Michel Carbonnel, ex-gendarme à Villefranche : le goût du risque

  • Michel Carbonnel est aussi connu sous le pseudo de Mickey Carbo.
    Michel Carbonnel est aussi connu sous le pseudo de Mickey Carbo. Repro CPA
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    Michel Carbonnel, le goût du risque CPA
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Depuis une petite trentaine d’années, le Montalbanais, qui fut gendarme mobile pendant vingt-cinq ans, essentiellement dans le secteur de Figeac et Villefranche-de-Rouergue, laisse libre cours à sa passion : les cascades automobiles.

C’est une histoire qui ne date pas d’hier. "Tout petit déjà, j’étais passionné par les voitures et les cascades automobiles, se rappelle Michel Carbonnel. À Montauban, il y avait Roger Lonjou, un garagiste qui s’était reconverti dans les cascades, mais ce n’était pas le seul. Dans les années 1970-1980, il y avait de nombreux spectacles ambulants et j’étais toujours sur le bord de la piste pour y assister. C’est là que m’est venue l’envie de faire de la cascade." Une aspiration profonde, que les aléas de la vie ont un temps freinée, en ouvrant d’autres chemins devant le Tarn-et-Garonnais.

"Après l’école, il y a eu l’armée puis la gendarmerie, raconte-t-il. J’étais motard mais j’avais toujours cette passion au fond de moi. En 1993, j’ai rencontré Joël Pégourié (un cascadeur originaire de Villeneuve-d’Aveyron, NDLR). Il rentrait chez lui au terme d’une tournée de plus de trois ans en Italie." Et c’est cette rencontre, survenue alors qu’il était âgé de 33 ans, qui changeait la donne : "Nous sommes rapidement devenus amis et de fil en aiguille, il m’a appris les bases du métier". S’ensuivit une période au cours de laquelle le Montalbanais s’est efforcé de concilier sa profession de gendarme et sa passion pour la cascade, la première lui ayant permis de compléter la seconde.

"Sur la moto, j’ai appris à conduire vite, à faire du tout terrain, à avoir le sens de la trajectoire, à développer mon sens de l’équilibre et à être précis", détaille-t-il.

Passage à la télévision

Pendant cette période, Michel Carbonnel a participé à des spectacles organisés par quelques grands noms de la cascade, dont, bien sûr, Joël Pégourié, qu’il considère comme son "maître", mais également Christian Montesinos, Fred Pineau, ou encore Alexandre Beautour et son Motor Show. Il s’est également produit aux côtés des frères Alain et Claude Legris, et c’est par l’intermédiaire du second qu’il a effectué un bref passage par le monde de la télévision.

"C’est grâce à Claude que j’ai pu participer au tournage d’un épisode de la série Le Tuteur (une série du début des années 2000, avec Roland Magdane). J’y tenais le rôle d’un motard de la gendarmerie", évoque, avec une certaine malice, celui qui a passé vingt-cinq ans au guidon de grosses cylindrées.

Une fois à la retraite, Michel Carbonnel a disposé de la latitude nécessaire pour se consacrer à sa passion mais, du fait de son statut de cascadeur amateur, a dû trouver un moyen de faire bouillir la marmite. Il a alors pris un poste de chauffeur-livreur chez le transporteur Portal, une entreprise qui le soutient totalement dans son autre activité.

"J’ai continué à participer à des spectacles mais j’ai également monté, au début des années 2000, avec une bande de copains, une association pour en organiser", révèle-t-il. Avec cette structure, baptisée "Tremplins", il est intervenu pendant six ans dans le cadre du Téléthon à Villefranche-de-Rouergue et s’est également produit à plusieurs reprises dans le bassin decazevillois.

"Il y a de la peur, mais en amont"

S’il s’illustre dans les exercices d’équilibre sur deux roues, de dérapage ou encore de slalom, celui qui est connu sous le pseudo "Mickey Carbo" dans le monde de la cascade n’en délaisse pas pour autant tout ce qui est lié à la casse, aux sauts, crashes, tonneaux et autres figures spectaculaires.

"On débute tous par l’équilibre, où les risques sont quasi nuls, mais ensuite, on passe à la partie casse", glisse-t-il, avant d’ajouter, au sujet de cette dernière : "Bien sûr, il y a de la peur, mais en amont. C’est elle qui nous permet de tout calculer, de mesurer les risques, de nous surprotéger et de ne rien laisser au hasard, afin que tout se passe bien. Une fois lancé, il n’y a plus de crainte, juste de la concentration pour réussir ce que l’on tente, et, si l’on échoue, une pointe de déception".

Pour vivre à fond sa passion, le cascadeur a également dû convaincre son épouse, Françoise. " Dès que nous nous sommes connus, dans les années 80, je lui ai expliqué que c’était une passion ancrée au plus profond de moi et qu’un jour, j’en (des cascades) ferais, explique-t-il. Ça n’a pas été évident pour elle mais elle a admis la chose. Par la suite, quand j’ai débuté, elle m’a accompagné pour gérer l’intendance et être présente à mes côtés. "

Aujourd’hui âgé de 59 ans, Michel Carbonnel a quelque peu levé le pied mais n’envisage pas de s’arrêter. "Je continue à participer, bénévolement, à quelques spectacles avec le Motor Show Cascadeurs (dont deux ou trois en juin), histoire de garder la forme, mais uniquement dans la partie équilibre car à presque 60 ans, le corps n’est plus aussi souple qu’avant et réagit différemment lors de chocs violents", indique-t-il, avant de glisser, avec les yeux qui brillent, au sujet du gros projet sur lequel il travaille pour 2020, en Andorre : "C’est un truc qui devrait envoyer du lourd !".

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