PP Prunes, sur la scène « Village des producteurs ».

21 heures : Goulamas’K.

23 heures : Motivés

10 h 30 : projection de « Paddington » (sous-titré en français) à Cap’Cinéma.

14 heures : spectacle de Florant

Mercadier, « L’Occitanie pour les nuls » (dès 7 ans) à la MJC.

16 heures : présentation théâtrale « Le vin bourru » de Jean-Claude Carrière, aux Archives.

De 16 heures à 19 heures en centre-ville : déambulation musicale avec « L’harmonie de Marcillac ».

18 heures : apéro littéraire autour de l’actualité éditoriale occitane, à l’« espace détente ».

18 heures : Trio Brotto Lopez Raibaud invite à la danse, sur la scène Balèti.

19 h 30 : concert de Cor de Vigne, « Village des producteurs ».

21 heures : Paban das Baul et Manu Théron.

22 h 30 : Lou Dàvi en Dub.

Minuit : Minima Social Club.

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