Nicolas Bach : «Je ressens le besoin de partir»

  • Arrivé à Rodez à l'été 2013, Nicolas Bach a décidé de quitter l'Aveyron après deux saisons.
    Arrivé à Rodez à l'été 2013, Nicolas Bach a décidé de quitter l'Aveyron après deux saisons. Archives Jean-Louis Bories
Publié le , mis à jour

Transferts. Un communiqué du Raf a officialisé le départ de l’entraîneur des féminines au terme de l’actuelle saison et après deux campagnes au plus haut niveau. Le technicien explique son choix.

Un communiqué du Raf a officialisé le départ de l’entraîneur des féminines au terme de l’actuelle saison et après deux campagnes au plus haut niveau. Nicolas Bach s'explique. 

C’est donc officiel, vous allez quitter Rodez et son équipe féminine. Pourquoi ce choix ?

Dans cette situation, on pose les bonnes et les mauvaises raisons dans la balance. Et dans mon cas, elle penchait plutôt pour un départ. Malgré les bonnes choses vécues depuis deux ans, beaucoup d’éléments ont fait que j’avais envie de changer sur le plan personnel.

C’est-à-dire ?

Je ne me suis pas épanoui ici comme je le voulais. Je suis venu sans famille, je suis des îles (Vanuatu, NDLR) et je n’ai pas retrouvé mon environnement. Ensuite, lorsque j’ai rejoint le Raf, c’était pour le boulot. J’y ai passé tout mon temps et c’est ce que je voulais. Mais je ne suis pas pleinement satisfait de ce que j’ai accompli. Ma mission était de structurer et de faire progresser les résultats de l’équipe D1. Je crois que pour la première partie, j’ai réussi. Mais pour la seconde, il y a eu des hauts et des bas. Je regrette de n’avoir pas su amener de régularité. Dans cette situation, l’entraîneur a sa part de responsabilité.

Ressentiez-vous une usure ?

Cela fait 2 ans qu’on joue le maintien, avec le plus petit budget. Il y a de belles structures, un club derrière nous, mais cela demande beaucoup d’énergie. Et je sens que, sur ce point, je suis en fin de cycle. Mais j’ai vécu de belles choses ici, avec ces maintiens et ces deux quarts de finale de Coupe de France. Et je n’oublierai jamais la magnifique aventure humaine que m’ont permis de vivre mes joueuses. Mais je ressens le besoin de partir. Si Rodez avait été chez moi, comme c’est le cas pour Greg (Ursule) par exemple, je serais resté.

La décision paraît soudaine. Y pensiez-vous depuis longtemps ?

Elle est très réfléchie. Ça aurait déjà pu avoir lieu l’an dernier. Ce n’est pas un coup de tête. En janvier, je l’avais évoqué avec certains dirigeants. Ma volonté étant que le club prépare au mieux la prochaine saison, j’ai accepté la demande du Raf de l’annoncer assez tôt.

Pour revenir aux raisons qui vous ont poussé à ce départ, y a-t-il également une frustration née d’une ambition limitée ?

C’est vrai, s’il y avait eu le potentiel pour jouer la 4e place et rivaliser, je serais resté. Mais les moyens augmentent chaque année. Le Raf fait énormément d’efforts et il peut envisager l’avenir sereinement. Mais, personnellement, j’aspire à un projet avec davantage de perspectives, même si c’est en D2. Ici, la marge de manœuvre est réduite.

Le manque de considération dont jouit la section féminine en Aveyron a-t-il pesé ?

Non. La frustration par rapport au manque de considération des élus politiques, c’est depuis le début. Ils s’en foutent. Alors qu’on véhicule le nom de Rodez partout en France. Et alors qu’il y a un boulot éducatif incroyable qui est fait au Raf, notamment par Florent Rech. J’avais rarement vu ça dans un club.

Avez-vous des contacts ?

Je n’ai absolument aucune certitude pour l’avenir. Ni aucune motivation financière. Mais j’ai des pistes, plutôt à l’étranger, proche d’îles (rires), et une en France. Rien n’est décidé et je suis humble quant à mon profil. Je sais bien que les clubs ne vont pas se bousculer pour Nicolas Bach. Maintenant, je ne ferme aucune porte. J’adore l’expérience actuelle aux côtés des gars (il entraîne en semaine les garçons de la CFA aux côtés de Gregory Ursule, NDLR). On ne sait jamais.

Il reste deux rencontres de D1 à jouer (à Paris le 3 mai, face à Saint-Étienne le 9 mai). Ce devrait être particulier à vivre ?

Je ferai tout pour que cela se passe bien jusqu’à la fin. Et les joueuses seront concernées. La situation est saine. J’ai déjà connu ça. Je sais gérer en ne mettant pas de dimension affective. Il n’y aura pas de relâchement. On va tout faire pour battre Saint-Étienne et aller chercher une belle fin de saison, ce que ce groupe mérite.

Maxime Raynaud
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