Solidarité : Cœur de soignant 12, la générosité illumine la pénombre

  • Camille Vezy (à gauche), Christine Corail (à droite) et Sylvie Vezy s’occupent de collecter les dons, chaque jour.
    Camille Vezy (à gauche), Christine Corail (à droite) et Sylvie Vezy s’occupent de collecter les dons, chaque jour. JEAN-LOUIS BORIES / JEAN-LOUIS BORIES
  • Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants.
    Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants. JEAN-LOUIS BORIES / JEAN-LOUIS BORIES
  • Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants.
    Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants. JEAN-LOUIS BORIES / JEAN-LOUIS BORIES
  • Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants.
    Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants. JEAN-LOUIS BORIES / JEAN-LOUIS BORIES
  • Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants.
    Particuliers comme professionnels donnent d’eux pour soutenir les soignants. JEAN-LOUIS BORIES / JEAN-LOUIS BORIES
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Voilà deux semaines qu’une vague de solidarité inonde la toile aveyronnaise. Le groupe Facebook « Cœur de soignant 12 » a été créé par une infirmière ruthénoise : Christine Corail. Et aujourd’hui, elle regroupe plus d’un millier de personnes prêtes à faire des dons alimentaires et matériels, aux soignants.

Tout est parti des premières annonces gouvernementales. Une quinzaine de jours plus tôt, Christine Corail a un déclic. « Le projet est né assez naturellement, de par ma vocation d’infirmière. Je me voyais mal ne rien faire pour mes collègues soignants. Et en entendant les premiers discours sur l’état avancé de la crise, j’ai trouvé : leur redonner du baume au cœur et de la reconnaissance grâce à des dons alimentaires », se souvient-elle.
Christine Corail est infirmière de nuit au centre hospitalier Sainte-Marie, à Olemps. Et soutenue par son compagnon, Rémi, et ses deux enfants, Paloma et Léandro, elle lance, au début du confinement, le groupe Facebook « Cœur de soignant 12 ». Rapidement, ce simple outil informatique devient une réelle et grande chaîne de solidarité.

Créer un lien

Dans ce contexte de confinement et de distanciation, internet et ses réseaux n’ont jamais aussi bien témoigné de leur utilité sociale. « Nous avons un outil exceptionnel : internet. Il permet de rassembler les gens dans une communauté, mais une communauté saine », explique Christine Corail. Aux premiers jours de l’épidémie, les centres hospitaliers et les Ehpad ont été impactés par la fermeture des restaurants et autres établissements culinaires. L’idée initiale de Cœur de soignant 12 était de créer une chaîne solidaire autour du secteur gourmand. « Tous les dons alimentaires permettent aux soignants de se régénérer, et surtout de créer un moment d’échange et de lâcher prise, au cours de journées qui sont loin d’être calmes », précise l’infirmière.
Et ce n’est pas parce que les Aveyronnais sont confinés chez eux, qu’ils ne répondent pas présents, bien au contraire. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 1800 personnes qui font partie du groupe. Et le nombre augmente chaque jour !
Un lien se crée. Et même, des liens se créent. Car en plus de récolter des paniers gourmands pour les soignants des établissements médicaux, le groupe joue le rôle de relais entre les soignants libéraux et des particuliers et entreprises. « Cœur de soignant a permis à plusieurs corps de métiers, qui avaient besoin de masques, de combinaisons, ou encore de housses de protection pour les voitures, d’entrer en contact avec d’autres professionnels, qui eux, ont du matériel », félicite Christine.

Apporter de la lumière dans ce contexte sombre

« Être soignant, ça coûte énormément, souligne la jeune femme, et ces dons, c’est le minimum que l’on puisse leur rendre, surtout en cette période sombre. » À travers les paniers gourmands que Christine Corail distribue avec ses collègues et amis, toute une communauté participe à apporter du réconfort au personnel médical.
Au début, elle a commencé par démarcher plusieurs enseignes locales, et a rapidement reçu des retours positifs : « Petit à petit, j’ai vu que les gens étaient touchés par l’initiative. » Boulangeries, grandes surfaces, coopératives… Les entreprises répondent présentes. « Les professionnels donnent et s’investissent énormément », s’émerveille-t-elle.
En plus des entreprises, de nombreux particuliers se mobilisent, au quotidien. « Chaque jour, à chaque point de collecte, il y a beaucoup de monde. Ils viennent, donnent, et reviennent. Ce sont des personnes extraordinaires », ajoute l’infirmière. Cependant, elle précise que les donateurs doivent prendre le moins de risques possible. Elle leur conseille d’aller faire leurs courses avant et de profiter de leur sortie pour déposer leur don.
Tous les jours, le groupe Facebook se remplit de jolis messages de soutien, mais aussi de photos prises par le personnel des établissements médicaux ruthénois. Tout sourire, ils posent à côté des paniers remplis de gourmandises en tout genre. « C’est magique de voir qu’on peut leur transmettre nos forces, avec ces paniers », se réjouit Christine.


Une source d’inspiration


Dans la tournée des collectes, Christine est bien accompagnée. Aux côtés de Sylvie Vezy, aide soignante à Sainte-Marie, de Camille Vezy, ancienne collègue et désormais infirmière dans le Nord-Aveyron, ou encore de certains de ses proches, elle collecte les dons, tous les soirs.
À 19h45, elles se rendent devant le centre hospitalier de Rodez, et y déposent les trois-quarts des paniers gourmands. Et aucun service n’est oublié ! Le quart restant est donné à un autre établissement ruthénois, qui change chaque jour : les Ehpad, les pompiers, ou encore Sainte-Marie.
« On ne peut pas se permettre d’aller au-delà du secteur ruthénois », remarque Christine. Et l’initiative de Cœur de soignant 12 a donné des idées, ailleurs dans le département. À Espalion, Villefranche-de-Rouergue et Decazeville, un projet similaire est en cours de réflexion.
La chaîne, qui ne comptait que quelques maillons au départ, s’agrandit et se renforce de jour en jour. Dans cette période sombre, la générosité semble même devenir contagieuse.

Les points de collecte

- 18h30 : Parking de l’Épi du Rouergue, à Bourran.
- 19h : Centre-ville de Rodez (lieu changeant)
- 19h30 : parking de la boulangerie Victoire, à la Gineste.
(Renseignements sur le groupe)
 

Margot Pougenq
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