L'Aveyron de Carine Causse : "Naître aveyronnais, c’ est une chance"

  • Si le port d’attache de Carine Causse en Aveyron est le Vallon, entre Nuces et Marcillac, cette Montpelliéraine d’adoption est passionnée par la découverte de tout le territoire aveyronnais. Si le port d’attache de Carine Causse en Aveyron est le Vallon, entre Nuces et Marcillac, cette Montpelliéraine d’adoption est passionnée par la découverte de tout le territoire aveyronnais.
    Si le port d’attache de Carine Causse en Aveyron est le Vallon, entre Nuces et Marcillac, cette Montpelliéraine d’adoption est passionnée par la découverte de tout le territoire aveyronnais. repro cpa
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Née à Rodez, en 1968, d’un père aveyronnais (Pierre Causse, adjoint à l’urbanisme de Marc Censi à l’hôtel de ville) et d’une mère allemande, vivant avec sa famille près de Montpellier depuis une quinzaine d’années, elle a donné naissance à Keleris, une société de formation dont le métier est l’amélioration de la communication des managers et des équipes. Elle aussi très impliquée au niveau du handball : présidente du club de Villeneuve-les-Maguelone et nouvellement élue au conseil d’administration du comité de l’Hérault. Elle n’en oublie pas pour autant le département où elle est née et revient souvent.

Un lieu emblématique

La ferme de Roquesaltes, près de Saint-André-de-Vézines, sur le Causse Noir, perdue au milieu des rochers ruiniformes, dans un endroit incroyable de sérénité, où j’aime me promener.

Un souvenir fort

(Sans hésitation) Mes trajets d’étudiante de Rodez à Paris au retour des vacances ! Les deux premières années, je voyageais en train de nuit, de la toute petite gare de Nuces (encore ouverte à l’époque) jusqu’au réveil embrumé à la mythique Gare (avec un grand G !) d’Austerlitz. Ensuite, je faisais le trajet avec ma petite voiture, et je profitais de chaque regard sur le chemin qui me menait à l’autoroute. Deux arrêts rituels me rendaient le départ moins pénible : la provision de fouace à Laguiole pour régaler mes amis parisiens, et le dernier coup d’œil en arrière juste après le passage de la Truyère, comme une promesse de retour.

Un rituel, une habitude, quand vous êtes en Aveyron

Impossible de choisir. En voici deux, que je pratique avec un plaisir partagé. Faire découvrir à mes visiteurs la balade de Salles-la-Source à Saint-Austremoine, la petite église où je me suis mariée. On passe par la cascade et le hameau "fantôme" de Laroque, puis sous la corniche qui surplombe la vallée du Cruou et les vignes de Marcillac. Dans un genre complètement différent, j’aime profiter également de mes passages à Rodez pour flâner en centre-ville et habiller mes fils, qui apprécient particulièrement le sens de l‘accueil des commerçants ruthénois. Avec une mention spéciale pour la marque Abeyron, et son look discret et identitaire à la fois.

Une conviction

Naître aveyronnais, c‘est une chance ! Nous recevons en héritage l’expérience de la diversité (des paysages et des gens), la simplicité, le sens de l’effort, le goût du voyage et l’esprit d’entreprendre. La technologie nous permet aujourd’hui de voyager et d’entreprendre tout en restant ancrés dans nos territoires. Je vois des initiatives locales qui se multiplient pour accueillir des entrepreneurs, comme les pionniers d’Arvieu, Station A à Rodez, la Yess Académie à Villefranche-de-Rouergue ou le coworking PIngPong Cowork à Millau. Je suis donc très optimiste pour le développement économique à venir de l’Aveyron.

La carte postale idéale

Le Causse bien sûr. N’importe lequel, avec des cailloux pour la solidité, de l’espace pour l’oxygénation, du silence pour la réflexion... et des brebis pour la tradition !

Un personnage marquant

J’aurais pu citer une femme, Emma Calvé (née à Decazeville et décédée à Millau), qui courait de succès en succès au début du XXe siècle en interprétant Carmen dans tous les opéras du monde. Mais, mon cœur me ramène vers un autre personnage de l’époque : mon arrière grand-père, Louis Plagnes, fabricant gantier à Millau, entrepreneur et exportateur de gants de luxe aux états-Unis dans les années 20. Sa devise était "mieux encore" ! De son histoire, j’ai gardé le sentiment que rien n’est impossible et que prendre son destin en main mène toujours quelque part.

Un plat et/ou un vin pour lequel vous craquez

J’aime toutes les gourmandises qui font le lien et sont le support d’une transmission entre les générations : les confitures, la fouace, le gâteau à la broche... Mais, s’il faut en citer une, je retiens la pâte de coing familiale, un délice étonnant, issu de ces drôles de fruits cabossés qui poussent dans mon jardin, près de Valady.

Propos recueillis par Rui Dos Santos
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