Trophées des sports 2020 de l'Aveyron : le vote est désormais clos !

  • Les 18 nommés aveyronnais.
    Les 18 nommés aveyronnais. Studio CP - DR
Publié le , mis à jour

L'heure du vote est maintenant terminée. Vous avez choisi le vainqueur dans chacune des six catégories des Trophées des sports de l'Aveyron, par Centre Presse. Les Lauréats seront connus ce samedi 10 avril.

Depuis un mois et demi, Centre Presse a mis en avant les Aveyronnais qui sont parvenus, l’an dernier en 2020, malgré les perturbations provoquées par la crise du coronavirus, à faire vivre le monde sportif sur et en dehors des terrains. Trois d'entre eux ont à chaque fois été retenus dans les six catégories suivantes : sportif, sportive, espoir, club et association, bénévole et handisport. Le vote, à présent terminé et dont les résultats seront connus ce samedi 10 avril, a qualifié les lauréats pour la finale régionale.  


Catégorie "Sportif"

Alexandre Bardenet - Escrime - Rodez

Alexandre Bardenet.
Alexandre Bardenet. Centre Presse

Ce devait être une année à part et ce le fut, mais pas pour les raisons prévues initialement. Pour Alexandre Bardenet, 2020 devait être la conclusion de quatre ans d’efforts et de sacrifices ; la conclusion d’une olympiade, à Tokyo (Japon), ville organisatrice des trente-deuxièmes Jeux de l’ère moderne, où le licencié du club de l’Escrime Rodez Aveyron avait pour objectif de décrocher le titre individuel à l’épée. Las, la pandémie a contraint le comité international olympique à repousser d’un an le rendez-vous et les athlètes à patienter et à s’adapter, le reste du calendrier ayant été également largement perturbé. Celui qui s’entraîne à l’Insep (Institut national du sport et de la performance), à Paris, avait pourtant bien commencé l’année, en prenant la deuxième place au grand prix de Doha (Qatar), en janvier, et la douzième lors de l’étape de Coupe du monde de Vancouver (Canada), un mois plus tard, avant que le coronavirus ne vienne mettre la saison sur pause. Une pause que le champion du monde par équipes 2019 avec la France a mise à profit pour beaucoup travailler sur le plan physique, notamment, et mettre encore plus de chances de son côté dans sa quête d’or olympique.

 

Joris Segonds - Rugby - Stade français

Joris Segonds.
Joris Segonds. Centre Presse

Si le coronavirus a mis un terme prématuré, au mois de mars, à la saison 2019-2020 de rugby, il n’a pas empêché la suivante de commencer  et, depuis, de suivre son cours, malgré des perturbations liées à des cas de contamination dans certains clubs. Parmi eux, le Stade français, sévèrement touché du fait de l’apparition d’un foyer au sein de l’effectif à la fin de l’été. Un épisode plus que délicat, qui a néanmoins soudé le groupe parisien, de l’aveu même de Joris Segonds, son ouvreur originaire de Decazeville, qui a profité de cette dynamique collective pour se révéler sur le plan individuel, avec notamment 96 points inscrits en l’espace de quelques rencontres en novembre, lorsqu’il a remplacé le numéro dix titulaire, l’Argentin Nicolas Sanchez, parti disputer des rencontres avec sa sélection nationale. Une deuxième saison dans la capitale synonyme d’affirmation pour celui qui évoluait auparavant à Aurillac, bien conscient, toutefois, des progrès qu’il doit encore effectuer. « Dans les temps faibles, où les avants ont tendance à trop vouloir jouer et dépasser le cadre du jeu, je sais que je dois plus imposer les choix, dans un rôle de vice-capitaine. Yoann (Maestri, le capitaine, NDLR) n’arrête pas de m’en parler et de me dire que je dois vraiment m’améliorer dans ce domaine », avait-il ainsi confié à l’automne.

