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Négociations Bosch Rodez : 840 000 € de plus prélevés dans la poche des salariés ?

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    Négociations Bosch Rodez : 840 000 € de plus prélevés dans la poche des salariés ?
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L’avenir de l’usine Bosch d’Onet-le-Château n’est toujours pas réglé. Mercredi, se tenait la troisième réunion de négociation sur l’accord de transition 2018-2021 et ça continue de coincer, la direction de l’entreprise et l’intersyndicale n’étant pas parvenus à trouver un point d’accord.

Comme le rappelle l’intersyndicale, dans un communiqué adressé aux salariés, lors du protocole de fin de conflit, la direction s’est engagée à prendre à sa charge 15 % maximum du coût résiduel de l’activité partielle, qui pourrait survenir pour les 4 prochaines années. Après plusieurs suspensions de séances, aucun compromis n’a pu être trouvé sur le coût résiduel qui impactera le salarié.

Pour ce calcul, la différence provient du nombre global annuel d’heures travaillées. Sollicité par l’intersyndicale, le commissaire au redressement productif a confirmé une durée annuelle légale du travail en France de 1 607 heures, pour un coût résiduel de 28 %. La répartition serait alors de 15 % pour Bosch et 13 % pour les salariés. Pour « une équité de façades », la direction de l’entreprise a souhaité que ce coût soit relevé à hauteur de 30 %, soit 15 % pour chacun.

Ces 2 % d’écart représentent une « perte » de 840 000 € pour l’ensemble des salariés jusqu’en 2021. Des propositions jugées totalement irrecevables par l’intersyndicale, qui s’interroge : « Comment mettre sur un pied d’égalité la contribution de 1 445 salariés, face à une multinationale, qui pèse près de 80 milliards de chiffres d’affaires annuel ? » La prochaine réunion de concertation est programmée le 16 mai.

Le Comité stratégique de la filière automobile à Rodez ?

Parallèlement, le président du Ceser, Jean-Louis Chauzy a écrit au ministre de l’Économie et des finances, Bruno le Maire, pour que le prochain Comité stratégique de la filière automobile ait lieu à Rodez, sur le site de l’usine Bosch. Cette demande a été relayée par plusieurs fédérations syndicales de la métallurgie. « Ce serait un signe fort envoyé au groupe et aux décideurs de Bosch », a notamment écrit Frédéric Sanchez, le patron des métallos CGT.

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