Aveyron : les infirmiers de bloc en grève, aucune intervention chirurgicale à Rodez

  • Des revendications en termes de renforts, mais aussi de salaires pour les grévistes.
    Des revendications en termes de renforts, mais aussi de salaires pour les grévistes. Repro CPA
Publié le , mis à jour
Xavier Buisson

Les trois quarts des Infirmiers de bloc opératoire diplômés d'Etat (Ibode) de l'Aveyron étaient mobilisés ce jeudi 23 septembre sur le parvis de l'hôpital Jacques-Puel, à Rodez, portant des revendications en termes d'embauches et de reconnaissance salariale.

Elles en ont ras le masque, et elles l'ont fait savoir. Dans une ambiance bon enfant, 24 Ibode (Infirmiers de bloc opératoire diplômés d'Etat) grévistes ont entamé ce jeudi une opération de sensibilisation auprès des usagers du centre hospitalier Jacques-Puel. Une mobilisation forte (l'Aveyron compte 35 Ibode) et majoritairement féminine, à l'image de la profession, qui avait déjà exprimé son mécontentement le 25 mai dernier.

Sur le parvis de l'hôpital ruthénois, elles sont originaires de Rodez, Villefranche-de-Rouergue et Millau, et leur absence n'a pas été sans conséquence. À Rodez, aucun acte chirurgical n'a eu lieu ("aucune programmation n'a été faite sur cette journée", précise la direction), seule une équipe ayant été réquisitionnée pour les urgences. L'activité a en revanche été maintenue dans les centres hospitaliers de Villefranche et Millau, selon les grévistes. 

"Il y a des besoins de recrutement assez importants voire massifs au bloc de Rodez, explique une manifestante. De l'ordre de six personnes au minimum, Ibode, infirmiers, logisticien et préparatrice en pharmacie". "Il faut aussi rendre nos métiers attractifs, poursuit l'une de ses collègues. Nous demandons à recevoir la bonification dont bénéficient les infirmiers de bloc non diplômés, une prime déjà en place dans plusieurs hôpitaux de la région".

Des revendications en termes de renforts, mais aussi de salaire pour les grévistes, mobilisés à l'appel de l'ensemble des organisations représentatives de la profession et soutenus par la CGT. L'entrée en vigueur de nouvelles grilles salariales au 1er octobre laisse planer quelques craintes pour les Ibodes, qui verront leur carrière "rallongée de huit ans pour bénéficier" des augmentations annoncées, comme l'explique l'une des infirmières de bloc mobilisée. Les Ibode, qui regrettent d'avoir trop souvent à effectuer un "travail de logisticien ou de préparateur en pharmacie" souhaiteraient par ailleurs que leur qualification soit reconnue (salaire équivalent Bas +5) et que les hôpitaux recrutent et forment davantage d'Ibode, "comme l'exige la réglementation".  

À Rodez, une réunion est programmée ce vendredi entre représentants des Ibode et la direction de l'hôpital autour de ces revendications.

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Les commentaires (1)
Daniel12 Il y a 1 année Le 23/09/2021 à 18:42

Il faudrait que le gouvernement organise un Ségur de la santé ...