Via ferrata

Vertige de l’amour sur la via ferrata des gorges de la Truyère

  • Vertige de l’amour sur la via ferrata des gorges de la Truyère
  • Parcours bleu ou parcours rouge ? De toute manière,  les conseils, explications et autres mises en condition dispensés par Franck ne seront pas de trop avant de s’élancer sur  la via ferrata.
    Parcours bleu ou parcours rouge ? De toute manière, les conseils, explications et autres mises en condition dispensés par Franck ne seront pas de trop avant de s’élancer sur la via ferrata.
  • Monter une paroi rocheuse semble facile au premier abord. Mieux vaut pourtant être vêtu légèrement pour éviter de transpirer abondamment !
    Monter une paroi rocheuse semble facile au premier abord. Mieux vaut pourtant être vêtu légèrement pour éviter de transpirer abondamment !
  • Vertige de l’amour sur la via ferrata des gorges de la Truyère
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Nouvel épisode dans le cadre des activités de pleine nature à faire en Aveyron durant les grandes vacances. Aujourd’hui, casque vissé sur la tête, baudrier et mousquetons sur les hanches pour une virée en via ferrata dans le Nord-Aveyron.

Osez osez l’aventure ! Pour user ces souliers, direction le Nord-Aveyron. Précisément les gorges de la Truyère. Un endroit bucolique, où, à l’instar du pays millavois, n’importe qui peut s’essayer à une discipline en vogue : la via ferrata. Entre randonnée pédestre et escalade, elle attire les personnes à la recherche de sensations fortes. Le département n’est pas en reste avec plusieurs sites réputés (voir encadré). Parmi eux, le bois de Baltuergues, un des " dix plus beaux sites de l’Hexagone ", situé à quelques encablures de Sainte-Geneviève-sur-Argence.

Rendez-vous est donc pris avec Aloa nature, spécialisée dans les sports loisirs nature sur le territoire, et qui organise des sorties pour les débutants. Pour mener cette petite entreprise, Franck, moniteur encadrant, est de la partie. Spécialiste en escalade, il accompagne les groupes et sert d’éclaireur sur ces sentiers aériens. Une manière de ne pas connaître la crise. Autres éléments indispensables pour vivre une expérience réussie, à bénéficier du matériel adéquat : baudrier et mousquetons pour s’accrocher à la ligne de vie et casque visé sur la tête " en cas de chute de pierres ", précise le moniteur du jour.

Enthousiasme et appréhension

La vérification des équipements ainsi réalisée, il est temps de partir dans les méandres des gorges de la Truyère. Accroché à la ligne de vie le cœur s’emballe dès les premières marches. L’euphorie laisse place d’abord à une certaine appréhension. La première paroi rocheuse, d’une dizaine de mètres, donne le tempo. Vigilance, concentration et patience sont les maîtres mots pour éviter de paniquer devant une telle immensité. Le passage des mousquetons d’une portion à une autre est calculé. La crainte de plonger dans le vide bien réelle. Après un départ délicat, chaque participant se prend au jeu et emmagasine de la confiance. L’instant où se présente alors un nouvel obstacle se dresse : un pont de singe, avec pour seul passage une corde tirée sur quelques mètres au niveau des pieds. Appel cette fois-ci à la dextérité, afin de bénéficier de meilleures sensations. Rebelote quelques mètres plus bas avec le passage d’un pont en bois. L’œil est cette fois attiré par la cascade dévalant le flanc rocheux. L’aventurier parti à la conquête des gorges de la Truyère pourrait presque se voir dans le Vercors, sauté à l’élastique.

L’allure est modérée mais gare à ne pas faire du surplace. Ouvertes à tous, les via ferrata ne désemplissent pas. Surtout en période estivale. Les spécialistes du genre, munis de leurs mitaines, dévalent les pistes aériennes à vitesse grand V. " Certains gèrent plus facilement la descente que la montée et d’autres sont plus à l’aise en grimpant ", assure Franck, vigilant sur les aptitudes affichées par les néophytes.

 

 

De la sueur en montée

Une heure d’exercice et le Bois de Baltuergues impose un choix : partir sur la voie rouge, plus corsée, avec une montée finale de 70 mètres sur une paroi rocheuse. Ou privilégier la version bleue, plus accessible. La fatigue, accumulée au cours de cette première sortie, pousse vite à devenir raisonnable. La remontée, pourtant, est des plus périlleuses. Au lieu d’escalader 70, ce sont 30 mètres qui sont proposés aux débutants. L’exercice, excitant sur le papier, peut vite virer au cauchemar pour les personnes sujettes au vertige. Placé contre un immense bloc rocheux, on hésite à jeter un œil dans son dos. Lorsqu’on est tenté de le faire, se présente à nous l’immensité de ces gorges et la couleur bleue pétrole de la Truyère.

Une bonne suée plus tard, l’aventurier d’un jour touche enfin à son but. La forêt réapparaît, et avec elle, le point de départ de la via ferrata.

Avec cette impression d’avoir dans ses souliers des montagnes de question, mais en sachant que, peut-être, subsiste son écho.

Renseignements et réservations sur la page Facebook d’Aloa nature, sur le site internet www.aloa-nature.fr ou au 07 52 03 66 48.

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