Chasse - Pêche

Les chasseurs veulent élucider le mystère de la bécasse brévirostre

  • On peut comparer la longueur des deux becs.
    On peut comparer la longueur des deux becs.
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Une bécasse brévirostre, c’est une bécasse dont le bec est bien plus court que la moyenne. Les brévirostres sont en effet des bécasses dont le bec est inférieur à 50 millimètres. En moyenne, la longueur du bec d’une bécasse normale est autour de 7 cm. Le premier cas de bécasse brévirostre a été signalé en Bretagne en 1933. Depuis, ce sont seulement plusieurs dizaines de cas qui ont été révélés. Ce qui fait que la prise d’un tel oiseau reste exceptionnelle. À tel point que l’on ne sait toujours pas réellement expliquer quelles sont les causes de ce bec bien plus court que la moyenne. Les études ont tantôt mis en avant l’effet des pesticides ou de la radioactivité, d’autres ont évoqué une origine génétique. Encore certains auteurs parlent d’un manque de vitamines ou d’oligoéléments. Ailleurs, dans la littérature spécialisée on évoque la possibilité d’une blessure survenue sur le bec alors que l’oiseau n’était que poussin. Il faut bien comprendre que si les bécasses ont un long bec, c’est surtout pour mieux trouver leur nourriture. Nourriture essentiellement composée de vers de terre. Et pour capturer les fameux lombrics, il faut pouvoir enfoncer son bec profond dans la terre. Aussi, on imagine sans peine le caractère handicapant pour une bécasse dont le bec serait trop court.

Une anomalie naturelle

Quoi qu’il en soit, quand Louna, la chienne setter anglais se met à l’arrêt dans un bois de l’Acca de Rignac, Arnaud Frechou sait pertinemment qu’elle a trouvé une bécasse. Cependant, quelle surprise à la découverte de l’oiseau. Son bec si caractéristique est comme atrophié, réduit à 4,5 cm. La bécasse en excellent état accusait 321 grammes sur la balance. Devant les questions posées par une telle anomalie naturelle, le Réseau Bécasse de l’ONCFS, en collaboration avec l’école vétérinaire de Nantes, a décidé de s’intéresser à ce phénomène qui demeure un mystère. Les investigations se feront à différents niveaux : radiographie complète de l’oiseau collecté pour une description détaillée et une recherche d’autres anomalies éventuellement associées ; recherche de toxiques dans les viscères ; analyse isotopique des plumes collectées. Les résultats sont attendus avec impatience.

CORRESPONDANT
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