Précarité et défense du service public évoqués

  • Emmanuel Macron, toujours au centre des railleries et des jeux de mots des "gilets jaunes".	M. C.
    Emmanuel Macron, toujours au centre des railleries et des jeux de mots des "gilets jaunes". M. C.
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Ils étaient 150 dans la rue, devant la sous-préfecture de Millau hier.

L’hôtel que certains s’amusent à appeler le bâtiment fantôme, en deviendrait presque un lieu de culte hebdomadaire. Samedi dernier, la convergence des luttes millavoises s’était déjà réunie contre la loi de sécurité globale, à l’appel de la Ligue des droits de l’homme. Ce jeudi, cette dernière a été évoquée lors des prises de parole mais c’est surtout la précarisation de l’emploi qui était visée. Ils étaient environ 150, rue de la République, autour des meneuses du jour.

Parmi ce public attentif, Chantal, employée de La Poste, à Millau, qui voit la situation se dégrader au quotidien. "Je suis là contre les emplois qui ne sont pas couverts, on en a 11 à La Poste, regrette-t-elle étendard rouge et jaune sur l’épaule. On fait venir des personnes qu’on forme et qu’on jette. Les CDD, les intérimaires, sont jeunes, font un travail précaire on les met sur des remplacements de 18 mois."

Même son de cloche pour Céline Tabariès : "Il y a une précarité énorme qui est subie, regrette la porte-parole de la CGT millavoise, aussi employée à La Poste et représentante de la CGT locale. On a gelé des emplois avec le Covid comme prétexte mais on a un gros problème de qualité. On ne peut pas connaître aussi bien sa tournée quand on tourne sans cesse. C’est compliqué parce que les décisions sont prises à l’échelle nationale et La Poste n’a pas l’intention d’embaucher." Et de poursuivre, micro en mains, devant l’assistance : "Dans la santé plus qu’ailleurs, la logique capitaliste montre son incapacité totale à répondre aux besoins humains. Le projet d’hôpital aggraverait la désertification médicale sur notre territoire." Les bannières n’étaient pas les mêmes, sur le trottoir protégé par police nationale et municipale mais la cause était commune. Certains ont fait l’effort de prendre la route pour se rendre à Rodez, où la contestation était accompagnée de vin chaud et de musique.

JDM
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