 

Maël Alric - Course à pied - AC saint-affricain

Maël Alric.
Maël Alric. Centre Presse

Pour Maël Alric non plus, 2020 n’aura pas été un long fleuve tranquille. Avant le confinement, le Sud-Aveyronnais avait dû tirer un trait sur la saison de cross-country, en début d’année, la faute à une blessure à un tendon d’Achille. Une fois rétabli et une fois l’étau sanitaire desserré, l’agriculteur installé à Saint-Izaire a pu renouer avec la compétition en septembre, en duathlon, avec des premières et deuxièmes places en individuel en D1 à la clé. De belles performances, malheureusement pas suffisantes pour disposer du sésame constitué par le statut d’athlète de haut niveau et, ainsi, pouvoir jouir d’un régime d’exception lors du deuxième confinement. « Pour l’avoir,il faudrait briller à l’international avec des médailles »,avait-il expliqué en janvier dernier, lui qui a néanmoins bénéficié de ce qu’il a décrit comme un « cadeau de Noël avant l’heure » avec la création d’une voie verte passant devant chez lui. « Ça m’a évité de faire une heure de route pour m’entraîner à Millau, ou même vingt minutes pour aller à Saint-Afrique », avait-il confié. Une installation qui lui a permis de continuer sa préparation et de conclure l’année en beauté, lors de la Cursa dels Nassos, à Barcelone, le 31 décembre, à l’occasion de laquelle il a battu le record de l’Aveyron des 10 km, en 28’59’’.

 


 

Catégorie "Sportive"

Marine Cabirou - VTT - Scott DH Factory

Marine Cabirou.
Marine Cabirou. Centre Presse

Bien que grandement perturbée par le coronavirus, la saison 2020 de VTT de descente restera à jamais gravée dans la mémoire de Marine Cabirou. Deux semaines après avoir connu, mi-octobre, une déception lors des championnats du monde, avec une neuvième place alors qu’elle avait décroché la troisième lors de l’édition 2019, la Millavoise, blessée à l’épaule au sortir du premier confinement puis touchée par la Covid-19, a remporté la Coupe du monde à l’issue d’une dernière manche au cours de laquelle elle a totalement renversé la situation. Deuxième au classement général au départ, à cinquante points d’une autre Française, Myriam Nicole, la Sud-Aveyronnaise a effectué ce qu’il fallait pour l’emporter, à savoir s’imposer au Portugal. « J’ai eu juste trois semaines pour préparer cette Coupe du monde au format réadapté en raison de la crise sanitaire. Ç’a été compliqué car je sentais des séquelles de la Covid : je me fatiguais et m’essoufflais plus vite, parfois avec quelques migraines. On s’est adaptés avec mon entraîneur pour être au rendez-vous et dès le début du week-end, j’avais de bonnes sensations. J’ai fait quelques fautes car je me suis engagée à fond avec le vélo, je le poussais au maximum. J’ai pris des risques pour être agressive mais le résultat est là », avait-elle confié après son succès.

 

Dhia-Maïlys Traoré - Rugby - Stade Toulousain

Dhia-Maïlys Traoré.
Dhia-Maïlys Traoré. Midi Libre

Deux ans et demi après avoir participé à la Coupe du monde féminine, organisée en Irlande, et avoir terminé à la troisième place avec les Bleues, la Saint-Affricaine Dhia-Maïlys Traoré a une nouvelle fois disputé la deuxième plus grande compétition internationale dans le domaine de l’ovalie en étant sélectionnée par Annick Hayraud pour le tournoi des VI Nations, à l’occasion duquel elle avait connu sa première cape internationale, en 2016, et décroché le titre. En 2018, celle qui évolue au poste de pilier et porte le maillot du Stade Toulousain était également de la partie lorsque les Tricolores avaient réalisé le grand chelem. Malheureusement pour l’ancienne Millavoise, la règle d’un titre tous les deux ans ne s’est pas vérifiée en 2020 puisque cette édition a vu la victoire (et le sans-faute) de l’équipe d’Angleterre, tenante du titre. La Sud-Aveyronnaise et ses coéquipières ont dû se contenter de la deuxième place, à égalité de points avec l’Irlande, elles qui ont, par ailleurs, disputé seulement quatre des cinq rencontres prévues, la dernière, face au quinze du trèfle, ayant été reportée dans un premier temps à cause de la crise sanitaire, puis annulée faute de créneau disponible dans le calendrier.

