Carte scolaire

L’Aveyron perd six postes à la rentrée prochaine

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  • Des écoles risquent de perdre un enseignant à la rentrée.
    Des écoles risquent de perdre un enseignant à la rentrée. Archives J.A.T. / Archives J.A.T.
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Six postes perdus et quatre autres redéployés, pour 399 élèves prévus en moins en septembre 2019. Le département a connu pire…

à la rentrée prochaine, le département devra rendre 6 postes d’enseignants du premier degré à l’académie, auxquels s’ajoutent quatre postes redéployés en Réseau d’éducation prioritaire (REP), essentiellement dans des classes de CE1 du Bassin.

La décision a été prise lundi au cours du Comité technique académique (CTA) au rectorat de Toulouse. La région Midi-Pyrénées se voit dotée de 55 postes supplémentaires… Qui ne suffisent pas à alimenter les besoins de la Haute-Garonne (79 postes pour 767 élèves de plus). Chaque département doit donc, peu ou prou, y contribuer.

L’Aveyron est le département qui perd le plus de postes… Et le plus d’élèves à la rentrée 2019 : selon les prévisions, ce sont 399 écoliers du premier degré qui viendraient à manquer.

Le ratio entre la perte de postes et celle du nombre d’élèves tempère quelque peu les colères syndicales. "Ce n’est pas une carte “saignante” comme on aurait pu le craindre. Avec près de 400 élèves en moins selon les prévisions, on s’attendait un peu à devoir lâcher des effectifs enseignants", relève Antoine Cantais, cosecrétaire départemental du SNUipp-FSU. Et la directrice académique des services de l’éducation nationale (Dasen), Armelle Fellahi le confirme : "L’an passé, pour 190 élèves de moins, l’Aveyron avait dû rendre 10 postes. La rectrice d’académie a été particulièrement vigilante sur la situation des départements ruraux : on travaille donc à ce que la carte scolaire soit la plus douce possible".

Des classes moins surchargées ?

"Il faut quand même préciser que la situation sociale se dégrade dans les classes : il demeure important de se mobiliser pour retrouver des effectifs plus acceptables dans celles-ci", reprend Antoine Cantais. Le syndicat promet d’être vigilant dans la répartition des postes notamment. Un Comité technique spécial départemental (CTSD) doit avoir lieu le 11 février. On saura alors quelles sont les écoles qui risquent de perdre des postes et celles qui pourront en gagner.

Christophe Cathala
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