Quand les agriculteurs aveyronnais cultivent les réseaux sociaux

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  • Dans leur ferme,  ils exploitent aussi les tweets Dans leur ferme,  ils exploitent aussi les tweets
    Dans leur ferme, ils exploitent aussi les tweets
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Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux. Un bon moyen pour eux de montrer les différentes facettes de leur travail.

Juste quelques mm d’#eau avec la #pluie, pas assez pour le #maïs du coup on continue l’#arrosage. Il faut assurer les stocks nécessaires aux #chèvres pour la campagne prochaine. " Germain Albespy, vidéo à l’appui, a balancé son tweet.

Régulièrement, cet éleveur de Labastide-l’Evêque raconte son quotidien d’agriculteur. Et ils sont quelques-uns, en Aveyron à s’adonner comme lui à cette pratique du tweet. Tel Marie-Amélie Viargues, agricultrice à Pruines qui aime à partager beaucoup de bons moments, Valérie Imbert, en responsabilité à la FNSEA, ou Jérôme Valière, installé, lui, du côté de Colombiès.

"Plus professionnel"

" C’est plus en réaction aux nombreux mensonges dits pour orienter l’opinion publique que je me suis mis sur les réseaux sociaux ", explique ce dernier. Plutôt adepte du retweet, il a plus de 650 abonnés et met en avant sa façon de voir l’agriculture. " Tweeter, c’est plus professionnel. Plus technique. Pour Facebook, je veux transformer ma page personnelle en page éleveur, mais il faut que je trouve le temps ", sourit-il, à l’heure de rajouter un point d’eau sur son exploitation. " D’ailleurs, va falloir que je tweete cela ".

Les agriculteurs, un peu partout en France, vont de plus en plus franchement vers les réseaux sociaux. Trouvant-là le moyen de communiquer sur leur travail.  Ici un éleveur de la Manche qui partage la photo d’un lever de soleil sur son exploitation ; un autre filme ses vaches en train de gambader dans le champ ; un autre a immortalisé sa chèvre peinte en bleu blanc rouge à la veille de la finale de la coupe du monde de football... C’est une manière aussi de faire entrer les gens dans le quotidien de leurs exploitations. Et de séduire aussi des personnes qui hésitent à se lancer en agriculture.

Se rapprocher des populations

Mais le réseau social se veut parfois moins bucolique. Et plus revendicatif. " Nous serons satisfaits lorsque l’argent sera revenu dans les cours de ferme. C’était l’objectif des #egalim ! Nous travaillerons dès le mois de septembre, notamment en ciblant ceux qui ne veulent pas participer à la construction du prix en marche avant ", peut-on ainsi lire sur le compte des Jeunes Agriculteurs.

Ces derniers mois, à la faveur des États généraux de l’alimentation, les agriculteurs manœuvrent pour un rapprochement avec les populations. Se rendre dans les rayons des grandes surfaces, ouvrir sa ferme aux touristes (comme le 29 juillet à Réquista chez Sylvain Delmas), ou inonder les réseaux sociaux font partie de cette stratégie.

En Aveyron, le président des JA est aussi de la partie. Récemment, c’est pour montrer la solidarité des agriculteurs à l’heure de relever des arbres couchés sur la route après un violent orage qu’Anthony Quintard s’est mis à tweeter.

Une récente étude, menée au printemps dernier, a montré que Facebook était le premier réseau social utilisé par les agriculteurs, 42 % le faisant pour un usage professionnel. Et Tweeter arrive loin derrière, avec un peu plus de 5 % d’utilisateurs. Mais pour l’un ou l’autre, les adeptes sont chaque jour un peu plus nombreux en Aveyron.

Philippe Routhe
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