 

Solène Barbance - Football - Dijon

Solène Barbance.
Solène Barbance. Centre Presse

Elle est la seule footballeuse aveyronnaise à évoluer au plus haut niveau. Depuis l’été 2019, Solène Barbance poursuit sa carrière de joueuse professionnelle sous les couleurs de Dijon, qu’elle a rejoint après avoir été laissée libre par les Girondins de Bordeaux, avec lesquels elle s’était engagée en 2017. Alors âgée de vingt-huit ans, celle qui a commencé le football à Druelle, avec les garçons, avait décidé de relever un nouveau défi en Côte-d’Or, où elle a pu bénéficier, pour la première fois depuis ses débuts, d’un statut de professionnelle à 100%. Au moment où la saison de D1 féminine s’est arrêtée, Covid-19 oblige, celle qui joue au poste de milieu de terrain avait pris part à l’ensemble des seize rencontres de championnat, dont douze en tant que titulaire. « C’est dommage car nous étions sur une très bonne dynamique. Il restait alors six journées, dont quatre à domicile, avec pas mal d’adversaires qui étaient dans nos cordes. Nous aurions pu gagner un ou deux rangs dans la hiérarchie, ce qui était l’objectif », avait-elle confié l’été dernier, avant d’afficher ses ambitions pour la saison actuelle : « J’ai envie de voir jusqu’où on peut aller. Il y a de la qualité dans cette équipe. Elle ressemble un peu à celle de Bordeaux de la première année. Elle est en construction et sera encore plus compétitive l’année prochaine ».

 


 

Catégorie "Espoir"

Leïla Lacan - Basket-ball - Insep Paris

Leïla Lacan.
Leïla Lacan. Centre Presse

Bénéficiant du statut de sportive de haut niveau en tant que membre de l’Insep (Institut national du sport et de la performance), Leïla Lacan a pu être globalement épargnée par les conséquences de la crise sanitaire. « On est dans une bulle, c’est vrai, mais on dispute nos matches sans public, dans des salles vides, ce qui fait que c’est un peu mort. Cela étant, on est toutes contentes de pouvoir continuer à jouer », avait-elle confié il y a quelques semaines. Sur les parquets,l’ancienne élève de la section sport-études du collège Albert-Camus de Baraqueville a apporté la confirmation de ses propos en se mettant en évidence à plusieurs reprises avec l’équipe U18 féminine du pôle France, en Ligue féminine 2, à l’image de ce tir au buzzer face à LaTronche-Meylan, synonyme de victoire 65-64, ou de cette rencontre conclue avec 31d’évaluation. Des performances qui ont démontré que l’écart avec la Nationale1, le niveau auquel elle évoluait en 2019-2020, n’était pas trop grand pour elle, malgré son jeune âge (16 ans). Leader technique, la meneuse a également pris de l’importance au sein de son groupe, en donnant davantage de la voix : « Depuis que je suis à l’Insep, on me dit que vu le poste auquel j’évolue, il faut que je parle beaucoup, que j’exprime le positif et le négatif quand je suis sur le terrain, et c’est quelque chose que j’essaie de faire ».

