Millau : les choucas des tours, bêtes noires du Mandarous

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  • La Ville réunie pour la réduction des nuisances causéespar ces oiseaux surle Mandarous.
    La Ville réunie pour la réduction des nuisances causéespar ces oiseaux surle Mandarous. MC
  • Le mobilier urbain, marqueur de la résidence des choucas.
    Le mobilier urbain, marqueur de la résidence des choucas. MC
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La Ville cherche à régler le problème des nuisances causées par ces oiseaux.
 

De Tours à Millau, il n’y a qu’un pas. Ou plusieurs coups d’ailes, ceux des choucas, qui ont de Tours que le nom. Ces petits oiseaux noirs, de la famille des corvidés, nichent dans les micocouliers du Mandarous et se font entendre lorsque la nuit tombe. Ce sont eux, aussi, qui sont responsables de l’ingrate décoration du sol, des abribus et des toits de voiture qui passent la nuit autour de la fontaine. Ceux-là, aussi, pour qui le guichet unique de la mairie de Millau a reçu une vingtaine de doléances pour les désagréments qu’ils causent au quotidien. D’où cette réunion que la mairie a souhaité organiser ce lundi, pour lutter contre ces soucis du quotidien qu’elle souhaite régler au plus vite.

Rien d’évident pour autant. Parce que cette espèce est protégée et ne peut pas être traitée de n’importe quelle manière. "Dans l’idéal, il faudrait qu’on les amène dans une friche hors de la ville", plante Nadine Tufféry, la conseillère municipale chargée du bien-être animal. Ces arbres, idéalement placés pour eux, sont des lieux de vie nocturne. "La journée, ils chassent, détaille Fabien Enguix, médiateur en salubrité à la mairie de Millau. La nuit, ils cherchent un point chaud, avec un peu de lumière. C’est encore mieux depuis le confinement pour eux, c’est plus calme."

Quand ils logent en centre-ville, ils défèquent et repeignent les trottoirs et le mobilier urbain. Ce qui demande du travail supplémentaire pour les équipes techniques municipales. "On est passé d’un nettoyage par semaine à trois, le temps de trouver une solution", explique Fabien Enguix.

Ces dernières ne sont pas nombreuses. À la différence des platanes, les micocouliers ne peuvent pas être élagués. "Le temps qu’on a gagné sur l’entretien des arbres, on l’a perdu dans l’entretien de la place", avoue le médiateur. "Ça demande un travail incessant, complète Béatrice Thollet, du guichet unique. Ils ont beau passer la journée, en une nuit tout est souillé."

Sans élagage, des hiboux factices seront installés dans un premier temps, afin que les choucas des tours désertent le centre-ville. Sans avoir l’assurance qu’ils n’iront pas dans un autre quartier urbanisé de la cité du gant. "Sinon, nous allons devoir appeler un artificier, expose Fabien Enguix. Il viendrait avec des fusées de détonation et crépitantes. Il nous faut encore des autorisations et voir les modalités avec les habitations."

Des solutions à court terme, qui permettraient d’améliorer le quotidien des riverains devenus des experts en slalom entre les fientes. "L’ultime décision serait de mettre en place de nouveaux arbres", note Fabien Enguix. Une solution qui serait plus pérenne mais qui demanderait un peu plus de temps et de coût.

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maxime cohen
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