Le camping se la joue « glam » à Villecomtal

  • L’accueil dans un bâtiment de verre, ouvert sur la nature, fait également le charme du glamping.
    L’accueil dans un bâtiment de verre, ouvert sur la nature, fait également le charme du glamping.
  • Le camping se la joue « glam » à Villecomtal
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    Le camping se la joue « glam » à Villecomtal
Publié le , mis à jour

La route en elle-même est un dépaysement. Après avoir franchi le petit pont de pierre de Villecomtal qui enjambe le Dourdou, un chemin sinueux sans bitume arpente la forêt. Cette dernière éclaire alors la route. Ici, la nature est reine et le camping en est l’époux. Cela s’appelle un « glamping » plus exactement, contraction de glam et camping pour un hébergement insolite, atypique. Pour un retour aux sources, au naturel, au végétal. Les tentes, de larges canadiennes comme des grands espaces, se nichent dans cet écrin vert. Avec pour mise en lumière, la réception, bar et sanitaires dans des verrières pour apprécier la quiétude et la vue. Le tout, saupoudré du fameux rougier, la terre rouge qui a donné son nom au glamping de Villecomtal.

Un décor qui a charmé le site internet Tripadvisor accordant le prix d’excellence à l’hébergement. Ce qui n’empêche pas la propriétaire, Liliane Delmas, de pointer du doigt la concurrence déloyale voire « le monopole » d’une plateforme bien connue de réservations en ligne. « Ils me prennent 15 % à chaque fois. Il faut que les gens réservent directement sur mon site Internet. » Privilégier le circuit court en somme, à l’instar du mode d’alimentation.

Au-delà des prestations et du cadre naturel, la qualité humaine de Liliane Delmas fait également la différence. « Nous venons pour la troisième fois d’affilée. Ce qui nous fait revenir est d’abord le sens de l’accueil et la bienveillance de Lile (alias Liliane Delmas, NDLR) », confie Valérie et Ronan venus de Charente-Maritime avec leurs enfants. Et d’ajouter : « Cette année, nous pouvons rester que trois jours mais cela suffit pour couper du quotidien tellement le cadre est idéal. » Preuve que le dépaysement, la bouffée d’oxygène s’opère vite dans les têtes des clients. « J’ai beaucoup de clients qui viennent de Rodez et des environs pour faire un break », glisse Lile.

Les hébergements dits insolites (yourtes, cabanes dans les arbres, tipis, roulottes, etc.) en plein essor - actuellement 25 sont classés sur le site officiel du tourisme Aveyron - ne sont encore qu’à leurs balbutiements. « Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début de ce mode de consommation mais cela va encore se développer dans quelques années avec tous les citadins qui aspirent au grand air loin du tourisme de masse », estime Lucas, jeune entrepreneur du Carladez qui envisage de se lancer dans ce marché du tourisme insolite en construisant des éco-dômes.

Le camping se la joue « glam » à Villecomtal
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Centre Presse / Olivier Courtil
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