Sam à Viviez : usine morte et manifestation ce mardi 26 octobre

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  • Ghislaine Gistau, David Gistau, Christine Cantaloube et Sébastien Lallier, représentants CGT du personnel.
    Ghislaine Gistau, David Gistau, Christine Cantaloube et Sébastien Lallier, représentants CGT du personnel. Photo BHSP
Publié le , mis à jour

Réunis en assemblée générale hier en milieu de journée, les salariés de la fonderie Sam de Viviez ont décidé d’une action forte, suite au constat de l’absence d’offre de reprise de la société auprès du tribunal de commerce de Toulouse.

Cette action prendra la forme d’une opération "Usine morte" du lundi 25 octobre à 21 heures jusqu’au mardi 26 octobre à 21 heures. En parallèle, aura lieu le mardi 26 octobre une occupation de la voie publique, avec barrages filtrants et distribution de tracts ; au giratoire de La Vitarelle à Decazeville sur la RD 840, et au giratoire de Bel Air à Lanuéjouls sur la RD 1.

"Il ne s’agit pas de gêner ceux qui travaillent mais de montrer que notre détermination est intacte et que les salariés de Sam sont déterminés à aller jusqu’au bout. Nous voulons que Renault et l’État tiennent leurs engagements respectifs au lieu de se renvoyer la balle. Ils ne voulaient pas d’autres repreneurs que le groupe espagnol Automotive et ont écarté les candidatures du groupe Alty de Patrick Bellity et du groupe Trinquet. Ils doivent trouver un repreneur ! Et l’état ne peut pas s’exonérer du fait d’avoir écarté Alty dont le projet était viable, de ne pas lui faire bénéficier du plan de relance ni de l’accompagnement des collectivités : qu’est-ce que 7 millions d’euros au regard des 5 milliards donnés à Renault", expliquent Ghislaine Gistau, Sébastien Lallier, David Gistau et Christine Cantaloube, représentants CGT du personnel.

Et en particulier que Renault tiennent ses engagements de chiffre d’affaires, engagements écrits dans un courrier du 5 mai dernier, mais que le constructeur remet en cause lundi 18 octobre dans sa réponse (lire ci-dessous) au courrier envoyé la semaine dernière par les ministres de l’Économie et de l’Industrie, cosigné par les élus locaux. La situation de Sam se complique par ailleurs avec la pénurie mondiale des semi-conducteurs qui a des répercussions sur la hausse des stocks des pièces et l’arrêt de chaînes de Renault.

L’épée judiciaire de Damoclès

"C’est une crise conjoncturelle et non structurelle. Car la perspective de l’arrêt des moteurs thermiques pour 2035 laisse encore du temps. Nous avons toujours répondu présent pour Renault, notamment lorsqu’il s’est agi de fournir en temps et en heure les pièces pour la Clio 5 ; nous avons tout fait pour que le lancement puisse être fait dans les temps. Passer d’un engagement de 40 M€ de chiffre d’affaires à 25 ou 30 M€ comme le souhaite CIE est contre-productif pour une reprise. En réalité, c’est Renault qui a les clés car il décide du chiffre d’affaires qu’il donne".

L’heure est grave, car si faute d’offre de reprise ou de lettre d’intention de reprise d’ici début décembre prochain, le tribunal de commerce pourrait de pas reconduire la période de poursuite d’activité qui s’achève le 10 décembre. Ce serait alors la fin de Sam. Une perspective qui renforce la combativité des salariés :

"Nous appelons la population, les acteurs économiques et les élus à se mobiliser fortement mardi pour défendre l’avenir de l’emploi et par conséquent l’avenir du territoire". D’autres actions sont d’ores et déjà envisagées.

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