Flavin : Sarah Butsavage, peintre "bizarro-transatlantique"

  • Sarah Butsavage partage son temps entre Toulouse et son havrede paix du moulin du Roualdesq, aux confins de Flavin et Trémouilles. Sarah Butsavage partage son temps entre Toulouse et son havrede paix du moulin du Roualdesq, aux confins de Flavin et Trémouilles.
    Sarah Butsavage partage son temps entre Toulouse et son havrede paix du moulin du Roualdesq, aux confins de Flavin et Trémouilles. X.B.
  • Sarah Butsavage partage son temps entre Toulouse et son havrede paix du moulin du Roualdesq, aux confins de Flavin et Trémouilles.
    Sarah Butsavage partage son temps entre Toulouse et son havrede paix du moulin du Roualdesq, aux confins de Flavin et Trémouilles. X.B.
  • Sarah Butsavage partage son temps entre Toulouse et son havrede paix du moulin du Roualdesq, aux confins de Flavin et Trémouilles.
    Sarah Butsavage partage son temps entre Toulouse et son havrede paix du moulin du Roualdesq, aux confins de Flavin et Trémouilles. X.B.
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Agée de 29 ans et diplômée de la School of visual arts de New York, Sarah Butsavage, née à Philadelphie, a fait il y a près de deux ans le pari de l’expatriation artistique.

“S’échapper du conformisme, c’est toujours ça l’idée".

Depuis Philadelphie et les rives du Delaware jusqu’à Flavin et celles du Viaur, il n’y a qu’un pas (6 200 km tout de même) que Sarah Butsavage a officiellement franchi à la fin de l’année 2017. Un grand pas pour la femme amoureuse, désireuse de se rapprocher de son conjoint aveyronnais, mais un tout petit pas pour l’artiste peintre, qui a coutume de voyager avec son "atelier itinérant", comme elle aime à l’appeler.

"Je m’appelle Sarah Butsavage, j’ai 29 ans et je suis né à Philadelphie", explique la jeune femme en un joli franco-américain.

Si ses peintures n’ont pas encore envahi le quotidien des Aveyronnais, certains ont pu les voir à travers deux expositions, à Rodez (Espace Claire Méravilles) et Villeneuve-d’Aveyron (Galerie du Causse) l’an passé. Et depuis quelques semaines, elles ornent le livret de programmation de la salle de concert Le Club, à Rodez, ainsi que certains arrêts de bus de l’agglomération.

"Weirdo club"

"C’était hallucinant, ça m’a fait bizarre de voir ma peinture en ville…", confie la jeune femme, qui confesse avoir elle-même "été un peu bizarre" étant petite fille.

Au point de créer un club, à la fin du primaire à Philadelphie, avec d’autres jeunes amis, comme elle frappés d’envie de créer. "Le weirdo club", se souvient-elle, ce qui peut signifier le "club des bizarros". "On dessinait des choses complètement folles, ce n’est que quand j’ai commencé mes études que j’ai pris l’art sérieusement". Elle réalisait par ailleurs de savoureux petits livres illustrés dans lesquels elle croquait, dès ses cinq ans, son quotidien ou les membres de sa famille.

Après, donc, une enfance sous le signe de la créativité, elle suit son instinct ("je me sentais destinée à des études artistiques") et s’inscrit, entre 2009 et 2012, à la School of visual arts de New York dont elle sortira diplômée. "Les études m’ont normalisée, conformée… mais c’était un peu le retour du weirdo club, nous faisions de l’art pour nous échapper du conformisme… c’est toujours ça l’idée".

Ses influences ? "Les gens !"

Trois ans plus tard et à l’occasion d’un voyage en France, elle fait la connaissance du Sébazacois Julien Bresson, qui partage aujourd’hui sa vie. "On explore la région !", se réjouit Sarah Butsavage, qui partage son temps entre sa retraite bucolique du moulin du Roualdesq, à Flavin, Toulouse… et les lieux où son travail l’appelle. Comme dernièrement à Banyuls-sur-Mer pour une résidence artistique dans la galerie du sculpteur Guillaume Bessoule.

La question de ses influences artistiques laisse quelques secondes perplexe la jeune américaine, qui commence par répondre : " Les gens !". Avant d’évoquer Matisse "pour ses intérieurs et ses fleurs", Picasso et "ses figures déconstruites", Basquiat pour "sa naïveté et son côté graphique"… voici en quelque sorte la formule secrète du travail de la peintre, sans oublier une bonne dose de couleurs et de talent.

Un virage artistique et féministe ?

Trois expositions sont programmées sur l’agenda de Sarah Butsavage : à l’Archipel à Toulouse au mois de décembre, à la chapelle Saint-Joseph, à Rodez, en janvier puis, à l’été 2020, dans une "vieille cave" de la région perpignanaise. L’occasion de vérifier si la jeune femme est réellement "en train de changer" un peu son style après avoir été marquée par le tableau Olympia de Manet. Un tableau "révolutionnaire" qui bouleverse la représentation de la femme, auparavant "soumise et idéalisée". "Je travaille beaucoup, je pense beaucoup à ça… la façon dont on voit les femmes dans la peinture", confie-t-elle… work in progress !

Contacts et informations sur www.sarahbutsavage.com
Xavier Buisson
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