Festival "Mur Murs"

Jo Di Bona, le starter du street art à Decazeville

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  • Son œuvre, avenue Victor Hugo et son second gorille, avenue Paul-Ramadier à Fontvergnes.
    Son œuvre, avenue Victor Hugo et son second gorille, avenue Paul-Ramadier à Fontvergnes. Repro CP / / Repro CP
  • Jo Di Bona a inventé la technique du pop graffiti.
    Jo Di Bona a inventé la technique du pop graffiti. Repro CP / / Repro CP
  • Jo Di Bona,  le starter du street art
    Jo Di Bona, le starter du street art Repro CP / / Repro CP
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Sous l’égide de la communauté des communes, la 3e session du festival street art "Mur Murs" se déroulera durant les vacances de Toussaint.

Il est peut-être temps de se focaliser sur Jo Di Bona qui est le starter, le déclencheur de cette aventure artistique exceptionnelle. Il en est même devenu le parrain.

On connaît le début de l’histoire. Jo, dont ses beaux-parents habitent à Pruines, a eu un coup de cœur pour le Bassin decazevillois et la zone du centre, évoquant son riche passé industriel : "quelque chose se dégage d’ici qui ne s’explique pas". Lors d’un séjour aveyronnais, il y a peint son premier gorille et a failli terminer en prison ! Heureusement, les élus ont été à l’écoute et apprécié la démarche culturelle de l’artiste qui les a initié au street art. Via Nicolas Viala, Xavier Duminy et Marine Petit, le festival a été lancé avec Amélie Vielle, la compagne de Jo, comme directrice artistique qui a su attirer à Decazeville les meilleurs graffeurs français et quelques étrangers. Le résultat est époustouflant et redynamise la ville, la colore, l’égaye.

Mais on connaît moins l’homme et son parcours d’artiste. Né à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l’école il faisait le mur pour aller peindre… des murs ! Toutefois, au lycée il fréquenta des classes d’arts plastiques qui étaient voisines de celles de musique. Son univers créatif se met en branle. Notre personnage devient un boulimique, un touche à tout : outre le muralisme, il écrit des recueils de poésie, des pièces de théâtre, des chansons, fait partie d’un groupe de rock. En 2012, son groupe musical se dissout et il s’en retourne à la peinture.

Dans la foulée, Amélie devient sa compagne. Tous deux forment un couple d’artiste complémentaire, elle est aussi son agent et l’aide dans ses créations.

Inventeur du pop graffiti

Couronné du prestigieux prix de la Fondation EDF, en 2014, Jo rencontre un succès fulgurant grâce à sa technique qu’il a lui-même mis au point : le pop graffiti, en associant une sous-couche de peinture, du collage, du découpage, diverses influences et de la culture pop. Certaines de ses toiles sont exposées avec les plus grands grapheurs new-yorkais et sont vendues.

"Fauviste des temps modernes, il mélange les couleurs et les mouvements pour créer des visages empreints de poésie, d’émotions et de joie de vivre". Il s’affiche désormais dans les rues des villes du monde entier, sachant également qu’une de ses productions a été exposée au siège de l’ONU.

Jo et Amélie ont été formels, "un tel festival ne pouvait se réaliser en Aveyron qu’à Decazeville", disposant d’une âme en adéquation avec cette forme d’art, qui côtoie donc des métropoles comme Paris, New-York, Londres, Madrid, Hong Kong, etc., quel privilège ! Jo Di Bona est attachant, souriant, même sous son masque de protection. Dans ses yeux, on lit le regard à la fois mutin et concentré de l’artiste tout entier dévolu à sa tâche, ainsi que de la tendresse qu’il porte à l’humain. Dans ses œuvres, il rend aussi bien hommage aux grands personnages de l’histoire qu’aux inconnus de passage. Il aime murmurer : "le plus important, c’est le partage".

Correspondant
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