C3rB, une entreprise aveyronnaise à la page, spécialisée dans les logiciels pour les bibliothèques

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    C3rB, une entreprise à la page, spécialisée dans les logiciels pour les bibliothèques José A. Torres
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Fondée par Casimir Cerles, Aveyronnais originaire de Saint-Parthem, à Paris au début des années 90, comptant une cinquantaine de salariés et dirigée en binôme avec Emmanuelle Appriou, la société est installée dans des locaux tout neufs à La Loubière, depuis fin mai 2018. Malgré une belle santé, elle a du mal à recruter et ne se sent pas toujours accompagnée.

Il s’appelle Casimir Cerles. Informaticien, très pointu et au talent (re)connu, originaire de Saint-Parthem, dans la vallée du Lot, entre Decazeville et Grand-Vabre, il a longtemps travaillé pour de grosses sociétés françaises. Mais, quand il a été question de trouver une solution pour gérer l’activité d’une bibliothèque, il a décidé de faire lui-même. Et, pour voler de ses propres ailes, au début des années 90 près de Paris, à Saint-Quentin-en-Yvelines, il a créé C3RB informatique. C3 comme ses initiales non pas au carré (ça existait déjà) mais puissance trois et RB comme celles d’un deuxième développeur qui l’accompagnait alors. Ses premiers clients ont été des bibliothèques publiques puisque, à l’ère du minitel, ses logiciels leur permettaient de traiter autrement les transactions effectuées, les documents sonores, les prêts numériques… Mais aussi de gérer des expositions et des œuvres d’art qui pouvaient être prêtées, de valoriser des productions littéraires et/ou culturelles auprès des usagers.

Une cinquantaine de salariés au total

Parmi les premiers utilisateurs du logiciel de Casimir Cerles, il y avait Emmanuelle Appriou et cette bibliothécaire est vite devenue salariée de la jeune entreprise. Sa mission était "d’écrire le cahier des charges de la version destinée aux médiathèques départementales, puis d’assurer les formations et d’en assurer la mise en œuvre". Le pouvoir de séduction d’Orphée, tel est le nom du logiciel, a été très rapide. Tant et si bien qu’il équipe aujourd’hui près de 3 500 bibliothèques, soit 40 % du marché français (dont toutes celles du Gers, de l’Eure, des Ardennes et des Pyrénées-Orientales), mais aussi le Conseil d’état, des musées, des archives départementales, des centres de documentation, des ludothèques.

Après la région parisienne et une étape de quelques mois à Marvejols en Lozère (avec une vingtaine de salariés), C3RB a pris ses quartiers en Aveyron. Dans un puis trois appartements, situés route d’Espalion à Onet- le-Château, de 2006 au printemps 2018. Depuis fin mai, l’entreprise est installée dans un bâtiment flambant neuf sorti de terre dans la zone d’activité de Lioujas, commune de La Loubière. Si la société dispose d’un site à Lyon, avec une dizaine de personnes, et de plusieurs collaborateurs en coworking (Albi, Montauban, Nantes, Rennes, Annecy…), le plus gros de l’effectif œuvre près de Rodez.

Avec un chiffre d’affaires global qui devrait être proche de 5 M€. "On possède un noyau suffisant de salariés de qualité ancrés en Aveyron qui justifie qu’on reste ici, insiste la directrice. Même si le dynamisme est freiné par la lourdeur des déplacements et le manque de synergies technologiques". L’intéressée regrette : "On aimerait poursuivre le développement avec de nouveaux produits mais on est ralenti par la difficulté à faire venir des talents ambitieux. C’est stressant, voire même frustrant. On a d’ailleurs deux offres en cours, un développeur et un technicien de maintenance".

Et l’avenir alors ? C3RB envisage de se diriger "sur la pointe des pieds" vers l’export. La première destination ciblée a été le Québec où Emmanuelle Appriou a vécu une expérience professionnelle : "Nous avons participé à une table ronde lors d’un salon en 2017 afin de mieux connaître le potentiel clients". Au-delà de ce regard vers d’autres horizons, la directrice verbalise plusieurs souhaits : "On croit à fond dans les téléphones portables, même à usage professionnel ! Et on aimerait que les collectivités misent aussi sur ces outils".

 

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