 

Hugo Valière - Escrime - Onet-le-Château

Hugo Valière.
Hugo Valière. Reproduction Centre Presse - Reproduction Centre Presse

En plus d’Alexandre Bardenet, un autre escrimeur figure parmi les nommés : Hugo Valière, auteur d’un début d’année 2020 remarqué et qui aimerait, à n’en pas douter, marcher dans les traces de son aîné. Alors âgé de 14 ans, le jeune fleurettiste avait été surclassé en étant sélectionné en équipe de France M17 pour participer à l’étape de Coupe d’Europe organisée à Bratislava, en Slovaquie, les 11 et 12 janvier (il l’avait également été pour les étapes de Budapest, en Hongrie, et de Cabriès). Une forme de récompense pour celui qui avait décroché la médaille de bronze en M15 lors des championnats de France la saison précédente et une expérience synonyme d’apprentissage, avec une 121e place finale (sur 250) dans la capitale slovaque. Mais la vraie récompense, c’est deux semaines plus tard, à Tunis (Tunisie), que le jeune Castonétois l’a obtenue, à l’occasion des championnats de la Méditerranée, en s’imposant dans la catégorie M15. Une victoire prestigieuse et pleine de maîtrise, obtenue alors qu’il n’était pas en pleine possession de ses moyens physiques puisqu’il terminait de se remettre d’une bronchite. Avant cela, le tireur avait également été sacré champion d’Occitanie - champion de zone (Occitanie + Nouvelle-Aquitaine) en M15.

 

Léandre Mazenc - Athlétisme - Rodez

Léandre Mazenc.
Léandre Mazenc. Centre Presse

Il faut décidément croire que la crise sanitaire aura glissé sur certains. À l’image de Leïla Lacan, les restrictions et complications n’ont pas trop perturbé Léandre Mazenc, pourtant restreint dans sa pratique étant donné qu’à l’inverse de la basketteuse, il ne bénéficie pas du statut de sportif de haut niveau. Dès le mois de février, le jeune athlète ruthénois s’était mis en évidence en terminant deuxième du championnat d’Occitanie de cross-country chez les minimes. Pendant l’été, celui qui est entraîné par sa mère, Sophie, également athlète, s’est offert, dans sa catégorie d’âge, les records d’Occitanie du 3000 mètres, en 9’05’’ (soit dix secondes de mieux que la précédente marque, qui datait de 1988, mais cinq de plus que la nouvelle, établie fin août), et du 2000 mètres, en 5’50’’ (soit dix-sept secondes de moins que l’ancien, établi en 1987). Véritable boulimique, le lycéen de 15 ans, qui avait confié qu’il s’entraînerait « de 7h à 22h » s’il s’écoutait, a ensuite démontré la diversité de ses qualités en remportant, en août, la demi-finale du championnat de France de triathlon chez les minimes. Un succès synonyme de billet pour le championnat de France, qu’il a achevé à la neuvième place.

 


 

Catégorie "Club et association"

Rodez Aveyron Football

Rodez Aveyron Football.
Rodez Aveyron Football. Centre Presse

Bien que tronquée à cause d’une fin prématurée provoquée par la pandémie, la saison 2019-2020 restera marquante dans l’histoire du Rodez Aveyron Football. Promus en Ligue 2, Laurent Peyrelade et ses hommes sont parvenus à se maintenir à ce niveau, en pointant à la seizième place lorsque le championnat fut figé, mi-mars, après vingt-huit journées, avec trente-deux points au compteur, six de plus que le premier relégué, Le Mans, et seulement trois de moins que le neuvième, Grenoble. Un exercice d’autant plus réussi pour le club, de retour à ce niveau après vingt-six ans d’absence, que Bardy et ses partenaires ont dû disputer leurs sept premiers matches à domicile « à l’extérieur », à Toulouse, du fait des travaux de mise aux normes réalisés au stade Paul-Lignon.
En dehors des terrains, le Raf s’est aussi fait connaître par le biais de l’élection de son président, Pierre-Olivier Murat, au conseil d’administration de la Ligue de football professionnel, en tant que représentant (avec son homologue auxerrois, Francis Graille) des clubs de Ligue 2. Une suite logique pour le dirigeant, déjà impliqué au sein de la Ligue de football amateur lorsque Rodez évoluait en National, lui qui a, par ailleurs, intégré le comité exécutif de l’UCPF, l’un des deux syndicats des clubs professionnels.

