Le musée Urbain-Cabrol de Villefranche devient le MUC

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  • Double expo au musée.
    Double expo au musée. Paulo Dos Santos
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    Le musée Urbain-Cabrol de Villefranche devient le MUC. Paulo Dos Santos
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Le partenariat entre le musée villefranchois et celui des Abattoirs, à Toulouse, permet d’ouvrir de nouveaux horizons artistiques.

Le partenariat entre le musée d’art contemporain les Abattoirs de Toulouse et le MUC (Musée Urbain-Cabrol) de Villefranche ne date pas d’hier. Logique dès lors que le nouvel espace (il double la superficie du musée initial de la place de la Fontaine) a été remis au goût du jour dans les locaux du défunt "Prisunic" pour s’inscrire dans l’hommage aux 80 ans de la Retirada Espagnole. D’autant plus que dans la ville résonnent encore les mots de la langue qui roule, tant "l’Espagne agitait un peu sa corne" aussi dans la bastide.

Donc, en lien avec le programme d’art contemporain pensé par les Abattoirs, avec la méga expo Picasso investissant ses locaux de la " ville rose ", autour de la thématique " Je suis né étranger ", le MUC répond en écho à la démarche.

Quatre artistes venus d’horizons lointains

Naît-on étranger ou le devient-on ? Pour qui est-on étranger ? Si beaucoup de départs sont dictés par le cours de l’histoire, lorsque le voyage s’impose, que cela soit pour la vie ou pour une heure, il est facile de ressentir ce qu’est être "un étranger parmi les hommes" comme l’écrivait Camus. Autour de l’exposition baptisée "L’Espoir" en pensant aux scènes du film de Malraux tournées sur la place Notre-Dame, quatre artistes venus d’horizons les plus éloignés ont accroché leurs œuvres depuis le 29 mars au MUC. Il y a la Malgache Malala Andrialavidrazane, l’artiste des îles des Caraïbes Hessie, le Chilien Alfredo Jaar, et l’Argentine Liliana Porter. L’espoir étant le moteur de tous ces mouvements migratoires, la réunion de ces créateurs porte un certain regard sur ce qu’est la frontière… et le déplacement.

La preuve par deux

Parallèlement à l’exposition "L’Espoir", qui court jusqu’au 9 juin toujours, dans la partie ancienne du MUC – mais dans un espace entièrement rénové –, une collection d’art russe, fonds propre du musée, sera mise en valeur. Sous le titre "Illusion réaliste", des œuvres du couple Lev Tchistosky et Irena Kestova seront mises en avant.

Ami d’André Breton, principal animateur et théoricien du mouvement surréaliste, le couple découvrira le Lot, et particulièrement Saint-Cirq-Lapopie cher à Breton. Ils achetèrent une maison dans le village de Cénevières, dans laquelle ils s’installèrent définitivement, après la Seconde Guerre mondiale durant laquelle Tchistovsky fut interné deux ans dans un camp de prisonniers.

Ils passeront la fin de leur carrière à peindre les roses et les orchidées qu’ils font pousser dans leur serre. À la mort de son mari en 1969, Irena fit don de plusieurs de ses toiles au musée Urbain-Cabrol de Villefranche. D’autres sont conservées au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Preuve, s’il en fallait une que le MUC a pas mal de "réserves" en matière de peintures, de sculptures et autres. Les exposer, conjointement aux œuvres de "L’Espoir" prolonge cette volonté d’évoquer l’exil, comme cette cicatrice qui ne se refermera jamais vraiment.

En attendant l'hommage à Pierre Soulages

Le « Siècle Soulages » pour marquer les cent ans du maître de l’Outrenoir ne sera pas célébré qu’à Rodez. Et tout naturellement, le musée Urbain-Cabrol a décidé de s’associer à cet hommage au plus grand artiste français vivant.. Celui-là même qui avait personnellement prêté son célèbre vase fabriqué avec les Ateliers de Sèvres au musée Urbain-Cabrol dans le cadre de l’exposition « Céramiques d’artistes » en 2016.
Afin de marquer au mieux cet évènement, en se singularisant et en restant dans la ligne de conduite qui est la sienne, le MUC a choisi de présenter le travail pictural de l’artiste aveyronnais en le mettant en dialogue avec les œuvres de son ami franco-allemand Hans Hartung. 
L’exposition qui se déclinera de fin juin prochain jusqu’au 22 septembre proposera des œuvres prêtées pour l’occasion par le Fonds régional d’art contemporain (Frac) Occitanie, ainsi que par le Centre Pompidou de Paris.  
Aux travaux de Soulages et d’Hartung s’ajouteront, pour le plaisir des yeux les œuvres de Dado acquises par la commune et une sélection de peintures appartenant à des collectionneurs privés. À coup sûr, sans présager de l’avenir, un des temps forts de l’été sur le territoire en matière d’exposition. Le MUC imposant ainsi, petit à petit, son exigence à travers l’expertise de Luc Tournemire qui a réussi à s’ouvrir bien des portes auprès de professionnels et de conservateurs.

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