Risques miniers : l'exaspération des "victimes"

  • Le PPRM attise l’exaspération des « victimes »
    Le PPRM attise l’exaspération des « victimes »
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Centre Presse Aveyron

Depuis son élaboration, et malgré de très nombreuses critiques émanant tant des élus que des particuliers, l’État fait la sourde oreille et n’entend pas revenir sur ce plan de prévention des risques miniers contestable.

C’est à la salle Émile-Zola de Combes que l’Association des victimes des aléas miniers du bassin decazevillois (AVAMBD) avait donné rendez-vous à tous ceux qui sont plus ou moins impactés par l’application du plan de prévention des risques miniers (PPRM).

Pour Jean Poux, le président de AVAMBD, créée en 2017 et qui compte 350 adhérents, " l’affluence de ce soir, environ 200 personnes, nous encourage dans la poursuite de notre travail. Vous êtes venus en nombre malgré la concurrence d’une soirée football à la télé, mais ce soir, ici, dans cette salle, nous sommes tous ‘‘bleu, blanc, rouge’’" –faisant référence aux couleurs utilisées par le PPRM pour différencier le degré de risques sur les zones impactées.

Il poursuit son intervention en soulignant : " Sur le nombre de PPRM établi sur l’Hexagone, seuls deux d’entre eux ont été annulés. Carmaux pour un vice de forme et Saint-Étienne. Il vous faut savoir que comme il nous l’a fait entendre par les voix de ses représentants l’État n’est jamais intervenu à aucun endroit. On nous fait même comprendre que nous n’avons pas à ‘‘râler’’ car ce PPRM n’impacte que 10 % des superficies totales des 6 communes concernées : Aubin, Cransac, Auzits, Viviez, Firmi et Decazeville. Depuis notre dernier rendez-vous, nous ne sommes pas restés les bras croisés. Nous avons interpellé la préfète et le sous-préfet, deux serviteurs de l’État qui nous ont répondu qu’ils étaient là pour faire appliquer le PPRM. Il faut savoir que ce PPRM a été instruit par les services de l’État et que ce sont 15 sociétés d’État qui y ont travaillé ou y travaillent et que, donc, elles ne vont pas agir contre leur employeur. Pour le particulier ou les collectivités, il faut donc faire appel à des cabinets privés d’expertise des sols et des sous-sols, et même preuves à l’appui, difficile de faire infléchir quoi que ce soit.

Nous avons rencontré également la députée Anne Blanc, qui au sujet du PPRM nous a dit ‘‘au point de vue couleur, j’aurais préféré que l’on mette du vert à la place du rouge, cela aurait été moins choquant’’…".

Vers des actions coup-de-poing

En suivant, Jean Poux met en évidence toutes les nombreuses incohérences de ce PPRM, en s’appuyant sur des exemples concrets. Il ajoute : " Nous avons été corrects, convenables, polis… Mais on ne nous écoute pas. Alors, il nous faut hausser le ton, et je vous invite à nous donner des pistes ".

Certains pensent que c’est au porte-monnaie qu’il faut toucher l’État, car vu la chute de la valeur immobilière et foncière, l’État devrait dédommager les propriétaires qui subissent cette baisse. D’autres proposent de payer les impôts locaux à la Caisse des dépôts et consignations jusqu’à ce que les risques reconnus par l’État soient supprimés par ses soins. Certains avancent que l’union fait la force et qu’il faut absolument s’entourer de professionnels pour porter ce dossier.

Dans la salle, on note également " l’enfumage et le mépris de l’État " vis-à-vis de ses citoyens.

" Nous devons trouver des synergies avec la population et les élus locaux, tous les conseils municipaux ont voté contre le PPRM, car il en va de l’avenir du Bassin. Sans négliger l’aspect technique pour nous faire entendre, il faut agir et adopter une attitude plus revendicative. Pour cela, des actions coup-de-poing médiatisées risquent fort de s’inviter dans un proche avenir pour contrer ce PPRM ".

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