 

Moto-Club Réquista

Moto-Club Réquista.
Moto-Club Réquista. Centre Presse

L’histoire entre Réquista et le monde de l’enduro s’est enrichie d’un nouveau chapitre l’an dernier, certainement l’un des plus mémorables, et pour cause, puisqu’il a bien failli ne jamais être écrit, la faute, là encore, au coronavirus. Dix-neuf ans après avoir organisé pour la première fois une manche du championnat de France, le moto-club Réquista a su s’appuyer sur son expérience pour remporter une partie loin d’être gagnée et organiser pour la deuxième fois (après 2015) une manche du championnat du monde d’enduro, le grand-prix de France en l’occurrence. Pendant plusieurs mois, Kevin Pagès, président depuis 2008, et son équipe ont été dans le doute, avant de le chasser en août, en passant la vitesse supérieure avec l’aide, notamment, de la ligue d’Occitanie, de la fédération internationale, de la Région et des collectivités locales. Grâce à un travail main dans la main avec la préfecture, les organisateurs ont bénéficié de l’accord de cette dernière pour maintenir leur compétition, sous certaines conditions, évidemment. À l’arrivée : une réussite pour eux et le public, qui a pu voir à l’œuvre un plateau de choix en ce qui concerne les concurrents et assister à la démonstration de Steve Holcombe, vainqueur final après l’avoir été lors de chacune des deux journées.

 

Judo Rodez Aveyron

Judo Rodez Aveyron.
Judo Rodez Aveyron. Reproduction Centre Presse

C’est une page de l’histoire de leur club qu’ont écrite les sept judokas ruthénois ayant participé aux championnats de France par équipes, début octobre, à Brest (Finistère). Khoussein Eliev (-66 kg), Kévin Roumier et Jean-Baptiste Vincentelli (-73 kg), Clément Caors (-81 kg), Louis Moulin (-90 kg), Romain Labro et Romain Mathou (+90 kg) sont en effet parvenus à hisser pour la première fois Rodez parmi les douze meilleurs clubs nationaux. Un résultat mémorable, en tant que tel et du fait du contexte, puisque la bande a été épargnée par le coronavirus, contrairement à l’équipe féminine, empêchée de participer pour la première fois à cette compétition après la révélation d’un cas positif.
Deux semaines plus tard, lors des championnats d’Occitanie individuels de D1, à Réalmont (Tarn), auxquels plusieurs des Ruthénois n’ont pas pu participer à cause de la Covid-19, Clément Caors, l’un des « rescapés », s’est offert le titre en -73 kg, tandis que Louis Moulin a fini deuxième en -81 kg et Romain Mathou troisième en +100 kg. Malheureusement pour le premier cité, il n’a pas pu disputer les championnats de France, pour lesquels son titre l’avait qualifié. Prévus fin novembre à Villebon-sur-Yvette (Essonne), ils ont été annulés du fait de la crise sanitaire.

 


 

Catégorie "Bénévole"

Gérard Fourquet - Comité départemental de rugby

Gérard Fourquet.
Gérard Fourquet. Centre Presse

Le report des JO de Tokyo (Japon) de 2020 à 2021 n’aura pas entraîné celui des élections à la tête des comités départementaux et ligues. Dans l’Aveyron, ce scrutin n’aura pas non plus été synonyme de changement pour le rugby puisque Gérard Fourquet, président sortant et seul candidat en lice, a été reconduit à la tête de l’instance grâce à un quasi-plébiscite, avec soixante-quatorze votes en sa faveur, trois contre et deux nuls. « J’ai été sollicité par plusieurs clubs et présidents pour continuer et si j’ai un peu hésité à me représenter au départ, j’ai vite chassé le doute. Je suis tombé dans la marmite tellement jeune que j’y suis encore ! J’ai changé quelques personnes pour dynamiser un peu plus les choses, c’est tout. Les statuts ont changé, ce qui fait que l’on est passé de vingt-six à vingt élus, mais j’ai la volonté d’impliquer les gens qui ne seront pas élus, notamment dans les commissions, pour qu’ils les fassent vivre », avait confié, après sa victoire, celui qui a commencé un quatrième mandat consécutif de président, avant d’ajouter : « Mon intention est de déléguer de plus en plus pour que des gens soient là pour prendre la succession. J’ai choisi des personnes aptes à redynamiser le comité et à me redynamiser moi aussi ! J’ai toujours l’envie mais il faut parfois évoluer et, surtout, ne pas fermer la porte aux jeunes ».

