Bosch Rodez : « Les conditions ne sont pas réunies pour négocier un accord »

  • L’avenir de l’usine reste incertain.
    L’avenir de l’usine reste incertain.
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Centre Presse / Joel Born

Retardée d’une semaine, la première rencontre préalable aux négociations sur l’accord dit de transition souhaitée par la direction du groupe Bosch, en prévision de la modernisation de l’une des deux chaînes de fabrication d’injecteurs common rail, s’est déroulée, comme prévu, mercredi matin. Et comme l’on pouvait le craindre, ces premiers échanges n’ont pas vraiment été couronnés de succès, l’un des délégués syndicaux parlant d’une « non-réunion. ».

Lors de cette réunion, la direction de l’usine a présenté plusieurs pistes. Selon les informations relayées dans un communiqué par les représentants de l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, Sud), la direction du site envisage notamment le recours au chômage partiel (activité partielle) et ce dès 2018, sachant que la demande a été ouverte dès décembre 2017. Dans le cadre de l’activité partielle, 40 % des coûts devraient être pris en charge par l’employeur. Le groupe Bosch demande qu’à travers cet accord « plus de la moitié des coûts soient pris en charge par l’ensemble des salariés. »

Parmi les autres pistes soumises par la direction, on relève « la mise en place de formations et de polyvalences pendant la période de l’accord » ; « la révision de l’accord temps de travail sur cette période » ; « l’aménagement du temps de travail pour les seniors, mais pas de plan de préretraite ». Toujours selon les informations rapportées par l’intersyndicale, la direction souhaite « encourager la mobilité sur le territoire ainsi que la mise à disposition des salariés pour des entreprises d’Occitanie. »

Pour l’intersyndicale, cette première réunion n’a apporté « aucun éclaircissement sur l’emploi, la charge de travail, la transition industrielle et l’avenir du site. » En l’état actuel des choses, pour l’intersyndicale, « les conditions ne sont pas réunies pour rentrer dans une négociation sur un nouvel accord. »

« En 2014, il y avait un volume global (IPN) de 22 millions d’injecteurs à produire. 24 millions d’injecteurs sont planifiés dans l’IPN de 2021 et Rodez n’aura plus qu’une seule ligne CRI. Bosch profite du scandale du diesel pour délocaliser ses productions dans les pays à bas coûts (NDLR : En Turquie notamment). Actuellement, une baisse de 10 % des volumes dans l’IPN entraîne une baisse de 40 % des volumes à Rodez. »

Parallèlement, les cinq parlementaires aveyronnais ont de nouveau interpellé le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Dans un courrier qu’ils lui ont adressé jeudi 8 février, ils évoquent les récentes annonces du groupe Bosch, en ces termes : « Il ressort de ces échanges que le groupe serait prêt à moderniser une des deux chaînes de fabrication, sans préciser pour le moment les délais de mise en œuvre de cette mise à niveau, et n’aurait pas de stratégie précise pour le reste de l’activité. » Et de solliciter une nouvelle entrevue pour « définir une stratégie collective vis-à-vis du groupe Bosch, en présence des représentants des personnels du site. »

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