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Incendie du Bowling : la piste d'un acte volontaire envisagée

  • Incendie du Bowling : la piste d'un acte volontaire envisagée
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Pour le procureur Olivier Naboulet, « il n’y a, a priori, aucune défaillance électrique interne expliquant le départ de feu ».

A peine plus d’une semaine après l’incendie qui a détruit le Bowling du Rouergue, lundi 30 juillet tôt le matin, les enquêteurs ont rendu au procureur de la république les tout premiers éléments de leurs investigations.

Lesquelles font état de traces d’hydrocarbures dans la cuisine, zone probable du départ du feu. « Ces hydrocarbures n’avaient aucune raison d’être présents à cet endroit, ils ont donc dû être apportés depuis l’extérieur », indique ainsi le procureur Olivier Naboulet qui ajoute : « Il n’y a, a priori, aucune défaillance électrique interne expliquant le départ de feu ».

Acte volontaire ?

En clair, la piste accidentelle n’est pas vraiment privilégiée. « J’envisage une qualification pénale des faits. Mais attention, il serait impropre d’évoquer un incendie criminel ».

Le procureur en effet a saisi ce mardi en fin de matinée le juge d’instruction pour « destruction de bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes », ce qui reste, en l’état de la qualification, un délit punissable de 10 années d’emprisonnement au maximum... 

L’enquête est désormais aux mains du juge d’instruction « qui cosaisira sûrement, comme je l’ai fait dès le jour de l’incendie, les enquêteurs du commissariat de Rodez et le service régional de police judiciaire de Toulouse. Cette enquête ne s’est jamais interrompue, il y a une continuité respectée », assure le procureur.

La police scientifique, sous saisine du juge d’instruction, n’est donc pas amenée à reprendre à zéro les investigations qu’elle a débutées dès le 31 juillet. La thèse d’un acte volontaire n’est donc pas à exclure à ce moment de l’enquête, qui s’annonce longue, et qui devra déterminer le mode opératoire de cet acte. Et surtout qui en est l’auteur. 
 

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