 

Jean-Jacques Crognier - Internationaux de tennis de Rodez

Jean-Jacques Crognier.
Jean-Jacques Crognier. Centre Presse

C’est une adaptation dont il se serait sans nul doute bien passé mais qu’il a parfaitement négociée. Contrairement à bon nombre de ses homologues, qui ont renoncé à organiser leur tournoi du fait de la crise sanitaire, Jean-Jacques Crognier a maintenu l’édition 2020 des internationaux de Rodez, dont il est la cheville ouvrière. Un maintien qui n’a donc pu se faire qu’au prix de modifications, parmi lesquelles la réduction de la durée des qualifications de deux à un jour (« pour éviter les contacts », ainsi qu’il l’avait expliqué) et leur passage à huis clos, et un début de la compétition le lundi 12 octobre et non le dimanche 11, étant donné que c’est à cette date que se disputait la finale des internationaux de France à Roland-Garros, copiés par ceux de Rodez pour ce qui concernait le protocole sanitaire (prise de température du public à l’entrée, un siège sur deux supprimé dans les gradins…). « C’est extrêmement lourd à mettre en place », avait confié Crognier, néanmoins pas mécontent de bénéficier d’un beau plateau grâce à l’annulation de tournois concurrents, avec, notamment, la présence du Néerlandais Igor Sijsling, ancien n°52 mondial et vainqueur final à Vabre.

 

Roselyne Portal - Comité départemental de basket-ball

Roselyne Portal.
Roselyne Portal. Reproduction Centre Presse

Si l’élection à la tête du comité départemental de rugby a prolongé de quatre ans « l’ère » Gérard Fourquet (lire par ailleurs), le scrutin au comité départemental Aveyron-Lozère de basket-ball a débouché sur un changement majeur. Après seize ans de présidence, Maurice Teulier avait annoncé sa volonté de passer le relais à l’occasion du vote, qui s’est tenu début juillet. Pour lui succéder, le choix des électeurs s’est porté sur Roselyne Portal. Un changement dans la continuité puisque la représentante du club de Rignac, bien connue sur les parquets locaux, était membre du comité depuis une dizaine d’années. « Nous allons travailler au travers de pôles, qui correspondront aux commissions que l’on peut trouver dans chaque club : trésorerie, école de basket… Je veux leur donner de l’autonomie car il n’y a que comme ça que cela peut fonctionner », avait-elle déclaré dans la foulée de son élection, annonçant également sa volonté d’effectuer un tour des clubs. À n’en pas douter, l’intéressée se souviendra longtemps de sa prise de fonctions, qu’elle n’avait sûrement pas envisagée de la sorte. Peu de temps après le début de la saison 2020-2021, et avant même la décision de la préfète de fermer les gymnases, le 24 octobre, elle avait en effet pris celle de suspendre « toutes les compétitions seniors 5×5, 3×3 et loisirs ».

