Villefranche-de-Rouergue : les écoliers partagent désormais les petits-déjeuners

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  • Ce mardi 23 novembre, à la maternelle de Pendariès, les écoliers ont pris leur petit-déjeuner ensemble./ Photo DDM C.I.
    Ce mardi 23 novembre, à la maternelle de Pendariès, les écoliers ont pris leur petit-déjeuner ensemble./ Photo DDM C.I.
Publié le , mis à jour

Dans le cadre d’une expérimentation nationale, les écoles maternelles publiques de Villefranche font partager deux petits-déjeuners par semaine aux enfants.

C’est en partenariat avec l’Education nationale que la mairie de Villefranche propose depuis ce mardi 23 novembre aux élèves des trois écoles publiques maternelles de la ville deux petits-déjeuners par semaine, le mardi et le vendredi. En tout, ce sont près de 180 écoliers qui participent à cette expérimentation nationale dans le cadre du Quartier prioritaire de la ville qui sert plusieurs buts : sensibiliser à la nutrition, réduire les inégalités dès le plus jeune âge et répondre à un enjeu de santé publique. Mardi, le maire, certains élus et des représentants de l’Education nationale comme la nouvelle Dasen, Claudine Lajus.

Travail pédagogique sur le goût et les saveurs

L’action consiste concrètement à fournir un petit-déjeuner équilibré les mardis et les vendredis à 8 h 20 aux élèves de maternelles. Bien entendu, les parents sont prévenus pour éviter une double collation. "C’est un projet expérimental que nous voulons transversal, expliquait Martine Razavi, conseillère municipale déléguée à la petite enfance lors du dernier conseil municipal. Le petit-déjeuner est fourni par des producteurs locaux. Le pain vient ainsi de la filière boulangerie du lycée Savignac. Le miel est issu de la production du rucher municipal."

Concernant le fromage, c’est la ferme de la Serène à Saint-Salvadou qui le fournit. Les produits laitiers viennent de la ferme "Cœur de Vache" à Castanet (82), la confiture de châtaigne de la ferme "Puech Deltour" à Vabre-Tizac, les jus de fruit de la ferme du Marigot et Terre paysanne à Najac, et le lait de la coopérative Cantaveyronlot. "Cette opération vient du constat que trop d’enfants commencent la journée le ventre vide ou alors sans avoir bénéficié d’un petit-déjeuner équilibré."

Et Jean-Sébastien Orcibal, maire, de confirmer. "L’objectif est également de ne pas creuser les écarts, les inégalités, dès les premières années de la vie. C’est ce qu’on essaie de faire avec l’adhésion à ce programme."

Pour l’instant, seules les écoles maternelles publiques de la commune, soit trois établissements entre Robert-Fabre, Pendariès et la Chartreuse, sont concernées par cette expérimentation qui doit durer jusqu’à la fin de l’année. "Selon le résultat de cet essai, il se peut que le dispositif soit élargi par la suite aux écoles privés."

Car ce dispositif est également possible en raison de la situation particulière de la Bastide et du Tricot. "Si nous faisons partie de cette expérimentation et si nous avons pu demander ces petits-déjeuners, c’est car nous avons des quartiers classés en quartiers prioritaires de la Ville", souligne Jean-Michel Bouyssié, adjoint au maire.

En attendant, bien loin de cet aspect plus politique, les écoliers ont en tout cas un nouveau temps de convivialité à partager entre eux.

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Camil Ioos
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