Industrie

Viviez : les Chinois écartés de la gestion de Jinjiang Sam

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  • Le 11 décembre dernier, les salariés avaient exprimé leur défiance envers la direction chinoise.
    Le 11 décembre dernier, les salariés avaient exprimé leur défiance envers la direction chinoise. Repro CP / DDM / Repro CP
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Le tribunal de commerce de Toulouse a placé la société en niveau 3 du redressement judiciaire.

Le 7 janvier dernier, le tribunal de commerce de Toulouse a pris une décision de prime abord juste technique mais importante pour l’avenir de la société viviézoise Jinjiang Sam. Or, la mission des administrateurs judiciaires a été modifiée dans le cadre du redressement judiciaire prononcé en décembre dernier. Ainsi, la société est passée du niveau 2 du redressement judiciaire (cogestion par les administrateurs et les investisseurs chinois) au niveau 3 (gestion uniquement confiée aux administrateurs judiciaires).

En vertu de cette décision, la direction générale chinoise est totalement écartée de la gestion de Jinjiang Sam. C’est ce que demandaient et attendaient notamment les salariés de la Sam et leurs représentants du personnel.

Sollicités, ces mêmes représentants du personnel n’ont pas souhaité s’exprimer maintenant mais ils le feront ultérieurement. Car les préoccupations sont loin d’être écartées, au regard de la situation économique de Jinjiang Sam.

Un CSE (comité social et économique) doit d’ailleurs se tenir cette fin de semaine, ne serait-ce que pour évoquer la prolongation des mesures de chômage partiel en vigueur actuellement au regard des commandes en cours. Par ailleurs, les représentants du personnel vont prochainement rencontrer la présidente de la région Occitanie.

En quête d’un repreneur

Reste que le niveau 3 du redressement judiciaire, décidé par le tribunal de commerce de Toulouse devrait permettre une recherche plus sereine d’un éventuel repreneur de la société.

Pour autant une solution devra aussi être trouvée pour la question du foncier et de l’immobilier (bâtiments et terrains) propriété d’une SCI (société civile immobilière) détenue par les investisseurs chinois.

Plusieurs scénarios sont possibles : soit les Chinois demeurent propriétaires et louent à la société d’exploitation dans le cadre d’un bail (situation actuelle) ; soit les Chinois vendent au repreneur de la société d’exploitation ; soit les Chinois vendent à un autre investisseur qui louera à la société d’exploitation dans le cadre d’un bail.

Cela pourrait être un investisseur privé voire une collectivité publique qui pourrait alors en ce cas louer foncier et bâtiment à la société d’exploitation dans le cadre d’un atelier relais. Jean-Louis Chauzy, président du Ceser (conseil économique social et environnemental régional) Occitanie privilégie cette dernière solution "pour tourner au plus vite la page des Chinois et pouvoir ainsi accompagner plus facilement le repreneur industriel. J’ai alerté la Région en ce sens pour voir les aides et les possibilités sur le foncier. Les services du ministère de l’économie et des finances, sont mobilisés à la fois sur la recherche d’un repreneur que sur la question du foncier", indique Jean-Louis Chauzy.

Le tribunal de commerce de Toulouse tiendra une audience d’étape dans le cadre du redressement judiciaire, ce vendredi.

GDM
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