VIDÉO. Musique : l’Aveyronnais Lionel Suarez sort un album sur un air de tango

  • Avec ses compères, Lionel Suarez (c’est le moins chevelu) s’est plongé dans l’univers de Carlos Gardel.
    Avec ses compères, Lionel Suarez (c’est le moins chevelu) s’est plongé dans l’univers de Carlos Gardel.
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C’était en 2009, Lionel Suarez s’en souvient bien. Forcément, c’était lui l’élément déclencheur de l’aventure.

« Cela a commencé à Toulouse, pour le festival Jazz sur son 31, raconte-t-il. On m’avait demandé e faire quatre soirées qui s’appelaient Une heure avec, avec moi donc. Et d’en faire une autour de Claude Nougaro. Mais j’avais déjà fait ça. Et puis le nom de Carlos Gardel est venu. Il est très lié à Toulouse, a priori il y est né, en 1890. Je me suis alors plongé dans l’univers de Carlos Gardel, et je me suis rendu compte que je connaissais bien, en fait, je ne me savais pas aussi proche de lui. »

Et pour cause : du côté de Bertholène, Louis et Antoine, son grand-père et son père, tous deux accordéonistes, faisaient guincher les villageois aveyronnais dans les bals musette, et Lionel, cet « enfant du bal » comme il aime à se définir, a baigné tout naturellement dans ce répertoire du piano à bretelles, où Gardel avait sa place.

« Il a connu un succès immense dans le monde entier, et certaines de ses chansons comme Silencio ou La cumparsita avaient intégré le répertoire du bal partout en France. C’était un précurseur, il a inventé le tango chanté : avant, le tango était surtout musical, ou avec des textes sous forme de déclamation. »

Mais outre l’œuvre de Carlos Gardel, Lionel découvre avec délectation la vie agitée de l’icône du tango. « C’était un personnage incroyable, commente Lionel, il a tout du personnage romanesque, en plus il est mort dans un accident d’avion, et je pense qu’il a toujours entretenu cette espèce de mystère autour de lui, de son histoire. Il a dit toujours qu’il était né à deux ans et demi en Argentine. C’est le gars qui a toujours brouillé les pistes, en même temps il était sociable, avec un charisme incroyable. À Rio de la Plata, il y a une statue de Carlos Gardel, qui tient une cigarette allumée. Les gens viennent toujours lui mettre une nouvelle cigarette ! »

Et il y a aussi le mystère autour de sa naissance. « Pour les Argentins, la question ne se pose pas : il est né à Toulouse. Mais ils Uruguayens disent qu’il est né dans leur pays. Je crois qu’il jouait sur ça, c’était pendant la Première guerre mondiale ; ce mystère autour de sa naissance lui a permis d’éviter l’appel sous les drapeaux en France. »

Il y a même une autre théorie, non « suivie par les historiens » : Carlos Gardel serait d’origine aveyronnaise !

« Son vrai nom, c’était Charles Gardes. Sa mère s’appelait Berthes, et certains sites disent qu’elle était originaire de Saint-Geniez-d’Olt. Et que peut-être ses parents seraient partis en Argentine, l’histoire de Pigüe et tout ça. Sur scène, je dis que finalement, cette théorie m’arrange bien. Mais Minino Garay, qui est Argentin et qui connaît bien l’histoire de Pigüe, qui est très importante là-bas, ça le fait rigoler. Il dit : mais c’est pas possible, vous les Aveyronnais, vous avez envie que tout vous appartienne ! Évidemment, ça nous fait bien rire, et même encore aujourd’hui, on joue encore sur ça quand on est sur scène. »

Car si l’histoire de ce Quarteto Gardel a été lancée par Lionel en 2009, l’aventure continue encore. « Après la première, on s’est dit c’est pas possible, on ne peut pas faire ça qu’une fois. C’est vrai, il s’est passé un truc magique. En plus, la formule est assez originale : trompette, accordéon, violoncelle, percussions... Alors de temps en temps, quand on nous appelait, et que nos emplois du temps le permettaient...»

Avec donc Minino Garay aux percussions, la chef d’orchestre Airelle Besson à la trompette, Vincent Segal au violoncelle et donc Lionel. Comme il y a neuf ans, et en toute amitié.

Et enfin un album qui, s’il comprend quelques œuvres de Carlos Gardel, n’est pas pour autant tango tango, mais recèle des compositions originales. En phase avec la vie mouvante de Carlos Gardel. Un parfum de légende, peut-être : « Gardel doit veiller sur nous », conclut Lionel.

« Quarteto Gardel », chez Bretelles Prod., sortie le 30 mars.

Centre Presse / Laurent Roustan
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