Rodez : Adeline Thuriès, adepte de l'éclectisme floral

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  • La jeune femme cultive quotidiennement sa fibre créative.
    La jeune femme cultive quotidiennement sa fibre créative. A.A.
Publié le , mis à jour

Ses créations à base de fleurs fraîches ou séchées et stabilisées – bouquets, couronnes, suspensions et autres miroirs – attirent immanquablement l’œil sur les réseaux sociaux et dans les huit boutiques de Rodez, Baraqueville, Bozouls, Espalion, Marcillac et Villefranche-de-Rouergue où elles sont en dépôt-vente. Rencontre avec Adeline Thuriès, qui a « soif de vie et trop d’envies ».

Même sans gros moyens, on peut entreprendre et s’épanouir dans sa passion. J’ai trouvé ma patte florale", lâche Adeline Thuriès avec le sourire à l’issue d’un rendez-vous dans un café du piton. Arrivée avec 30 minutes d’avance, toute pimpante avec ses boucles d’oreilles rouges en forme de cœur et son chemisier bleu imprimé de toucans, assorti au bouquet de fleurs séchées qu’elle a confectionné pour l’occasion, on ne peut que la croire quand la fleuriste de 32 ans originaire de Rodez dit qu’elle a la fibre artistique et créative depuis toujours. "J’adore le dessin, travailler les couleurs et les textures, mélanger les matières, lance-t-elle. Quand j’étais jeune, je rêvais de devenir designer ou styliste. Pour choisir mon orientation au lycée, j’ai recherché la filière la plus créative et j’ai choisi un CAP de fleuriste. Je suis donc venue à ce métier un peu par hasard… Quoique, petite, je jouais beaucoup à la marchande de fleurs."

Après avoir obtenu son CAP et son Brevet professionnel en 2007 à l’école de Blagnac, en alternance avec un fleuriste de Rodez, Adeline Thuriès a décidé de voler de ses propres ailes en 2016. "Je n’avais pas envie de m’enfermer dans une boutique ni dans un CDI. J’avais besoin de me trouver, de m’exprimer au travers de mes propres créations et aussi de m’inscrire dans une démarche plus artisanale." La pépinière d’entreprises CapCoop à Onet-le-Château a été un tremplin pour la jeune femme. Au bout d’un an, elle a pris le statut d’auto-entrepreneur et a successivement occupé deux ateliers, rue de l’Embergue et rue de Bonald, toujours à Rodez. "C’était à la fois ma boutique, mon atelier et ma salle de cours. Lorsque le magasin de créateurs et artistes locaux Da. a fermé ses portes en décembre 2020, je suis revenue en atelier privé. Finalement, avec la crise sanitaire, c’est plutôt bien tombé car j’ai multiplié les lieux de dépôt-vente et cela m’a laissé plus de temps pour la création."

Une trentaine de mariages par an

Si Adeline Thuriès a démarré son activité en travaillant les fleurs fraîches, comme elle l’avait appris durant sa formation, elle a su s’adapter aux nouvelles tendances comme la mode des fleurs séchées qui a émergé en 2019. Son (hyper) activité sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram où elle compte près de 1 500 followers, conjuguée à de belles réalisations comme l’habillage du plafond d’une brasserie parisienne tenue par des Aveyronnais ont contribué à faire connaître son travail. Elle propose de la décoration florale aux professionnels et aux particuliers, mais les mariages représentent 80 % de son chiffre d’affaires et son carnet de commandes affiche déjà complet pour 2022. "Je fais une trentaine de mariages par an, de mai à octobre, reprend-elle. Durant cette période, les fins de semaines sont chargées, il m’arrive de travailler jusqu’à 20 heures par jour !" La jeune femme se fournit en fleurs françaises, européennes et parfois mondiales via des commandes ponctuelles et veille à avoir une démarche la plus écologique possible.

Adeline Thuriès travaille beaucoup à l’instinct, mais a tout de même un carnet de croquis dans lequel elle recense des idées. La jeune femme ne fait pas que des bouquets, elle fabrique également des arches, des suspensions, des miroirs, des couronnes, des cloches, des cartes à messages et de petits bijoux. Séduite par le travail du designer floral Gregor Lersch, ses influences sont nombreuses : "L’art et notamment le surréalisme, l’art brut et naïf, Ferdinand Cheval et son palais idéal, Le Douanier Rousseau, Frida Kahlo, liste-t-elle. La musique aussi car elle rythme les humeurs et l’inspiration. J’écoute du jazz au rock en passant par la variété française ou l’électro. En ce moment, c’est L’Impératrice, Philippe Katerine et Juliette Armanet." Un éclectisme à son image.

Ses créations à base de fleurs fraîches ou séchées et stabilisées – bouquets, couronnes, suspensions et autres miroirs – attirent immanquablement l’œil sur les réseaux sociaux et dans les huit boutiques de Rodez, Baraqueville, Bozouls, Espalion, Marcillac et Villefranche-de-Rouergue où elles sont en dépôt-vente. Rencontre avec Adeline Thuriès, qui a "soif de vie et trop d’envies".

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