 


 

Catégorie "Handisport"

Paul Servières-Bordes - Cyclisme - Guidon decazevillois

Paul Servières-Bordes.
Paul Servières-Bordes. Reproduction Centre Presse

Pour Paul Servières-Bordes, la saison 2020 restera comme celle d’un double doublé. Vainqueur de la course en ligne dans la catégorie MS (malentendants et sourds) lors des championnats de France handisport 2019, disputés à Landaul (Morbihan), le sociétaire du Guidon decazevillois est parvenu à conserver son titre l’an passé, début octobre, sur le sélectif circuit dessiné à Évires (Haute-Savoie), en ayant largement contribué à animer la course et avec une cinquième place au classement général à la clé. Mais contrairement à l’année précédente, il a cette fois réussi à s’offrir un autre maillot tricolore, celui du contre-la-montre, sa discipline de prédilection, en reléguant son premier poursuivant à cinquante-neuf secondes. « Je suis très heureux et ému de ces deux médailles, elles sont le fruit d’un long travail réalisé avec l’aide de mon coach, Mika, de mes coéquipiers et de mes collègues ; avec le soutien de handisport Aveyron et, bien sûr, l’affection de toute ma famille. Ces deux médailles sont pour vous », avait déclaré le coureur, pour qui ces deux titres ont pris un relief particulier dans le contexte de la crise sanitaire, particulièrement difficile pour lui étant donné que le port du masque imposé à la population rend impossible la lecture labiale. « Ça nous donne un sentiment d’isolement et nous renvoie à notre handicap », avait-il souligné.

 

Antonin Théron - Cyclisme - VC Vallée de la Sorgues

Antonin Théron.
Antonin Théron. Reproduction Centre Presse

Malgré toutes les perturbations, l’année 2020 aura compté dans le parcours sportif d’Antonin Théron. Le jeune licencié du vélo club Vallée de la Sorgues, dans le sud du département, qui a eu 17 ans en décembre, l’a en effet mise à profit pour continuer sa progression, lui qui présente la particularité de s’aligner au départ de compétitions sur piste et sur route à la fois chez les valides et chez les athlètes handisport, du fait de l’agénésie de l’avant-bras droit dont il souffre (il est né sans cette partie du corps). Pour sa deuxième participation aux championnats de France handisport, à Évires, le Saint-Affricain, qui roule également en VTT chez les valides, a pris la quatrième place de la course en ligne et la cinquième de l’épreuve contre-la-montre, soit, dans les deux cas, cinq places de mieux que lors de l’édition précédente. « Un super week-end, je suis content de ma performance et de ma progression depuis l’année dernière », avait-il réagi après ces deux résultats, lui qui a également pu, malgré les restrictions sanitaires, prendre part au stage « jeunes à potentiel » organisé par le Pôle espoir cyclisme handisport à Bourges (Cher), axé autour de piste, à l’automne.

 

Jean-Baptiste Théron - Natation - Handisport Onet Rodez

Jean-Baptiste Théron.
Jean-Baptiste Théron. Reproduction Centre Presse

Si le cyclisme a permis de faire briller les couleurs du comité départemental handisport au cours de l’année passée, la natation y est également parvenue, par l’intermédiaire de Jean-Baptiste Théron. Le licencié du club Handisport Onet Rodez, qui s’entraîne principalement avec le Grand Rodez Natation, a confirmé qu’il figurait parmi les espoirs à suivre de la discipline à l’occasion des championnats de France en petit bassin, qui se sont tenus en décembre à Angers (Maine-et-Loire), lors desquels il a terminé à la cinquième place dans la catégorie « jeunes » (il a eu 14 ans en avril 2020) et a battu ses records personnels dans les sept nages de sa classification. Comme son homonyme cycliste, celui qui souffre d’une agénésie fémorale (absence d’un fémur) a été ciblé comme « jeune à potentiel » et figure, depuis quelques semaines, sur la liste des handisportifs de haut niveau publiée par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Une étape de plus pour celui qui consacre une partie de ses soirées à son entraînement, qu’il effectue à la piscine Paul-Géraldini, à Onet-le-Château.

Centre Presse Aveyron
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Les commentaires (1)
dadi Il y a 1 jour Le 08/04/2021 à 20:50

Impossible de voter !!!!! Un bug ?’?
Il y a urgence sinon les aveyronnais seront absents du palmarès......