Les handballeuses du Lévézou-Ségala handball entre joie et frustration

  • L'équipe est pourtant prête à relever le défi de la N3 !
    L'équipe est pourtant prête à relever le défi de la N3 ! Centre Presse - Alexis Bargallo
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Le Lévézou Ségala handball a accédé à la N3 la saison dernière grâce à son classement lors de l’arrêt prématuré du championnat dû au Covid-19. Cette saison, toujours à cause du virus,  les Aveyronnaises n’ont  joué qu’un seul match.

Les dégâts collatéraux du Covid-19 n’ont pas été forcément désavantageux pour tous l’an dernier dans le milieu du sport. Certes, tous les clubs dans toutes les disciplines auraient aimé continuer la saison (évidemment !), mais le virus en a décidé ainsi. Et un des “gagnants” de la fin des championnats a été le Lévézou Ségala handball (LSH). Grâce à leur deuxième place lors de la première phase, les filles de l’entraîneur Alexandre Albouy ont accédé à la Nationale 3 féminine. Une première pour le club.

« On s’était qualifié pour la deuxième phase du championnat en Prénational pour, pourquoi pas, viser la montée. On savait que ça allait être dur, se souvient le coach aveyronnais. Finalement, comme on n’a pas pu aller jusqu’au bout du championnat, la Ligue, en accord avec la Fédé, a décidé que les deux premiers de la première phase accédaient à la Nationale 3. »
Avant d’accepter la proposition, les joueuses du LSH se sont réunies, en visio, pour évoquer cette situation. « Tout le monde a donné son avis, assure Fanny Teyssèdre, la capitaine aveyronnaise. On a convenu que c’était un risque, mais on s’est dit que c’était une opportunité pour tout le monde. À la fois pour les joueuses, les coaches, mais aussi pour le club pour que l’on puisse progresser. On était unanime. On ne pouvait pas regretter cette saison au très haut niveau. C’est un peu une surprise car on ne visait pas la montée l’an passé. »
Du côté du club, cette accession a été également réfléchie. Car une montée rime souvent, voire toujours, avec augmentation des dépenses.

« Pour le moment, avec le Covid-19, on n’a pas de dépenses supplémentaires avec les filles, indique Dominique Lefebvre, seule présidente du club depuis septembre dernier. Mais on savait que l’accession en N3 rimait avec des déplacements éloignés. Après réflexion avec le bureau, avec les coaches et les filles, on s’est dit qu’on se lançait dans l’aventure. Le club est derrière cette équipe et on la suivra jusqu’au bout. S’il faut prendre des minibus, eh bien on le fera…On aidera cette belle équipe économiquement dans la limite du possible. »

Un seul match en compétition joué depuis le mois de mars
Mais bien que déterminées à passer une année enrichissante, Fanny Teyssèdre et ses coéquipières sont pour le moment privées de matches. Depuis le début de la saison, le LSH n’a joué qu’une rencontre de championnat. C’était le 27 septembre, un derby sur le parquet des Rocettes (défaite 22-10). Depuis, le promu n’a pas pu se tester dans ce championnat de N3. « Après ce match où on avait vu de bonnes choses défensivement, on a été exempt. Ensuite, on devait aller à Jacou, mais c’était une zone où les gymnases étaient fermés. Lors de la 4e journée, on devait jouer Aramon, mais par rapport au couvre-feu, c’était impossible. Voilà où on en est », rappelle l’entraîneur. 

« Compliqué de garder la motivation »
Une situation difficile pour les joueuses qui n’ont pas arrêté de s’entraîner sans avoir la récompense le week-end. « C’est compliqué de garder la motivation, avoue la capitaine. On était dans le doute ne sachant pas si on allait jouer les week-ends. C’était donc assez difficile de s’investir de la même façon. Mais on continuait à s’entraîner. Là, que tout est arrêté, c’est doublement compliqué. »
Pour rester en forme, quand les championnats reprendront, au mieux courant janvier, les Aveyronnaises n’ont pas perdu l’esprit d’équipe. Le groupe qui compte une vingtaine de filles a repris les séances « d’entraînement en visio. Deux fois par semaine, on fait du renforcement musculaire, du cardio. Les coaches ont tout mis en œuvre pour que l’on garde cette cohésion de groupe qui est importante chez nous », est persuadée Fanny Teyssèdre.
“Aidé” par le Covid-19 l’an passé pour accéder pour la première fois de son histoire à la Nationale 3 féminine, le Lévézou Ségala handball subit ainsi le retour de bâton cette saison  « Le but cette année était que les filles apprennent, emmagasinent de l’expérience. J’espère pour elles qu’elles pourront vite retourner sur le parquet pour démontrer la valeur du groupe.Elles le méritent », conclut, confiante, la présidente du LSH.
 

alexis bargallo
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