Infos positives, terroir et racines : les recettes de Neo, nouveau média vidéo

  • Bernard de la Villardiere est l'un des fondateurs de Neo, nouveau média vidéo lancé lundi sur les réseaux sociaux
    Bernard de la Villardiere est l'un des fondateurs de Neo, nouveau média vidéo lancé lundi sur les réseaux sociaux JACQUES DEMARTHON / AFP
Publié le , mis à jour

(AFP) - Neo, nouveau média vidéo lancé lundi sur les réseaux sociaux, compte se démarquer de concurrents comme Brut ou Loopsider en visant les plus de 25 ans avec des infos locales et positives, explique à l'AFP le journaliste Bernard de la Villardière, l'un de ses fondateurs.

La page Facebook du média, qui a commencé à mettre en ligne des vidéos la semaine dernière, compte déjà près de 2.500 abonnés.

Parmi les premiers sujets: "l'histoire derrière l'hymne légendaire du Racing Club de Lens", "les produits vegans sont-ils vraiment sains?", "Quand la concurrence déloyale européenne transforme les rêves en cauchemars" ainsi que des interviews de personnalités: Carla Bruni et l'astronaute Jean-François Clervoye.

La vidéo de présentation montre quant à elle des manifestations de gilets jaunes ainsi qu'un extrait d'interview de Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques membre du groupe parlementaire Libertés et Territoires.

"C'est un média qui va montrer la France qui bouge, la France qui s'engage, sur des valeurs qui nous rassemblent et qui montrent qu'on est fiers d'être Français", détaille le présentateur d'"Enquête exclusive" et "Dossier tabou" sur M6, précisant qu'ayant "grandi et beaucoup vécu à l'étranger", il "connaît finalement peu la France".

Le projet, initié fin 2019, aurait dû être lancé au printemps mais a été retardé par la crise sanitaire. Il est porté par Bernard de la Villardière, le journaliste Stéphane Simon, qui a récemment cofondé avec Michel Onfray la revue souverainiste Front Populaire, le banquier d'investissement Sami Biasoni, par ailleurs contributeur du mensuel conservateur Causeur.

Ce trio est complété par deux anciens du groupe de communication Dentsu Aegis Network, Anne-Henri de Gestas et Louis Perrin, qui s'occuperont du marketing et des partenariats.

Si les profils de l'équipe fondatrice place Neo plutôt à droite de l'échiquier politique, Bernard de la Villardière assure qu'il n'y aura "pas forcément de ligne politique" et que "toutes les sensibilités seront présentes", même si l'accent sera mis sur les "très petites entreprises, les agriculteurs et pas sur la France des 35 heures".

"Je ne suis pas souverainiste", ajoute le journaliste.

- Toutes générations -

"On s'est dit qu'il y avait une place à prendre sur les territoires. Des médias comme Brut ou Loopsider ciblent les 15-25 ans, or les générations plus âgées, les 35, 40, 50 ans s'informent aussi sur les réseaux sociaux. On veut élargir le spectre d'audience", souligne le producteur de 62 ans.

Le média, qui a levé 1,55 million d'euros, s'appuie sur une équipe d'une vingtaine de personnes dont une quinzaine de journalistes et constitue actuellement un réseau de pigistes en France.

Gratuit, Neo mise sur la publicité et le contenu pour les marques, à l'instar de Brut et Loopsider, pour se financer. Il bénéficie notamment d'un partenariat publicitaire avec le groupe M6.

Neo va aussi développer un comité éditorial déjà composé de Franz-Olivier Giesbert (directeur éditorial de La Provence), Christine Goguet (directrice du mécénat et des partenariats du Centre des monuments nationaux) et Hubert Coudurier (directeur de l'information du Télégramme).

Trois à quatre vidéos, d'une durée de 2 à 3 minutes, seront publiées chaque jour dans un premier temps, avant une montée en puissance d'une dizaine de vidéos par jour.

"On va démarrer très humblement. On est optimiste quand on voit le succès d'audience des médias vidéo et aussi au vu de notre positionnement qui est dans l'air du temps", fait valoir Bernard de la Villardière.

Relaxnews
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