Une "Pastorale africaine" à Laguiole avec Phot’Aubrac

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  • Vingt clichés exposent le lien charnel tissé entre les animaux et ces enfants, gardiens de troupeau. Vingt clichés exposent le lien charnel tissé entre les animaux et ces enfants, gardiens de troupeau.
    Vingt clichés exposent le lien charnel tissé entre les animaux et ces enfants, gardiens de troupeau. Photo de Hans Silvester
  • L’exposition est visible sur la place du taureau, à Laguiole.
    L’exposition est visible sur la place du taureau, à Laguiole. Centre Presse
  • Le photographe allemand, Hans Silvester.
    Le photographe allemand, Hans Silvester. Ph.H.
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Jusqu’au 30 septembre le photographe allemand Hans Silvester propose un travail autour des peuples de la vallée de l’Omo, en Éthiopie. Une exposition qui précède le festival Phot’Aubrac qui démarre le 17 septembre à Nasbinals et autour.

Depuis plus de 13 ans, Hans Silvester n’a de cesse de parcourir la vallée de l’Omo, en Éthiopie. "Le berceau de l’Humanité", aime à rappeler le photographe allemand.

Jusqu’au 30 septembre, et depuis vendredi soir, son exposition "Pastorale africaine" est visible sur le foirail de Laguiole, autour de l’imposant taureau. L’autre partie de l’exposition est présentée à la coopérative fromagère Jeune Montagne. Cette inauguration précède l’ouverture du festival Phot’Aubrac à Nasbinals et alentours, du 17 au 20 septembre.

Pour construire cette exposition autour de ces éleveurs semi-nomades, les Surma aussi appelés Suri, Hans Silvester est allé une quarantaine de fois à leur rencontre. " Au début, j’étais l’attraction, se souvient-il. Impossible de réaliser de bonnes photos alors que tous leurs regards étaient braqués sur moi. Puis, au fil des années, j’ai réussi à me faire oublier, à m’intégrer dans leur communauté. Pourquoi ai-je été attiré par ces peuples ? Ce sont d’abord les motifs géométriques peints sur leurs corps qui m’ont touché. Il y a quelque chose d’hypnotique. "

Environnement

Dès leur plus jeune âge, ces enfants accompagnent leurs pères menant le troupeau, s’enfonçant profondément dans les terres, et "ils apprennent le métier de bergers. C’est leur école à eux ! ". Ils vivent en symbiose avec leur environnement, et se nourrissent presque exclusivement de leur lait et de leur sang.

Hans Silvester a ainsi pu immortaliser la vie de ce peuple éthiopien au mode de vie ancestral. Un travail ethnographique et artistique salué dans le monde entier.

" J’attends que les frontières rouvrent pour y retourner, se réjouit le photographe, né en 1938. Les choses changent si vite dans ce pays et cette région du monde, et cela ne va pas dans le bon sens. Mais j’espère retrouver un peu de ce que j’ai laissé précédemment. "

Les premiers touchés par le changement climatique sont justement ces populations particulièrement vulnérables. Et celui qui n’a eu de cesse d’arpenter le monde, pose son regard sur notre environnement, et émet un jugement sévère : "Nous faisons vraiment n’importe quoi, tempête-t-il. Quand je vois ces élevages industriels, intensifs, je me dis que l’Homme a perdu une part de son humanité."

Justement, à travers son exposition "Pastorale africaine", Hans Silvester a aussi souhaité mettre en lumière ce lien entre l’Homme et l’animal : " Une relation intime et profonde où les enfants se blottissent contre les veaux. Alors que moi, je ne pouvais même pas m’approcher de la vache". Ce lien charnel tissé entre les animaux et ces enfants, gardiens de troupeau, peut se transposer aux plateaux de l’Aubrac où les "Hommes savent ce qu’ils doivent à l’animal. Ici, ils les respectent et cela se ressent dans l’attitude de ceux qui les élèvent".

Lien

D’ailleurs, l’idée d’exposer ces clichés autour du taureau de Laguiole est née de ce constat : "Autrefois, la façon de garder le troupeau était différente, mais pas tant que ça, explique Vincent Alazard, le maire de Laguiole. Nous retrouvons dans ces images ce lien qui existe toujours ici. Malgré la distance et la culture qui nous séparent."

 

Education artistique et culturelle

Dans le cadre d’un itinéraire d’Éducation culturelle et artistique proposé par Aveyron Culture, en partenariat avec l’association Phot’Aubrac et la mairie de Laguiole, le photographe Hans Silvester ira à la rencontre des élèves du village pour leur parler de son métier, de ses liens avec le peuple Suri. Aussi, une artiste céramiste, Léonor Salanié, interviendra dans les écoles pour réaliser avec les enfants des reproductions du taureau de Laguiole. Ces statuettes seront offertes à des enfants d’Éthiopie.
 

Philippe Henry
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