Villefranche-de-Rouergue : émotion et campagne électorale au conseil municipal

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  • Beaucoup d’émotion pour Serge Roques à la fin de sa déclaration solennelle. Colette Lefèvre l’a ensuite remercié pour son action.
    Beaucoup d’émotion pour Serge Roques à la fin de sa déclaration solennelle. Colette Lefèvre l’a ensuite remercié pour son action. G.L. / G.L.
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Après dix-neuf ans de mandat, Serge Roques a clos le dernier conseil municipal de ses mandatures.

Beaucoup d’émotion dans la voix de Serge Roques, mercredi soir, à la fin de sa longue déclaration solennelle clôturant le conseil municipal. Le dernier d’une liste de deux cents tenus en tant que maire. "C’est une longue et belle période de ma vie qui s’achève. Je ne quitte pas la mairie sans nostalgie, ni regrets. Mais je pars fier de mon bilan et du travail accompli pendant dix-neuf ans, en toute transparence et en privilégiant l’intérêt général. Je continuerai d’être toujours utile à Villefranche, à ma place, en tant que citoyen engagé", a dit en substance Serge Roques.

Pour la minorité municipale, Éric Cantournet a souligné "les relations respectueuses, d’estime" qui ont prévalu pendant ces dix-neuf ans de mandat. "Nous nous sommes toujours retrouvés sur les grands dossiers."

Pour la majorité, Colette Lefèvre a insisté sur "le courage politique, la pugnacité, la persévérance, la capacité de travail, la sagesse, le sens de l’humain" de Serge Roques. "Il nous a toujours montré le chemin". Ensuite l’assemblée, parmi laquelle plusieurs conseillers ne seront également plus là après le 15 mars, s’est levée pour une salve d’applaudissements.

Budget

Avant cet hommage, le conseil avait à voter le budget 2020. Si l’unanimité a été de mise sur les taux d’imposition, qui ne bougent pas (10,89 % pour la taxe d’habitation, 21, 38 % pour le foncier bâti, 90,41 % pour le foncier non bâti), il n’en a pas été de même pour le document budgétaire. Campagne électorale oblige. Les deux principaux candidats, Jean-Sébastien Orcibal et Laurent Tranier (le troisième, Philippe Cabot était présent, dans les rangs du public, particulièrement fournis mercredi soir) défendant chacun leur projet dans une partie de ping-pong. "Le groupe Atout Villefranche ne votera pas ce budget, car nous faisons des choix politiques différents (espace de convivialité à Henri Lagarde, emplacement de l’hôtel de police)", avait annoncé Jean Sébastien Orcibal, en début de débat. Pour sa part, Laurent Tranier a défendu les orientations de ce budget et notamment les investissements prévus. Serge Roques a apporté la voix du réalisme. "Nous sommes sur un budget de transition, qui, quelle que soit la prochaine équipe, subira des modifications. Nous votons ce soir un cadre."

Ce budget, présenté par Laurent Tranier, s’équilibre en fonctionnement réel à 13 242 247 € et en investissements réels à 8 629 162 €. "L’épargne brute nette est en augmentation et le niveau d’endettement en baisse. La commune est peu endettée (capacité de désendettement de 5,2 ans)", a défendu le premier adjoint. Mais le budget 2020 prévoit pour 3,22 M€ d’emprunts, dont 1,30 M€ pour le pôle culturel. 640 000 € sont aussi inscrits pour la voirie communale. Ce qui a fait réagir Éric Cantournet, reprochant à l’équipe en place de n’avoir mené aucune opération du plan quinquennal 2016-2020, établi avec le département "Il faudrait des élections chaque année", a-t-il ironisé. En tout cas, la campagne électorale s’est bien invitée à ce dernier conseil municipal des mandatures de Serge Roques.

Place Bernard Lhez, la Maison des sociétés et l’ancien tribunal vendus au Département

Après le budget, le deuxième gros dossier était la vente au département de bâtiments communaux de la place Bernard-Lhez (Maison des sociétés et ancien tribunal), au prix de 797 500 € (estimation des Domaines majorée de 10 %). Rappelons que le Département souhaite installer là sa Maison des solidarités, aujourd’hui rue Borelly. Il a mis une condition à cet achat : pouvoir en disposer à la fin de l’année 2021. « C’est là une opportunité à ne pas laisser passer », a défendu Serge Roques parlant « d’une opération inespérée » et de « l’intérêt supérieur de la ville ».
Laurent Tranier a appuyé dans le même sens. « C’est une excellente nouvelle pour Villefranche. Chacun peut mesurer l’ampleur de la transformation de la ville qui s’annonce. » Pour la minorité municipale, Jean-Sébastien s’est dit d’accord sur le principe de ramener du public en centre-ville, mais a posé des conditions : utilisation de la place Bernard-Lhez par les agents du département, esthétisme du bâtiment rénové et intégration avec la place. Après une demande de suspension de séance pour une entrevue avec le maire, Jean Sébastien Orcibal et son groupe ont voté la délibération, ayant obtenu des garanties de pouvoir négocier des clauses avant la signature de l’acte authentique qui n’interviendra qu’après le 15 mars.
Avant la séance, les conseillers avaient reçu un courrier des « Irréductibles du Villefranchois » leur demandant de ne pas voter la délibération, le texte présentant à leurs yeux « des incohérences et des imprécisions ».Se pose désormais pour la commune le problème du relogement des utilisateurs actuels (associations, CCAS, police municipale, services des festivités, CMPP).
Aussi, la proposition faite par les propriétaires de l’ancien laboratoire d‘analyses médicales de la rue Prestat de le céder à la commune pour l’euro symbolique, est la bienvenue. La commune va prendre à sa charge la taxe foncière 2020, soit 3 227 €.
 

Guy Labro
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