Rugby : Aurélien Panis, l'alchimiste du physique de Decazeville

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  • Si les joueurs du Sporting peuvent tenir la cadence sur le terrain, c’est grâce à Aurélien Panis, préparateur physique. Si les joueurs du Sporting peuvent tenir la cadence sur le terrain, c’est grâce à Aurélien Panis, préparateur physique.
    Si les joueurs du Sporting peuvent tenir la cadence sur le terrain, c’est grâce à Aurélien Panis, préparateur physique. Repro CP
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Pour la première fois depuis qu’il a rejoint les rangs du Sporting, le préparateur voit l’impact de son travail sur les performances des joueurs, encore en lice pour la montée en Fédérale 2. Ils affronteront Vincennes, dimanche 15 mai, pour le match aller des 16es de finale de Fédérale 3, à Camille-Guibert.

Il est facile de louer joueurs et entraîneurs pour leur parcours et leurs matches épiques, lors desquels la tactique est nécessaire pour l’emporter. Mais il faut avant tout une bonne préparation faite de foncier. Cette endurance qui rend les efforts plus faciles, qui fait aller au bout des confrontations lorsque l’adversaire est à genoux et peine à retrouver son souffle. Au Sporting, l’artisan de tout ce travail se nomme Aurélien Panis.

Encore un Ruthénois à Decazeville ? Non, un Tarnais qui a délibérément posé son cœur lors de ses séances pour ce club, à la demande expresse d’Anthony Julian et Tim Bowker. "J’étais là bien avant eux, s’offusque-t-il sur le ton de la boutade, je suis arrivé dans le Bassin pour entraîner les filles à VII sous l’ère Jean-Luc Delaneau. Mais cela n’a pas abouti et je suis parti à Rodez, où j’étais le préparateur et l’entraîneur des trois-quarts de l’équipe féminine à XV."

De l’athlétisme au rugby

Aussi, quand l’histoire du rugby ruthénois a mal tourné, Panis a été approché par les deux entraîneurs decazevillois, il y a 3 ans. "Je n’ai pas réfléchi longtemps. Le projet était intéressant et je savais qu’à Decazeville, tout allait bien se passer." Pourtant, Aurélien Panis n’est pas un rugbyman né. "Toute ma famille joue au rugby, notamment à Canton d’Alban, mais moi, je me suis tourné vers l’athlétisme. Cela a duré 13 ans." D’où ce goût de l’effort, de la préparation et de l’endurance qui l’a poussé à se tourner vers un cursus sportif et une licence Staps. Il est même allé un peu plus loin dans son parcours en décrochant un brevet fédéral qui peut lui permettre d’entraîner "jusqu’en Fédérale 2", précise-t-il.

Depuis ses prises de fonction au sein du SCD, c’est la première année qu’Aurélien Panis peut voir son travail évoluer sur une saison complète. Et force est de constater que ce boulot prend tout son sens au regard des performances des joueurs de dimanche en dimanche. "On ne partage pas tous la même philosophie dans cet exercice. Moi, je souhaite que les joueurs aillent au bout des rencontres. Qu’ils courent pendant 80 minutes et qu’ils se rendent faciles les fins de matches. La musculation, je ne m’en occupe pas, ils sont libres." Il propose même des programmes à la carte pour certains joueurs, qui sont demandeurs.

"Physiquement, nous avons fait le plus dur"

Aussi, le 24 avril, jour du barrage gagné face à Aix-les-Bains (16-6), le préparateur decazevillois avait la banane. "J’étais vraiment satisfait. C’est une grande réussite pour moi et le staff de voir les joueurs encore en capacité de développer du jeu et de courir au bout de deux mi-temps." C’est sa fierté, comme celle de dimanche, à Aubagne, où les joueurs ont été au bout d’eux-mêmes pour se qualifier en 16e de finale. "Je dirais que, physiquement, nous avons fait le plus dur. Je ne sais pas si les gens se rendent compte des efforts fournis sur ces deux rencontres. J’ai la sensation que les joueurs se sentent bien."

Tellement bien qu’Aurélien Panis a presque fini son boulot. "Pas vraiment, nuance-t-il, mais on va travailler différemment, avec de la récupération et quelques séances plus intenses. Mais je ne veux pas empiéter sur le travail d’Antho et de Tim, je m’adapte." Comme chez les joueurs, de la sérénité transpire dans le discours de celui qui est aujourd’hui considéré comme le troisième coach.

Même s’il reste lucide sur le parcours du Sporting, Aurélien Panis sent "que nous sommes prêts à tout. Quand tu entends les joueurs, toute la semaine, dire 'on va faire quelque chose à Aubagne'. Le dimanche soir, après le premier match face aux Provençaux, je n’en ai pas vu faire la fête. Ils étaient déjà dans le bus pour Aubagne. Tu te dis qu’il y a un truc qui se passe." Si pour le préparateur, les hommes du Bassin ont "fait le plus dur", il s’agit maintenant de confirmer ses propos face à Vincennes, dimanche 15 mai.

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Philippe Cauffet
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