Sport amateur en Aveyron : comme un coup de grâce

  • Julien Demetz.
    Julien Demetz. JLB - Jean-Louis Bories
  • Nicolas Flottes.
    Nicolas Flottes. JLB - Jean-Louis Bories
Publié le , mis à jour

À l’image de tout le milieu sportif amateur, les acteurs du handball et du basket-ball ont pris un gros coup au moral jeudi soir, en apprenant les nouvelles restrictions mises en place par le gouvernement.

Lorsqu’il lui a été demandé de quelle manière il avait accueilli, jeudi soir, l’annonce par le Premier ministre, Jean Castex, des nouvelles mesures décidées par le gouvernement, Julien Demetz, cadre technique fédéral au sein du comité départemental de handball et entraîneur de l’équipe masculine fanion du Roc, qui évolue en N2, n’y est pas allé par quatre chemins : "C’est un peu le désastre". Lui qui voulait voir en la poursuite de l’activité pour les mineurs (sans compétition pour autant), après la reprise autorisée il y a un mois, un bon présage par rapport à l’évolution de la situation concernant les adultes, en a été quitte pour une double dose de déception.

"On avait eu droit à une petite ouverture le 15 décembre mais voilà, elle est refermée, a-t-il regretté. Les clubs suspendent tous les entraînements, forcément… Ce n’est pas loin d’être catastrophique. Maintenant, je ne dis pas que l’on s’en doutait mais on le voyait venir. On avait un peu d’espoir de reprendre mais là, on nous annonce que ces mesures sont valables pour au moins quinze jours, et je pense que ce sera bien plus long, que ça durera jusqu’à la fin des vacances de février de la dernière zone. Moralement, c’est dur. Du point de vue du comité, les quelques activités que l’on avait réussi à maintenir, comme les interventions en milieu scolaire en primaire ou auprès des sections sportives, sont aussi à l’arrêt. Et je ne sais pas ce qui va advenir des formations. Regrouper des gens dans une salle n’est pas très "anti-Covid", on travaille plutôt à distance, mais avec l’avancement du couvre-feu à 18 h, la question de l’organisation des formations régionales en présentiel se pose car certaines personnes effectuent une heure de route, depuis Albi par exemple, pour venir. Comme c’est le cas depuis un moment, on va gérer les choses semaine après semaine."

Compte tenu de "l’incertitude complète" qui entoure la reprise des seniors, l’entraîneur du Roc va continuer à envoyer à ses joueurs "un programme individuel à faire chez eux, sans aucun contrôle de la part du staff et sans réelle motivation de leur part du fait de l’impossibilité de se projeter".

Flottes : "Pour les jeunes, c’est l’estocade"

Comme son homologue du handball, Nicolas Flottes, à la tête de l’équipe féminine fanion de la CTC Rodez agglo (N3), en basket-ball, a pris un coup de massue avec l’intervention du chef du gouvernement.

"Avec les jeunes, c’est terminé. Je l’ai annoncé aux U18 tout à l’heure (jeudi soir, NDLR), elles étaient tristes. Celles qui sont en terminale vont partir à droite à gauche pour leurs études supérieures l’an prochain et avec cette saison qui est foutue, c’est dur… Pour les jeunes, c’est l’estocade", a-t-il lâché, avant d’ajouter, au sujet des seniors : "Le couvre-feu à 18 h met fin à nos espoirs. Tout ce que j’espère, c’est que la fédération va très vite se positionner pour offrir de la visibilité aux clubs. On ne peut plus rester comme ça, à s’entendre dire d’attendre un mois pour voir."

 

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