Rassemblement contre l'antisémitisme : les députés aveyronnais toujours divisés, Alexandre et Mazars se répondent

  • Ce dimanche, 400 personnes et des élus de tous bords, hormis de LFI, étaient présents devant la préfecture à Rodez.
    Ce dimanche, 400 personnes et des élus de tous bords, hormis de LFI, étaient présents devant la préfecture à Rodez. Centre Presse - Mathieu Roualdès
Publié le , mis à jour
M.R.

À l’instar du plan national, l'absence de La France Insoumise à la marche contre l'antisémitisme dimanche dernier fait réagir au local.

L'absence de La France Insoumise lors de la marche contre l'antisémitisme dimanche dernier ne cesse de faire couler de l'encre. Et déclencher des débats. C'est le cas en Aveyron aussi. Alors que le député de la deuxième circonscription, Laurent Alexandre, n'a pas souhaité prendre part au rassemblement ruthénois, place de la Préfecture, ce dernier a également peu goûté les propos de son homologue Stéphane Mazars dans nos colonnes. Interrogé, il avait indiqué qu'il était "bien dommage de voir que ce député ne se reconnaît pas dans ce combat contre la montée de l’antisémitisme. Aujourd’hui, l’appel était transpartisan. Il a fait le choix de décliner au local la posture nationale de son parti".

Ce lundi, Laurent Alexandre a répondu dans un communiqué de presse. "C'est un propos intolérable et mensonger. En ce qui me concerne, la lutte contre l’antisémitisme et contre le racisme a toujours été au cœur de mon engagement militant. C’est justement par cohérence avec mes convictions antiracistes que j’ai fait savoir vendredi à Stéphane Mazars qu’il me paraissait ambigu de se rassembler sur un tel sujet aux côtés du Rassemblement National qui est un parti qui trouve ses origines dans l’histoire de la collaboration et du nazisme (...) C’est pourquoi j’ai proposé à Stéphane Mazars que le rassemblement aveyronnais de dimanche se fasse sur des bases plus claires visant à mettre à distance l’extrême droite. Il a refusé", peut-on lire dans le communiqué de l'Insoumis, publié lundi soir sur ses réseaux sociaux... 

"Monsieur Alexandre, assumez votre absence !"

Avant que Stéphane Mazars, de la majorité gouvernementale, ne lui réponde quelques minutes plus tard. Sous ce titre : "Monsieur Alexandre, assumez votre absence !" Et d'argumenter : "J’ai personnellement et par mail répondu à M. Laurent Alexandre quand il a voulu pour sa part réserver sa participation au respect de ses conditions parmi lesquelles l’interdiction de la participation du RN. Comme j’ai pu alors lui rappeler dans ma réponse, il s’agissait d’un rassemblement civique et citoyen, et en aucun cas d'une initiative partisane et/ou syndicale. Au-delà des considérations politiques, il appartenait à chacun d’y participer en tant que citoyen, élu ou pas, souhaitant soutenir la lutte contre l’antisémitisme à un moment très singulier d’une recrudescence sans précédent des actes antisémites dans notre pays (...) Plutôt que de s’associer à l’unité qui s’est clairement affichée ce dimanche entre Républicains, au-delà des appartenances politiques et des petits calculs partisans, Monsieur Laurent Alexandre a préféré suivre la position nationale de son mentor Jean-Luc Mélenchon. À lui d’assumer son absence au lieu d’avancer des prétextes fallacieux pour tenter de la justifier."

Le Rassemblement national dénonce un "ostracisme"

Ce mardi matin, c'est le nouveau responsable du Rassemblement national en Aveyron - le conseiller régional RN Bruno Leleu était présent à la mobilisation -, qui, à son tour, a réagi via un communiqué de presse : "Je regrette qu’au plan national, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), présidente de l’Assemblée Nationale et Gérard Larcher (LR), président du Sénat, aient ostracisé le Rassemblement national en le reléguant en queue de cortège. Sur le plan local, je regrette que cet ostracisme ait été relayé dans la presse par Stéphane Mazars, député Renaissance de la première circonscription de l’Aveyron, « qui n’a pas serré la main du représentant du Rassemblement National » et par Laurent Alexandre, député LFI de la seconde circonscription de l’Aveyron, qui a souhaité « mettre à distance l’extrême droite ». Cette attitude est à mes yeux l’expression d’un total mépris de nos leaders politiques envers les 42 % de français qui ont voté en 2022 pour Marine Le Pen aux élections présidentielles".

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